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Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) : La crise financière mondiale et ses répercussions sur le Monde arabe

“La crise financière mondiale et ses répercussions sur le Monde arabe” est le thème de la conférence organisée hier par l’IDRI (Institut diplomatique et des relations internationales) à Djenane el Mithak

PUBLIE LE : 22-03-2011 | 21:20
D.R

“La crise financière mondiale et ses répercussions sur le Monde arabe” est le thème de la conférence organisée hier par l’IDRI (Institut diplomatique et des relations internationales) à Djenane el Mithak, la conférence ayant été animée par le Dr Djassem el Menaï, D.G./président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe. Evoquant les principales causes de la crise économique et financière, le Dr Djassem citera la culture du tout libéralisme qui a régné sous le mandat de Reagan et de Mme Tatcher. Il y a également l’apparition des produits dérivés. Ceci étant une des causes principales, ce sont les subprimes, cette pratique qui consiste à accorder des crédits à tort et à travers sachant que ces crédits ne pourront pas être remboursés. Dans l’esprit des banquiers, le prix des biens immobiliers ne peut être inférieur au montant du crédit, une erreur d’appréciation puisqu’il y a eu effondrement des prix des maisons acquises à crédit.
Une autre cause de la crise, c’est le fait d’avoir séparé le contrôle financier de la politique monétaire selon le modèle britannique. Or, on sait que cette séparation n’est pas possible. Autre facteur qui a eu son influence, c’est la priorité donnée par les banques à l’offre de liquidités au détriment des garanties. Une des leçons de la crise c’est que tout le monde a fini par reconnaître l’incapacité du marché à réguler les rapports économiques. La nécessité du contrôle et de l’intervention de l’Etat ont été admis, et plus personne ne croit en la théorie de la main invisible. Evoquant les conséquences de la crise, le Dr Djassem a relevé la baisse du taux de croissance, la dimunition des échanges commerciaux et des mouvements des capitaux. 
On note, également, une baisse sensible des IDE (Investissement directs étrangers) et une forte chute des envois des travailleurs à l’étranger avec les graves conséquences qui en résultent pour les pays touchés.  Les pays développés ont été plus affectés comparativement aux pays en développement. Les pays émergents  (Chine, Inde, Brésil...) n’ont pas été affectés outre mesure. La crise ayant été passagère pour eux. Dans ces pays, la reprise économique a été rapide. 
S’agissant des pays arabes, l’impact de la crise s’est fait sentir de façon inégale.  Les pays restés à l’écart du marché international ont été moins touchés. Cependant, les retombées de la crise se font encore sentir dans les pays arabes. La crise a imposé aussi un certain nombre de révisions, notera le Dr Djassem. C’est ainsi que la révision des théories sur l’économie de marché est devenue évidente partout. On en est venu aussi à modifier l’équilibre des forces. Les pays développés ont fini par admettre, le droit des pays en développement d’avoir plus de poids concernant le pouvoir de décision au sein du conseil d’administration de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), une revendication devenue aujourd’hui réalité, a relevé le conférencier.

M. BRAHIM

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