mercredi 23 aot 2017 03:31:48

Conjoncture : Pas de droit à l’erreur

Accéder au statut de producteur et d’exportateur de biens transformés, tel est l’objectif préconisé dans l’agenda de la nouvelle vision industrielle du pays.

PUBLIE LE : 11-01-2017 | 0:00
D.R

Accéder au statut de producteur et d’exportateur de biens transformés, tel est l’objectif préconisé dans l’agenda de la nouvelle vision industrielle du pays. Il s’agit d’identifier l’ensemble des secteurs renfermant des gisements à fort potentiel de croissance et susceptibles d’être des leviers pour la relance de la croissance du pays. En fait, cette tendance, qui fait que la performance du commerce extérieur demeure liée à la hausse des exportations des hydrocarbures, doit impérativement être inversée. Dans cette optique, l’intelligence économique, qui doit désormais guider la démarche et les objectifs de développement de l’Algérie, ne pourra être efficiente que si elle est accompagnée des éléments requis, à savoir l’innovation et le transfert technologique, le management, la formation et la mise à niveau des instruments d’accompagnement, à savoir l’entreprise et le cadre juridique. Ce processus, qui est un moyen de développement de stratégies, tel que défini par les experts, est par conséquent indispensable pour la mise en route du plan d’action du gouvernement et, en particulier, en ce concerne le secteur de l’industrie, de par ses spécificités techniques, car exigeant un concours de l’expertise internationale. Des préalables requis au titre de l’intégration des filières stratégiques, de diversification des activités industrielles et de performance de la production nationale, dans sa globalité. Si, pour les besoins internes, la question se pose en termes d’optimisation de la part de la valeur ajoutée des filières compétitives et à rendement sûr, à l’international, la problématique est appréhendée autrement, dès lors qu’il s’agit de se positionner sur la chaîne des valeurs de l’économie mondiale. L’Algérie aspire à reconquérir ses parts de marchés, en particulier dans le domaine minier qui offre de grandes perspectives à l’export. Par conséquent, le ministre de l’Industrie et des Mines l’a bien souligné : «On n’a plus droit à l’erreur.» Le secteur de l’industrie, qui est entré de plain-pied dans une phase cruciale de son parcours, est désormais assigné au devoir de performance pour  faire valoir le potentiel national sur des marchés régis par la concurrence et les normes les plus rigoureuses. Sur ce plan, les défis sont multiples, d’autant plus qu’il est question de refaire l’ingénierie de notre économie pour aller vers un développement durable et en conformité avec l’objectif de statut de pays émergent d’ici 2030. Il y a lieu d’admettre que la crise financière que traverse le pays a grandement contribué à une prise de conscience au sein du gouvernement  quant à la nécessité de changer de cap. «Sur cette base, l’Algérie se donne une nouvelle ambition minière» censée «contribuer à assurer l’émergence d’industries structurées et à la diversification des sources de revenus du pays jusqu’à devenir un substitut pérenne aux recettes du pétrole». Le vaste chantier de réformes, juridiques et institutionnelles, lancé par le ministre de l’Industrie et des Mines, témoigne, en fait, de cette détermination à restituer à l’Algérie la place qui lui sied sur le marché minier mondial, mais aussi à mettre en place les moyens d’enclencher le processus de transition économique.
D. Akila

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