mercredi 18 janvier 2017 06:56:39

Célébration de yennayer : Implication de plusieurs ministères

L’amazigh enseigné dans 32 wilayas, avec 750 postes budgétaires

PUBLIE LE : 10-01-2017 | 0:00
D.R

S’exprimant lors d’une rencontre organisée au Centre international de presse, M. Si El-Hachemi Assad a plaidé pour inscrire Yennayer comme fête légale. «Ce  sera une valeur ajoutée aux efforts consentis», a-t-il soutenu. M. Assad a révélé également que le HCA s'apprête, cette année, à célébrer le nouvel an 2967, à travers l’ensemble du territoire national, avec l’implication de plusieurs secteurs ministériels. Il faut dire que le programme des festivités est riche et varié.

Le coup d’envoi sera donné demain à 14h30,  au siège de l’Unité nationale de la Protection civile de Dar El Beida, Alger et devra se poursuivre jusqu’au 16 janvier. Une semaine durant, des caravanes culturelles sillonneront une dizaine de villes, elles se dirigeront le 11 janvier vers Béni Snous à Tlemcen, Touggourt, Batna, Guelma, Béjaïa, Sétif et Tissemsilt où des programme de célébration sont prévus jusqu'au 16 janvier en partenariat  avec les collectivités locales, les centres culturels et le mouvement associatif, a-t-on appris.
Le SG du HCA a annoncé  la tenue prochaine de plusieurs conférences, représentations musicales, expositions et un petit salon du livre, le programme de ces célébrations  impliquant cette année, nombre de secteurs, notamment ceux de «la Culture, de l'Education nationale et de la Jeunesse et des ports, en plus des Collectivités locales et de la Protection civile». Pour Si El Hachemi  Assad, cette large  mobilisation dénote d'un «réveil identitaire  du citoyen algérien qui s'est réconcilié avec son histoire». Le lancement des célébrations est prévu donc à Alger avec des expositions de livres, d'artisanat et d'art culinaire, des spectacles musicaux, en plus d'une rencontre autour des connaissances historiques sur la célébration de  Yennayer et d'une parade des éléments de la protection civile. A cette même occasion, un cours sur la fête de Yennayer sera dispensé au niveau des écoles. Il est à noter qu’un «festival Yennayer» prévoyant notamment des rencontres thématiques, des représentations artistiques et  des cours de tamazight ainsi que des expositions auront lieu du 10 au 14 janvier à Oran. Autre remarque importante , «il sera procédé le 11 janvier à la signature d'une convention de partenariat avec Algérie Poste pour l'utilisation de tamazight  dans cette entreprise et l'émission de timbres postaux en tamazight.
La rencontre a constitué également une halte observée, comme de tradition, à l’occasion de chaque nouvel an, pour faire le bilan de 2016 et présenter le programme de 2017. Il faut dire que le HCA a enregistré, lors de l’année écoulée, de nombreuses évolutions, aux premier rang desquelles figure  «l’inscription de tamazight au rang de langue nationale et officielle dans la nouvelle constitution amendée en février dernier», a souligné M. Si El Hachemi Assad. Cette évolution sera enrichie par la création prévue d’un centre national en langue et culture amazighes à Bejaia et la mise en place des premiers jalons d’une académie de langue amazighe. Poursuivant son propos, il fera remarquer que «d’autres acquis» sont à inscrire au bilan du HCA ayant réalisé son plan de charge par la célébration de Yennayer 2966 et grâce au départ des caravanes vers l’Algérie profonde à partir du palais de la culture Moufdi Zakaria. L’année dernière a aussi été caractérisée, rappelle le SG du HCA, par l’organisation de journées d’étude et de colloques scientifiques, de même qu’elle aura permis «d’élaborer le mémorandum du HCA qui a, à cœur d’auréoler le Yennayer en vue de débattre les procédés de valorisation et de classification de ce patrimoine immatériel. Le HCA s’est intéressé, d’autre part,  à la journée internationale des langues maternelles coïncidant avec le 21 février de chaque année en rencontrant des habitants d’îlots amazighophones de Beni-Snous à l’ouest.
D’autres nouveautés ont émergé en 2016, puisque l’enseignement de la langue amazighe a été suivi par la nécessité d’entamer la confection de dictionnaires amazighs afin de satisfaire aux conditions entourant la rencontre scientifique tenue à l’université de Béjaia avec l’apport du laboratoire d’aménagement et d’enseignement de la langue amazighe de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. S’attardant sur le bilan de l’année 2016, M. Assad qualifie l’année écoulée d’étape de «valorisation d’anciens écrits amazighs et de réhabilitation des figures de la littérature en tamazight.

L’amazigh enseigné dans 32 wilayas, avec
750 postes budgétaires

En ce qui concerne l’enseignement, le HCA a accompagné l’effort du ministère de l’Education nationale dans la stratégie de généralisation graduelle, conformément au protocole paraphé entre les deux institutions en février 2015. Le bilan fait état que la langue tamazight a été enseignée durant l’année scolaire 2015-2016, dans pas moins de 32 wilayas. «Pour une première évaluation le SG du HCA a rencontré les acteurs de ce nouvel élan donné à cet enseignement, y compris à travers les cours d’alphabétisation pour adultes dans neuf wilayas.
En collaboration avec l’association Iqraa et l’Office national d’alphabétisation, pas moins 350 apprenants ont bénéficié d’une initiation à l’écrit de tamazight.
Concernant le programme 2017, l’on fait part notamment de la commémoration du centenaire de la naissance de l'écrivain, anthropologue et linguiste Mouloud Mammeri (1917-1989) avec, entre autres, la réédition et la traduction vers le Tamazight de ses œuvres, des colloques et un festival dédié à l'Ahalil à Timimoun.  
L’année 2017 sera aussi «l'année de la formation continue» des enseignants de Tamazight, des greffiers de justice et des journalistes exerçant en Tamazight, a souligné l’orateur qui met en relief également la participation à «l'amazighisation de l'environnement» par l'usage de concept signalétiques proposés par le HCA. Dans une première étape, Béjaïa a été choisie comme wilaya-pilote de ce projet.
Le SG du HCA a aussi signalé la «finalisation prochaine du projet de  Centre national de recherche en langue et culture Amazighes à Béjaïa» et un «travail avec les différents secteurs» pour finaliser les textes juridiques  afin d'assoir l'académie de la langue amazigh annoncée en 2016.
Soraya Guemmouri

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Tizi Ouzou
Hommage à trois poètes

L’œuvre poétique du barde de l’errance, cheikh Mohand Oumhend, sera publiée dans un livre qu’éditera à son compte l’association algérienne de la littérature populaire, a annoncé hier à Tizi-Ouzou le président de cette association, Toufik Ouamane, à l’ouverture du premier colloque national sur la poésie populaire amazighe à la maison de la culture Mouloud-Mammeri à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh, Yennayer 2967.
S’exprimant à l’ouverture de ce colloque dédié à cheikh Mohand Oumhend, Cheikh Mohand Oulhocine et Mohand Oukaci, le président de l’association a fait part de sa disposition à rassembler tous les poèmes de l’aède populaire qui a sillonné l’ensemble des régions du pays en déclamant ses poèmes. Toufik Ouamane a mis en exergue l’importance du legs laissé par les trois bardes, particulièrement le poète de l’errance que fut cheikh Mohand Oumhend dont les poèmes sont transformés en maximes eu égard à leur sens élevés de sagesse, de finesse et de discernement. Le coup d’envoi des travaux ce premier colloque organisé par la direction locale de  la culture, en collaboration avec l’université Mouloud Mammeri, a été donné par le wali  en présence de la directrice de la culture, Nabila Goumeziane, du recteur de l’UMMTO, Ahmed Tessa, ainsi qu’une foule nombreuse de poètes, artistes et des citoyens venus visiter l’exposition d’objets artisanaux de Yennayer qui se tient à la maison de la culture Mouloud-Mammeri. Le wali a insisté lors de son allocution d’ouverture sur l’importance de telles manifestations permettant de sortir de l’oubli ces géants de la poésie populaire amazighe dont l’oeuvre a résisté à l’usure du temps. Il a également souligné que la poésie a été aussi une forme de résistance qui a marqué le peuple algérien contre la colonisation.
Mme Nabila Goumeziane, directrice de la culture, a pour sa part indiqué que la programmation d’un colloque inaugural est une initiative symbolique qui nous renvoie à ce repère ancestral chargé de présages, précisant que «la consécration de tamazight comme langue nationale et officielle grâce à la volonté et à l’engagement du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est un signe fort du renforcement et de la consolidation identitaire et culturelle nationale». «Yennayer, cette coutume séculaire, qui a résisté des siècles est fêtée à travers tout le territoire national dans la joie, la convivialité et la solidarité. Elle donne lieu à des festivités diverses et multiples», a-t-elle enchainé, rappelant le programme riche et varié sous le thème : «Yennayer, un référent ancestral national de partage et de communion». Le recteur de l’UMMTO, Ahmed Tessa, a de son côté, a exprimé la disponibilité de l’université à accompagner toutes les initiatives visant la promotion de notre identité nationale. Dans le cadre de cette célébration, le public sera égayé par les activités scientifiques et artistiques (conférences, théâtre, cinéma, spectacles artistiques) au niveau de tous les établissements du secteur ainsi que les localités de la wilaya.
Bel. Adrar

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Bouira
Dernières retouches

Les habitants du village d’Ilyiten, perché sur les hauteurs du Djurdjura et qui relève de la commune de Saharidj, (Est de Bouira), travaillent d’arrache-pied depuis déjà une semaine pour célébrer le nouvel an berbère avec au menu un riche programme culturel, a-t-on appris des organisateurs dimanche. «Nous sommes en train de faire les dernières retouches pour organiser une série d’activités culturelles et artistiques à l’occasion de la célébration du nouvel an berbère, dont la fête aura lieu à Ilyiten le 14 du mois en cours en présence des autorités locales de la wilaya», a expliqué Bouzid Merzouk, membre du comité des sages d’Ilyiten, organisateur de l’événement. C’est pour la première fois que cette localité montagneuse organise cet événement malgré le peu de moyen dont dispose le village et la commune de Saharidj. Les organisateurs préparent un programme culturel et artistique ainsi que des expositions et une visite guidée des sites archéologiques de ce village connu pour être le fief de la résistance pendant la guerre de libération nationale. Une conférence sur la célébration de Yennayer ainsi qu’un concours du meilleur plat culinaire traditionnel marqueront également le jour de cette fête qui sera rehaussée par la présence du wali Mouloud Chérifi, ainsi que d'autres responsables de la wilaya, a indiqué M. Merzouk. A cette occasion, le premier responsable de la wilaya M. Chérifi devra avoir une rencontre avec les notables de la région pour débattre de quelques problèmes auxquels fait face ce village, selon le programme établi. Dimanche matin, des groupes de jeunes s’activaient pour réussir cet événement, dont certains étaient chargés de créer des espaces pour une exposition qui sera dédiée à l'habit traditionnel (robe kabyle), aux bijoux traditionnels, à la tapisserie locale, ainsi qu’aux mets traditionnels. Dans une ambiance festive, d’autres habitants du village, des jeunes notamment, s'affairaient à installer, entre autres, l’estrade et à créer tout un périmètre qui sera réservé à la chorale des jeunes filles du village. «Nous avons presque terminé les travaux, il ne nous reste que quelques retouches pour pouvoir accueillir cet événement que nous organisons pour la première fois», a souligné M. Merzouk. (APS)

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Boumerdès
Festivités non-stop

Un riche programme d’activités culturelles,  artistiques et culturelles multiples a été concocté, dans la wilaya de Boumerdès, pour célébrer, à partir de mardi prochain et durant toute une semaine, le Nouvel an Amazigh 2967, a-t-on appris, dimanche, du directeur de la culture de la wilaya. Les festivités, qui seront abritées respectivement au niveau de la maison de la culture Rachid Mimouni, du Centre culturel islamique et du village Tyzza de la commune d’Aumale, engloberont principalement des expositions mettant en exergue le patrimoine culturel Amazigh, son artisanat séculaire (poterie, habits traditionnels) et sa gastronomie populaire, a indiqué à l’Aps Djamel Eddine Foughali.   
Des soirées poétiques d’expression amazigh, des rencontres littéraires, et des conférences thématiques axées notamment sur le logement traditionnel Amazigh dans la région des Aurès et les traditions et us de Yennayer sont au programme outre la projection de documentaires. Selon M. Foughali, un programme festif spécial sera, aussi organisé par le village Tyzza représenté, entre autres, par des expositions de toiles mettant en exergue des scènes de la vie quotidienne en Kabylie, ainsi que de la vie rurale, présentées, respectivement, par les artistes Tamani Achour et Louisa  Amrani.  
Des expositions artisanales de poterie, de bois sculpté, d’instruments musicaux, de la place principale du village. Des conférences seront animées au même village, par les Drs Said Bouizghi et Belkacem Babassi de l’université de Tizi-Ouzou. Les enfants n’ont pas été laissés en reste au titre de ces festivités, puisque un programme spécial leur a été destiné, fait de contes en tamazight, un concours et de représentations théâtrales. (APS)

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