dimanche 26 mars 2017 04:26:46

Nouvelles des Bibans, Un marché de bétail en face de la bibliothèque : Les curiosités du développement

La route d’El Anasser, à la sortie sud-est de la ville, symbolise la problématique du développement de cette dernière.

PUBLIE LE : 04-01-2017 | 0:00
D.R

Page animée par Fouad Daoud

La route d’El Anasser, à la sortie sud-est de la ville, symbolise la problématique du développement de cette dernière.

Cette cité, affublée du titre de capitale de l’électronique avec ce que cela suppose comme modernité, organisation et confort, se cherche justement une voie entre ces notions et celle de ruralité qui lui colle à la peau, puisqu’elle était également le ‘‘pays’’ du blé.
Bordj Bou-Arréridj, qui compte actuellement une vingtaine d’unités spécialisés dans l’industrie électronique, était connue pour la qualité de ses céréales. Elle formait avec la wilaya de Sétif le ‘‘grenier de Rome’’ si réputé.
Son élevage était aussi prisé. Ce n’est pas pour rien que la commune voisine d’El Achir a acquis un label en la matière.
La viande de la région était réputée pour sa saveur. Ce n’est pas pour rien non plus qu’un marché de bétail a été créé à la sortie de la ville en allant vers El Anasser.
Ce marché hebdomadaire est pris d’assaut chaque mardi par les maquignons de la région et même d’ailleurs.
L’activité importante qui se déroule dans l’espace réservé à cet effet commence avant d’y entrer. Il ne faut pas être devin pour savoir que du bétail est vendu sur ces lieux.
Avec les camions stationnés le long de la route, les bottes de foin exposées et les tenues des maquignons, on se croirait dans un village. Le marché de gros des fruits et légumes, à côté, contribue à renforcer cette image. L’ambiance est marquée par le marchandage, les restes de terre et les cageots qui jonchent le sol. On n’est pas loin du siège de la CCLS qui rappelle l’activité agricole. Avec la spécialité de la coopérative qui est le soutien de la branche des céréales avec les engrais, les semences et les moissonneuses-batteuses, la boucle est bouclée pour cette activité. Les principales branches du secteur, à savoir l’élevage, les agrumes et la céréaliculture sont présentes.
Mais il suffit de traverser la route pour que l’on soit transporté dans un autre secteur, voire un autre monde.
En plus de la gare routière nous avons le centre d’informations touristiques, la maison de l’environnement, le centre des technologies les plus propres et l’annexe de la Bibliothèque nationale.
Avec ces activités modernes et douces, le public qui passe par ce coté de la route ne peut être que différent. Si pour ce dernier, il s’agit d’intellectuels, de jeunes, de femmes et de personnes raffinées en général, pour l’autre il faut compter avec les commerçants, les éleveurs et les camionneurs, même s’il se peut que dans ce public on trouve des personnes intéressées par la culture, le tourisme et l’environnement. Mais il n’y a pas que pour la fréquentation que l’image du côté droit est antagoniste à celle de gauche.
L’architecture est également d’une autre genre. Si les structures agricoles sont plates et même simples, celles des autres secteurs attirent l’attention par leur caractère futuriste et recherché.
Leurs concepteurs ont assuré à ces structures un caractère plaisant, même si elles ne manquent pas d’originalité, comme c’est le cas pour le centre d’informations touristiques et la maison de l’artisanat.

Le marché du bétail en face de la bibliothèque !

Notons que les constructions qui sont terminées, pour la plupart, font partie d’un ensemble immobilier des plus riches avec également une école paramédicale et des logements promotionnels, même si ces derniers sont plus proches de la RN 5.
De l’autre côté, ce sont un centre de formation professionnelle et une usine de remplissage de bouteilles de gaz butane qui sont implantés.
Cette contradiction s’affirme à mesure que nous longeons la route en quittant la ville de Bordj Bou-Arréridj.
En effet deux images s’affrontent, d’un côté l’université avec ses deux pôles spécialisés et de l’autre des champs de blé à perte de vue.
Quand nous arrivons à El Anasser, qui était un village agricole par excellence, ce sont les citernes qui nous accueillent. Le village qui est devenu une ville universitaire avec ses instituts, ses cités pour les étudiants et ses bâtiments a changé d’activité et de nature.
Le commerce s’est imposé ainsi que l’industrie puisqu’El Anasser compte également une usine de câbles et de lampes.
Mais l’agriculture qui faisait la force de la localité a disparu du décor. La cité qui s’appelait autrefois Galbois des roses est devenue celle des citernes, autant dire qu’elle n’a pas gagné au change. Tout comme Bordj Bou-Arréridj vit, elle aussi, des contradictions qui ne manquent pas de frustrer les habitants. Notons que les changements sont continus pour l’une comme pour l’autre. Les autorités locales sont conscientes des effets négatifs de l’implantation du marché de bétail en face de structures culturelles et touristiques qui devront assurer l’animation de la ville et inscrit un  projet pour son transfert. Un terrain situé dans la localité de Boumergued a été affecté pour l’opération et une somme de 30 milliards de centimes a été dégagée pour son financement.
Avec cette décision les autorités qui vont profiter d’une nouvelle assiette pour implanter de nouveaux projets, vont opérer un changement qui devra conforter la récente tendance de la ville. La route qui mène vers l’université ne peut supporter que des structures alliant recherche et modernité.

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Apiculture
Un goût d’amertume
Même si elle n'est pas parmi les plus connues dans ce domaine, la wilaya de Bordj Bou-Arréridj produit annuellement plus de 70 quintaux  de miel. Mais la wilaya qui compte 48.270 ruches dispose d'une surface importante de forêts, ce qui lui donne des perspectives intéressantes dans ce domaine, d'autant que la variété de la nature qui la caractérise peut assurer une production très riche. Les professionnels du secteur reconnaissent que les services concernés, plus particulièrement ceux des forêts, ont accordé une aide importante à la filière. Mais ils se plaignent de plusieurs contraintes. Parmi les problèmes exposés par les apiculteurs de la région, notons la concurrence des importations, le manque de formation et surtout les espaces d'exposition, ce qui empêche l’activité de donner les résultats attendus.
« Nous pouvons même exporter notre produit qui dispose de valeurs nutritives certaines », ont déclaré certains apiculteurs que nous avons rencontrés qui ont évoqué également la nécessité de l’organisation de la profession.
Même s'ils ont apprécié l'organisation de la foire du miel, une fois par an dans la wilaya, les professionnels du secteur souhaitent la création d'un cadre pour la promotion de la filière.
Pour rappel, c’est la commune de Hasnaoua située au nord de la wilaya qui a contribué le plus à la production enregistrée avec 54 quintaux. Elle est suivie par Bordj Zemmoura et El Maien toujours au nord. Ce qui est normal puisqu'elles disposent de la majorité des ruches. Elles comptent également un vivier naturel adéquat pour l'alimentation des abeilles.

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Université Bachir Ibrahimi
Renforcement de l’encadrement
Le recteur de l’université Bachir Ibrahimi de Bordj Bou-Arréridj, qui a noté que l’encadrement pédagogique de la structure est en dessous des normes, a annoncé cette semaine l’ouverture de 50 postes budgétaires pour le renforcement des capacités de l’université dans ce domaine. Il a précisé que l’opération qui va être lancée prochainement est au stade des procédures administratives.
Le recteur qui a regretté également la faiblesse du niveau de cet encadrement avec le manque flagrant de maîtres de conférences, même s’il a indiqué que la couverture diffère d’une faculté à une autre, a rappelé les efforts consentis pour assurer la stabilité des enseignants.
Il a évoqué dans ce cadre l’attribution de 50 logements pour ces derniers. L’opération, qui a été menée avec les représentants des enseignants, s’est déroulée sans incidents, a-t-il rappelé. Le professeur Benaiche a annoncé également la distribution de 50 autres logements la semaine prochaine. Ce qui est de nature à améliorer les conditions sociales du personnel a conclu le recteur de l’université de Bordj Bou-Arréridj.*

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Ouled Rached
La 4G arrive
Les habitants du village de Ouled Rached, situé au nord de la wilaya, ont bénéficié cette semaine de la mise en service d’une station de la 4G. Cette mise en service fait partie d’un programme arrêté par le direction locale d’Algérie Télécom pour raccorder les régions et les habitats épars qui ne peuvent pas être raccordés au réseau téléphonique par le service de l’internet à haut débit.
Elle a touché également les villages environnants d’Ouled Rached comme Chouf Erranib, Ouled Kassem et Sidi Saleh, à l’exception de certaines maisons dont la couverture est bloquée par des barrages naturels eu égard au relief difficile de la région. Cette réalisation a été appréciée par les habitants de ce village qui dépend de la commune de Djaafra. Les jeunes, les étudiants et même les femmes au foyer peuvent avoir accès au monde extérieur grace à cet acquis.
Ce qui devra permettre de mettre fin à l’isolement de la localité connue pour son relief difficile.
Les responsables d’Algérie Télécom indiquent que les efforts de cette dernière se poursuivent pour généraliser ce service à tous les villages de la wilaya traduisant ainsi dans les faits le principe de l’internet pour tous.

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Ain Tassera
Le train ne siffle toujours pas
Malgré la construction d’une gare de chemin de fer dans la commune de Ain Tassera située dans la dira de Ras El Oued, le train ne s’arrête toujours pas dans la localité.
Ce qui ne manque pas de frustrer les habitants qui réclament l’ouverture de ce moyen de transport pour la prise en charge des besoins des fonctionnaires et surtout des étudiants qui doivent se déplacer à El Anasser et même Sétif pour suivre leurs études. Ils ne comprennent pas pourquoi une structure qui a couté 7 milliards et demi n’est toujours pas exploitée.
Rappelons que le train qui a été mis en service durant l’été pour transporter les vacanciers des wilayas de Bordj Bou-Arréridj et Sétif vers Béjaia s’arrêtait bien à Ain Tassera. Ce qui prouve que la gare est fonctionnelle. Il suffit de l’étendre aux autres trains pour que le problème des habitants de la localité soit réglé.
 

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