jeudi 21 septembre 2017 00:28:51

L’immunothérapie : Un traitement déjà appliqué en Algérie

L’immunothérapie (dernier traitement anti-cancer mis au point) est introduite dans la liste des traitements anti-cancer appliqués en Algérie et les malades en bénéficient gratuitement, c’est ce qui a été annoncé lors d’une rencontre scientifique qui a regroupé tout récemment des experts algériens et étrangers le président de la Société algérienne d’oncologie médicale (SAOM) et le chef de service d’oncologie médicale au Centre Pierre et Marie Curie, le professeur Kamel Bouzid, qui a présenté une communication sur l’immunothérapie dans laquelle il a fait ressortir que l’immunothérapie offre une option thérapeutique efficace et économique pour les malades souffrant de cancer.

PUBLIE LE : 04-01-2017 | 0:00
D.R

L’immunothérapie (dernier traitement anti-cancer mis au point) est introduite dans la liste des traitements anti-cancer appliqués en Algérie et les malades en bénéficient gratuitement, c’est ce qui a été annoncé lors d’une rencontre scientifique qui a regroupé tout récemment des experts algériens et étrangers le président de la Société algérienne d’oncologie médicale (SAOM) et le chef de service d’oncologie médicale au Centre Pierre et Marie Curie, le professeur Kamel Bouzid, qui  a présenté une communication sur l’immunothérapie dans laquelle il a fait ressortir que l’immunothérapie offre une option thérapeutique efficace et économique pour les malades souffrant de cancer.
L’Algérie recourt à cette approche thérapeutique qui est considérée de plus en plus comme « une sacrée révolution dans le traitement de nombreuses maladies, particulièrement les cancers, pour la simple raison qu'elle agit sur le système immunitaire pour l'amener à lutter contre les corps étrangers et surtout dangereux pour l'organisme ». Il est également indiqué que « c'est de cette vision de la pathologie la plus insidieuse du XXIe siècle que l'immunothérapie est apparue comme une potentielle solution thérapeutique. » Le Pr. Bouzid a déclaré que « son efficacité est prouvée pour de nombreux types de cancers, tels que celui du poumon qui représente aussi bien en Algérie que de par le monde, l'une des incidences les plus élevées. »
Par ailleurs, le principe de la médecine personnalisée est plus que jamais d'actualité avec l'immunothérapie grâce aux tests d'éligibilité au traitement avant toute décision thérapeutique. A noter que l'immunothérapie est considérée comme un espoir contre les cancers. On se souvient qu'au mois de février de l'année dernière, des oncologues annonçaient une introduction prochaine de l'immunothérapie en Algérie.
Trois mois après, en marge des travaux du Congrès d'oncologie, les praticiens spécialistes dans les cancers, à leur tête le professeur Bouzid, président de la Société algérienne d'oncologie médicale, ont révélé que le traitement était déjà appliqué dans le pays. « Ce n'est certainement pas à titre expérimental. L’immunothérapie est introduite, en Algérie, selon les indications et les AMM (autorisations de mise sur le marché, ndlr) européennes et américaines. En juillet, cinq patients, atteints de cancer, ont été mis sous immunothérapie », a indiqué le Pr. Bouzid.
Actuellement, selon lui, l'immunothérapie est un complément aux autres techniques de traitement des cancers (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie anticancéreuse, thérapies ciblées). Les essais cliniques, en cours, détermineront sa place, dans l'arsenal thérapeutique visant à guérir, où à chroniciser le cancer.
Concernant le coût de l'immunothérapie et si l'Algérie possède les moyens de sa politique, en ces temps de crise économique, le président du SAOM, a répondu que « l'immunothérapie est coûteuse, comme toutes les thérapies innovantes. Le coût unitaire des médicaments utilisés va de 5.000 à 20.000 euros. L'Algérie peut s'impliquer dans ces thérapeutiques, en s’engageant, d'une part, dans les essais cliniques d'enregistrement et d'autre part, en optimisant les moyens mis en œuvre, à ce jour. » Pour ce qui est des effets secondaires de l'immunothérapie, le Pr. Bouzid a tenu à préciser que ces derniers « sont différents de ceux connus avec les chimiothérapies et les thérapies ciblées. Parmi ces effets secondaires, les réactions auto-immunes immédiates et tardives et la résurgence de la tuberculose. Les prescripteurs et les patients, qui reçoivent ce type de traitement, doivent être particulièrement vigilants, de ce point de vue », a-t-il répondu.
Wassila Benhamed

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions