jeudi 19 septembre 2019 07:11:55

300 millions de personnes atteintes du diabète dans le monde, dont 143 millions de femmes

Représentants d’institutions publiques et spécialistes, invités de l’Observatoire algérien de la femme et des laboratoires Novo Nordisk, à la journée sur le Diabète au féminin, organisée en coordination avec El Moudjahid

PUBLIE LE : 21-03-2011 | 20:18
D.R

D’éminents spécialistes étaient présents, hier, au Centre de presse d’El Moudjahid, dans le cadre d’une rencontre-débat organisée par l’Observatoire algérien de la femme et les laboratoires Novo Nordisk, en collaboration avec El Moudjahid.

Sensibiliser et informer
Mme Djafri Chaïa, présidente de l’Observatoire a situé dans son intervention les enjeux de la rencontre axée sur le diabète au féminin, qui entre dans le cadre d’une campagne qui a pour but de sensibiliser la population algérienne sur les problèmes liés au quotidien.
Il y a une campagne internationale inscrite sur le thème “changeons le diabète” qui vise à une meilleure prise en charge du diabète, la prévention et les complications éventuelles. La rencontre d’hier, selon la responsable de l’Observatoire, vise à promouvoir le rôle des femmes dans la prévention du diabète par des activités d’éducation, de sensibilisation et de prévention à travers le territoire national. La manifestation d’hier a constitué un forum de discussion autour des problèmes psychosociaux liés au diabète chez la femme en Algérie et du rôle possible de celle-ci dans la prévention de cette maladie.
Experts nationaux représentants du ministère de la Santé, représentants d’associations de diabétiques, sages-femmes, témoignages de femmes diabétiques, ont constitué la trame de cette journée.

Un lourd fardeau
Le diabète, a-t-il été noté, et le diabète chez la femme notamment, constitue l’un des fardeaux le plus lourd des maladies non transmissibles aujourd’hui. On compte 143 millions de femmes vivant avec un diabète dans le monde (pour 147 millions d’hommes). D’ici 2030, ce chiffre  devrait atteindre les 222 millions (216 millions pour les hommes). Le diabète est la septième cause de mortalité des femmes dans le monde. En Algérie 4,6% des femmes meurent de diabète (2,8% chez les hommes selon l’OMS, chiffres de 2004).

5 à 10 millions de grossesses laissent apparaître un diabète sur 210 millions
Chaque année, sur environ 210 millions de grossesses dans le monde, 5 à 10 millions d’entre-elles s’accompagnent de l’apparition d’un diabète appelé diabète gestationnel, source de complications maternelles, fœtales, prénatales et de risques accrus de diabète et de syndrome métabolique chez la mère et l’enfant L’Observatoire algérien de la femme en collaboration avec les laboratoires Novo Nordisk Algérie ont donc souhaité lancer un nouveau programme consacrant le rôle clef des femmes dans la prévention du diabète en Algérie et le développement des générations futures dans notre pays.

La femme, clé du changement
Les femmes constituent donc des éléments clés du changement pour prévenir le diabète. En tant que gardiennes des habitudes alimentaires et de la vie des ménages, les femmes ont la possibilité de promouvoir la promotion au sein de leur foyer et même au-delà.
La campagne, en cours, a donc pour objectif d’informer et d’éduquer les femmes, selon les règles d’hygiène de vie les plus à même de prévenir le diabète et autres maladies non transmissibles. Il s’agit aussi d’encourager les femmes à sensibiliser au diabète, à ses facteurs de risques et ses moyens de le prévenir, telles ont été les conclusions tirés par les représentants du ministère de la Santé, ceux de l’Observatoire et autres experts qui sont intervenus sur la question, hier, au centre de presse d’El Moudjahid.

Le diabète gestationnel, objet de complication
Beaucoup a été dit par les experts sur le diabète gestationnel. C’est une partie importante d’ailleurs constatent ces mêmes experts du programme “diabète au féminin” chaque année a-t-il été noté, environ 350.000 femmes meurent de complications pendant la grossesse, apparaissant dans 2 à 5% des grossesses. Selon des critères définies par des organisations spécialisées, entre autres l’association internationale pour l’étude du diabète et de la grossesse, il y a un risque de multiplication par 2 à 3, de cette estimation.

Un risque élevé de morbidité et de mortalité maternelle
Le diabète dit gestationnel entraîne un risque élevé de morbidité et de mortalité maternelles (avortement spontané, naissance avant terme, césarienne) foetales et périnatales (faible taux de sucre à la naissance, luxation des épaules, problèmes respiratoires importants).
Les femmes ayant développé un diabète gestationnel ont un risque multiplié par sept de développer un diabète de type 2 dans les 10 ans qui suivent leur grossesse pathologique et un risque multiplié par 1,7 de développer une maladie cardiovasculaire. Les enfants nés de mère ayant développé un diabète gestationnel ont un risque multiplié par cinq de développer un diabète ou un pré-diabète avant de passer à l’âge adulte. Le risque d’obésité est multiplié par deux.
Les spécialistes sont tombés d’accord pour dire que la promotion d’une  grossesse saine aboutissant à un nouveau-né de poids normal, un diagnostic et une prise en charge précoce des grossesses à risque, sont ainsi autant d’éléments importants pour réduire la morbidité et la mortalité maternelle, fœtal et prénatale, ainsi que pour mieux prévenir le diabète et les autres maladies non transmissibles.

Prévention et dépistage précoce sont une nécessité
Ainsi le dépistage précoce du diabète pendant la grossesse représente une opportunité  unique, soulignent  les spécialistes pour éduquer les femmes sur leur propre santé, celle de leur bébé et leurs familles. Donner aux femmes, ajoutent ces mêmes spécialistes, les moyens de contrôler leur propre santé et un outil favorisant leur autonomie d’action. L’intervention durant la grossesse et au début de la vie est une fenêtre d’opportunité unique pour contribuer à reverser le cours, s’agissant de l’épidémie de diabète.
Une maladie en augmentation courante
La prévalence du diabète augmente à un rythme alarmant, en effet, dans le monde entier et est déjà classé par l’OMS comme une pandémie mondiale. Aujourd’hui le diabète touche plus de 300 millions de personnes, soit près de 4,5% de la population mondiale. On compte 300 millions également de prédiabétiques. Le nombre de personnes vivant avec le diabète devrait augmenter à 500 millions, en moins de 20 ans, si aucune mesure n’est prise.

Une menace pour les OMD
Le diabète menace également la réalisation des OMD (Objectifs du millénaire) dans leurs segments les plus vulnérables, les femmes et les enfants. L’Organisation mondiale de la santé estime que 70% des décès prématurés chez les adultes sont en grande partie dus à des comportements initiés pendant l’adolescence (disparités entre les sexes), absence d’éducation physique, etc.). Il est estimé par les experts de l’OMS que la promotion de l’exercice physique chez les 600 millions d’adolescentes des pays en voie de développement doit être une priorité dans la prévention du diabète. L’inégalité des gènes affecte, selon les experts, de nombreux aspects de la vie et il est devenu crucial, estiment-ils, de s’y attaquer pour garantir la prévention et le contrôle de l’épidémie mondiale du diabète.
T. M. A.

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