lundi 11 dcembre 2017 03:06:30

Signature prochaine de contrats d’exploitation de plus de 150 puits : maximiser les performances

L’accord de Vienne de l’OPEP sera respecté

PUBLIE LE : 28-12-2016 | 0:00
D.R

 De notre envoyé spécial: Karim Aoudia

Le groupe Sonatrach s’attend à une augmentation consistante de sa production pétrolière, de l’ordre de 15%, à partir de 2019. Une hausse qui sera conséquente par  la mise en exploitation de plus de 150 nouveaux puits découverts dans la périphérie nord et sud du bassin de Hassi Messaoud (Ouargla).

La compagnie a déjà reçu plusieurs offres pour l’exploitation de ces puits qui sont actuellement en phase d’évaluation technique, a indiqué Salah Mekmouche, le vice-président de l’entreprise chargée de l’activité exploration et production. La signature des contrats interviendra au premier trimestre de 2017, a encore indiqué le même responsable, lors d’une visite d’inspection effectuée, durant deux jours, au niveau de plusieurs projets et infrastructures de Sonatrach, à Hassi Messaoud et Illizi. «Effectivement, la phase d’exploitation de quantités dépassant les 150 puits permettra une augmentation substantielle de la production qui est autour de 15%», nous confirme M. Mekmouche. Il expliquera, dans une déclaration à El Moudjahid, la nouvelle stratégie de développement de la compagnie Sonatrach  qui tient compte nécessairement de la baisse de moitié des recettes  d’hydrocarbures provoquée par la chute du prix du pétrole. Une  stratégie ayant essentiellement pour objectif de réduire au maximum les coûts de revient de ses nouveaux projets d’investissements, tout en dynamisant les capacités et les  performances de l’entreprise, fera savoir M. Mekmouche. La consécration de cette nouvelle orientation qui se fait déjà sentir sur le terrain inclut également l’impératif de développer au mieux le volet de la formation des effectifs de la compagnie, et ce dans  l’ensemble des spécialités et métiers pratiqués par le personnel de Sonatrach. C’est dans cette optique, d’ailleurs, que le déplacement  effectué par la délégation de la direction générale de Sonatrach, conduite par le vice-président M. Mekmouche, a inclus dans son   programme la visite de l’école de formation de la société ENTP, une filiale, la compagnie se trouvant à Hassi Messaoud. Ici, les résultats obtenus en matière de formation, dont le processus évolue, indique-t-on, en partenariat avec les deux universités d’Ouargla de Boumerdès spécialisées, l’une comme l’autre, dans les métiers pétroliers, sont satisfaisants à plus d’un titre. Ce sont, en effet,  quelque 1.968 employés de Sonatrach qui ont déjà  bénéficié d’une formation soutenue dans différentes spécialités, font savoir les responsables de ladite école de formation dont les propos ont été très vite confirmés par le PDG de l’ENTP, M. Brahim Hammoudi. «La durée de formation varie entre 8 et18 mois en fonction de la nature des métiers», indique-t-on.

Appareils de forage et systèmes EFP de nouveaux atouts  

L’ENTP et l’ENAFOR sont les deux filiales de Sonatrach  spécialisées dans l’activité de forage. Les deux entreprises disposent de 120 appareils de forage. Dans les détails, l’ENTP a en sa possession 66 appareils, en plus d’un autre qui se trouve actuellement en Libye, selon les précisions de son PDG, M. Hammoudi. Il précisera aussi que l’ensemble des pièces annexes à ces appareils sont fabriquées en  Algérie et les entreprises qui contribuent dans ce  domaine, telles que CR Metal, Gemain, GTP, Cabam et Poval, pour ne citer que celles-ci, assurent, dans ce cadre, un taux d’intégration national de  l’ordre de 30%. Pour sa  part, l’ENAFOR dispose de 52 appareils de forage dont 46 sont en activité et 6 autres en voie de démarrage, apprend, de son côté, le PDG de cette entreprise, M. Medjber Slimane. Pour mieux renforcer ses capacités de production, l’entreprise ENAFOR vient d’acquérir, cette année,  un nouvel appareil de type HP 300, soit l’un des plus puissants dans son genre, destiné à pratiquer des forages dépassant les 6 km de profondeur. À noter que  les 120 appareils de forage dont dispose l’ENTP et l’Enafor sont loués à raison de 30.000 dollars/ jour, ce qui permet des rentrées d’argent pour Sonatrach dont relèvent ces deux filiales. «Tous les investissements consentis en matière d’acquisition de forages sont solvables puisqu’ils sont amortis dans une moyenne de  temps ne dépassant pas les 5 ans», nous fait savoir M. Medjber, le PDG  d’ENAFOR. Sur un autre volet, et pour consacrer des investissements à moindres coûts, mais qui sont tout de même très efficients en matière de résultats obtenus, la compagnie Sonatrach a eu recours à la mise en  place des systèmes EPF, notamment au  niveau des différents puits de  production du gaz et de pétrole de Hassi  Messaoud. Le but à travers l’utilisation de ces systèmes EPF qui sont installés en amont pour éliminer les goulots d’étranglement au niveaux des puits, c’est séparer le gaz et l’huile et mieux stimuler de ce fait la production. Autre gain garanti par ce système EPF a trait au fait que ce dernier est «très facile à réaliser en un temps ne dépassant pas les trois mois», explique le responsable de Sonatrach, précisant que sept systèmes EPF sont déjà opérationnels et que d’autres seront acquis sur la base d’un appel d’offres qui sera lancé prochainement. L’autre projet visité par la délégation de la direction générale de Sonatrach durant son déplacement de week-end dans le Sud, celui portant réalisation d’une station de compression et de réinjection au niveau du complexe Zcina de Hassi Messoaud. Les travaux de réalisation de ce projet gazier, attribué à l’entreprise Dodsal pour un montant de 635 millions de dollars, ont atteint un taux d’avancement de près de 67%. Son impact est directement lié à l’objectif de réduction du coût de production du gaz, selon l’explication qui nous a été fournie.  

8.000 ingénieurs et techniciens spécialisés en formation


Résolument engagée sur la voie de la consolidation de ses performances, Sonatrach, qui consacre depuis 2015 un montant dépassant les 9 milliards de dollars d’investissement dans le domaine d’exploration et d’exploitation, compte aussi maintenir un rythme soutenu d’augmentation gazière et pétrolière, assure M. Salah Mekmouche, le vice-président de la compagnie.  Cependant, en dépit de cette volonté manifeste d’accroître la production, notamment de l’or noir, il n’en demeure pas moins que la compagnie est aussi déterminée à respecter rigoureusement ses engagements dans le cadre de l’application de l’accord de l’OPEP  portant sur la baisse de production, soit de moins de 50.000 barils  pour ce qui est de la production algérienne.

«Nos engagements en rapport avec l’accord de l’OPEP seront honorés», affirme, en effet, M. Bouhafada, le directeur des pôles et gisements au niveau de la direction générale de Sonatrach. Cela, d’autant plus que le pays a initié cette option de baisse de production au sein du cartel OPEP et à assumer un rôle de premier plan pour sa consécration. Après Hassi Messaoud, la délégation de Sonatrach s’est rendue à Illizi,  précisément dans la région de Rhourde Nouss (appellation targuie  qui signifie montagne de dunes) où le vice-président de la compagnie a procédé à l’inauguration d’une station de traitement de gaz quartzite CFP qui est déjà opérationnelle à hauteur de 85%. Le début de production au niveau de cette unité remonte à 2014 avec un rythme de 10 millions m3/j et une récupération de 1.200 m3/j de condensat. Cette nouvelle unité s’ajoute aux trois autres qui sont réalisées dans la région de Rhourde Nouss et qui, avec le complexe de Hamra d’Illizi, assure un rythme de production  avoisinant les 75 millions m3/j, soit près de 24 milliards de m3 annuellement.
Ces explications nous ont été communiquées par M. Hammadi Bachir, le chef de la division exploitation de la  région Rhourde Nouss, qui précise que l’une des unités sus-évoquées assure également la production de 3.200 tonnes/jour du GPL. Par ailleurs, le vice-président de Sonatrach, Salah  Mekmouche, a fait savoir dans une déclaration à la presse, à l’issue de la visite, que plusieurs projets gaziers connaîtront leur phase d’exploitation effective à partir de l’année  prochaine. Il  est question, entre autres, des projets d’El-Ghar, d’In Salah, de Reggane, d’Adrar, de Timimoune et de Tiguentourine qui sont prévus pour janvier et auxquels il faut ajouter des puits de pétrole du bassin de Berkine. À une question d’El Moudjahid   sur le départ massif en retraite des employés de Sonatrach, M. Mekmouche a fait savoir, dans sa réponse, que quelque 8.000 ingénieurs et techniciens spécialisés actuellement en formation rejoindront Sonatrach dès 2017 pour remplacer les cadres partants.
K. A.
 

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