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Commentaire : un rôle d’avant-garde

Dans un contexte de raréfaction des ressources et d’absence d’alternatives aux hydrocarbures, la structure de nos exportations demeurant faible et marginale, les banques sont interpellées pour prendre le relais dans le financement de la croissance.

PUBLIE LE : 20-12-2016 | 0:00
D.R
Dans un contexte de raréfaction des ressources et d’absence d’alternatives aux hydrocarbures, la structure de nos exportations demeurant faible et marginale, les banques sont interpellées pour prendre le relais dans le financement de la croissance. Les mutations induites par la nouvelle vision du modèle économique exige, en fait, que les banques s’impliquent pleinement dans le processus de développement. Leur rôle de collecte de ressources, dans cette phase marquée par l’amenuisement des ressources, s’avère capital et d’intérêt national. Le ministre des Finances, qui a fait part, dimanche, en marge du lancement officiel du système de télédéclaration et de télépaiement des impôts et taxes, pour les opérateurs économiques relevant de la DGE, d’une concertation sur l’éventualité de lancer de nouveaux produits bancaires sans intérêts, avec des marges bénéficiaires, ainsi qu'un emprunt obligataire, également sans intérêts, mais avec des marges indexées sur le taux de croissance économique, aura ainsi mis en avant cette nécessité pour les banques de s’engager davantage dans l’accompagnement de l’investissement productif. De même, le premier argentier du pays aura réaffirmé cette option pour le recours à la contribution directe de l’épargne publique en matière de financement de la croissance économique. Cette corrélation entre la banque et la croissance économique, qui n’est plus à établir, a besoin, pour plus d’efficience et de cohérence, que l’arsenal financier et les mécanismes y afférents soient, au préalable, améliorés et optimisés, dans un souci de performance et d’adaptation aux mutations économiques et sociales. Une démarche indissociable de l'inclusion financière, un processus qui relève de toute une stratégie dont les liens avec la stabilité financière et la croissance économique sont indéniables. Et ce n’est pas fortuit que l’intérêt va aujourd’hui à la consolidation de l'inclusion financière, en ce qui concerne l’introduction, dans les circuits bancaires, des canaux informels, pour une meilleure vérification, et plus d’efficacité en matière de supervision, et la recherche et le développement de canaux alternatifs aux services financiers conventionnels. Des défis que les banques, publiques notamment, sont appelées à relever, pour être en phase avec les besoins de l’économie nationale, au plan du financement, mais aussi du contrôle.
D. Akila 
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