mercredi 19 dcembre 2018 17:46:51

Journée du film documentaire au FICA : Rester debout

La journée de mardi a été celle du film documentaire à la salle El Mouggar d'Alger dans le cadre de la septième édition du festival international du cinéma d'Alger (FICA) qui prendra fin ce soir, à partir de 19h, sur la projection de trois œuvres de différents horizons.

PUBLIE LE : 08-12-2016 | 0:00
D.R

Le premier film intitulé " Les derniers hommes éléphants " est de production canadienne et cambodgienne. Il revient sur la prédiction de la disparition des éléphants domestiques dans un hameau situé à l'Est du Cambodge, à la frontière du Vietnam. Depuis des siècles,  le peuple de Bunong, " les hommes éléphants ", vit au cœur de la foret et connu pour la capture des éléphants afin de les domestiquer et ce, à différentes fins ; utilisés notamment pour des randonnées au bénéfice des touristes étrangers. Les Bunong sont  de façon spirituelle liés aux éléphants qui font partie de l'identité et la culture du peuple cambodgien. Le film démontre comment les cornacs (dresseurs d’éléphants) parviennent à ressentir les besoins, douleurs et envies des éléphants. Leur économie, mode de vie et culture sont menacés à cause de l'urbanisation, la déforestation et l'exploitation inconsidérée des ressources naturelles et du braconnage. Alors que l'environnement dont dépend l’existence des éléphants est gravement menacée, celle des Bunong   aussi. Le film propose une exploration des fonds de la société cambodgienne à travers l'histoire croisée de plusieurs personne,s à l'exemple d'un vieux cornac—un jeune adolescent qui hérite d’un éléphant de son grand oncle et qui appartenait déjà à son père— ainsi qu'une activiste pour contrer la déforestation.
Toujours en Asie, le deuxième film intitulé " Sonita " suit le rêve de cette jeune  fille originaire d'Afghanistan, qui porte le nom du film,  en situation illégale en Iran. Elle refuse de retourner dans son pays natal déchiré par la guerre, et nourrit son rêve de devenir chanteuse de Rap. Plusieurs obstacles entravent le rêve de Sonita en Iran, ainsi que par sa famille en Afghanistan. Cette dernière, sous l'impulsion de la mère, envisage de vendre Sonita pour 9000 dollars à un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Cependant, Sonita va au bout de son rêve et sort son premier single dénonçant le mariage forcé en Afghanistan. Elle se fait aider par la cinéaste pour obtenir une bourse d’études au Colorado (États-Unis) et  termine ses études au lycée, et aspire faire des études de droit.
Le dernier film intitulé " Je lutte donc je suis " est signé Yannis Youlountas qui porte à l’écran la lutte en Grèce et en Espagne contre la résignation et la politique d'austérité.  Le film est le deuxième opus du même cinéaste qui a signé en 2013 " Ne vivons plus comme des esclaves ", qui est devenu le slogan principal du mouvement social en Grèce. Rencontré au débat qui a suivi la projection, le cinéaste franco-grec a précisé que ce film  a été réalisé pour contrer les mensonges diffusés par la plupart des médias occidentaux. " Nous avons décidé de faire un second film pour tenir au courant les spectateurs de l’évolution des circonstances. Nous avons souhaité ouvrir la porte à nos camarades espagnols pour faire comprendre que, ce qui se passe en Grèce, n’est pas un phénomène isolé, que ça se produit ailleurs aussi, même en France d’où le printemps de lutte contre la loi du travail ", a-t-il souligné. Avec une envoûtante bande sonore qui donne du rythme aux faits du film, " Je lutte donc je suis "  montre la joie de vivre, la mobilisation citoyenne et la volonté de rester debout des peuples grec et espagnol en dépit d'une précaire situation économique.
Kader Bentounès
         
 

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