vendredi 16 novembre 2018 20:10:05

Sahara occidental occupe : Rechercher une solution définitive

Les groupes parlementaires (algérien, espagnol, italien, sud-africain... ) ayant pris part aux travaux de la 41e édition de la Conférence européenne de coordination et de soutien au peuple sahraoui, ouverts à Barcelone, ont relevé le rôle important des Parlements dans l’accélération du processus d’ autodétermination du peuple sahraoui.

PUBLIE LE : 19-11-2016 | 0:00
D.R

Les groupes parlementaires (algérien, espagnol, italien, sud-africain... ) ayant pris part aux travaux de la 41e édition de la Conférence européenne de coordination et de soutien au peuple sahraoui, ouverts à Barcelone, ont relevé le rôle important des Parlements dans l’accélération du processus d’ autodétermination du peuple sahraoui.

De notre envoyé spécial à Barcelone :
Fouad Irnatene

 

Lors d’une rencontre politique qui s’est tenue, hier matin, au parlement catalan, l’accent a été mis sur la situation qui prévaut actuellement au Sahara occidental, notamment dans la région de Guerguerat. «Une explosion peut survenir à tout moment», avertit Khatri Addouh, président du Conseil national sahraoui. La libération du peuple sahraoui s’impose. «Si on n’arrive pas à faire vite, il y a un fort risque de reprise des armes», enchaîne-t-il. De son côté, Kamelo Bario, coordinateur régional du Parlement, a mis en relief la nécessité de soutenir la cause sahraouie, et d’être solidaire avec son peuple. Il affirme que le Maroc représente un «danger» pour la sécurité et la stabilité de la région de par son statut de pays de transit de drogues.
L’effet marquant de cette rencontre, présidée  depuis 1975 par Pierre Galand, réside dans une  participation record qui renseigne sur l’importance d’un élan de solidarité qui a acquis une énorme dimension internationale. Des délégations d’Afrique, d’Europe, d’Amérique latine et d’ailleurs sont venues clamer l’indépendance d’un «peuple opprimé» qui ne demande qu’une «Paz justa». Une juste paix. Outre les «dérapages», «exactions» et «crimes» commis par le royaume-chérifien, les participants ont adressé des appels pressants à l’Espagne pour assumer sa responsabilité historique et à la France pour contribuer à l’aboutissement de la paix et non à son retardement. Une affirmation unanime a été énoncée à propos de l’attachement au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, considérée comme la «seule solution» dans le conflit l’opposant au Maroc.
La Déclaration finale sera porteuse de messages clairs et forts
Dans une déclaration à la presse, Bouchraya Hamoudi Bayoun, ambassadeur sahraoui à Alger, dénonce la politique du Maroc qui «refuse tout ce qui peut être déterminant dans la résolution du conflit au moment où les Sahraouis ont fait beaucoup de concessions». Cette situation «inacceptable», dit-il, «ne peut durer, car elle s’inscrit au registre des violations des droits de l’homme et du droit international». Et rassure que la Déclaration finale de la 41e édition de l’Eucoco sera porteuse de «messages clairs et forts». Pour l’Espagne d’abord, qui présidera en décembre prochain le Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité, quant à lui, est tenu, ajoute M. Boucheraya, à faire pression sur  le Maroc et le ramener sur le chemin du dialogue et du respect de la légalité internationale. L’ambassadeur, dénonçant             énergiquement les atermoiements du palis royal  pour le rétablissement de la paix, avertit contre la reprise des hostilités militaires. «Ce n’est pas la guerre qu’on veut, mais les conditions actuelles peuvent mener à cette option, et c’est toute la région qui sera affectée».
De son côté, Khatri Addouh, président du Conseil national sahraoui, a précisé que la non-présence du président Brahim Ghali est «liée à son agenda et non à d’autres facteurs». «Le président est aujourd’hui (hier, ndlr) en visite d’inspection à Guerguerat, dans le Sud du Sahara occidental, où la situation reste tendue», enchaîne-t-il. Quant aux thèses marocaines, M. Addouh dira que «c’est une manière de perturber l’Eucoco».
Prennent part à cet évènement international,  une délégation sahraouie de haut niveau, présidée par Khatri Addouh, premier responsable du Conseil national sahraoui et représentant du président Ghali, Mohamed Sidati, ministre délégué pour l’Europe, Khadidja Hamdi, ministre de la Culture, Ahmed Lahbib Abdi, ministre de la Jeunesse et des Sports, Khira Belahi, secrétaire générale de l’Union des femmes sahraouies, ainsi que certains ambassadeurs sahraouis. L’Algérie, elle, est représentée par plus de 40 personnalités composées essentiellement de parlementaires, de représentants du Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui et d’organisations de la société civile. Dans l’après-midi, un vibrant hommage a été rendu à feu Mohamed Abdelaziz, «un homme de paix qui a passé sa vie à lutter pour l’indépendance de son peuple. Durant la soirée, les participants formeront des groupes de travail et de réflexion».
F. I.
 

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