dimanche 23 septembre 2018 02:45:54

Le Caire : Ashton propose la tenue d’un sommet tripartite euro-arabo-africain

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a affirmé hier au Caire, avoir discuté avec le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa de la tenue d'un sommet tripartite (UE, Ligue arabe et Union africaine).

PUBLIE LE : 14-03-2011 | 21:17
D.R

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a affirmé hier au Caire, avoir discuté avec le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa de la tenue d'un sommet tripartite (UE, Ligue arabe et Union africaine). Dans une conférence de presse tenue conjointement avec M. Amr Moussa, Ashton a indiqué avoir fait part à ce dernier de la proposition européenne sur la tenue de ce sommet afin d'entamer la coordination entre les trois parties européenne, arabe et africaine. Ce sommet, a-t-elle dit, sera consacré à l'examen de la situation dans la région tout en prenant connaissance des visions et besoins de la région pour la réalisation de la croissance économique. Elle a ajouté à ce propos, que cette rencontre tripartite s'impose au sommet car, a-t-elle dit, c'est là "un cadre élargi d'entente", précisant que l'entretien a porté aussi sur les options à même de traiter la situation en Libye. Elle a insisté sur l'aspect humanitaire et l'aide à apporter au peuple libyen. Mme Ashton a réitéré son appel à la cessation des violences en Libye, ajoutant que la question est en débat au niveau du Conseil de sécurité outre  l'éventualité de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Les Etats européens, a-t-elle poursuivi, envisagent toutes les options et appellent le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités.  
Par ailleurs, le premier responsable de l'organisation panarabe a déclaré que la proposition sur la tenue d'un sommet tripartite est encore à l'état embryonnaire et nécessite beaucoup de consultations", ajoutant avoir abordé avec Ashton la  situation dans la région à la lumière des changements survenus.
La question sécuritaire au Proche-Orient, notamment en Palestine a été  également au centre de l'entrevue.


Pentagone : Aucune décision prise pour l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye

Le porte-parole du Département américain de  la Défense, M. Geoff Morrell, a affirmé hier qu’aucune décision n’avait été  prise quant à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye.  "C’est une décision qui est encore à l’étudeàL’instauration d’une zone  d’exclusion aérienne est une décision politique et elle n’a pas été prise d’une  manière définitive", a indiqué le représentant du Pentagone dans une interview  accordée à la chaîne de télévision américaine MSNBC.          
Par ailleurs, il a rappelé que lors de la dernière réunion des ministres  de la Défense de l’OTAN, tenue la semaine dernière à Bruxelles, le Secrétaire  à la Défense, Robert Gates, et ses homologues de l'organisation transatlantique  "ont convenu de continuer à planifier toutes les options militaires, dont celle  d’une zone d'exclusion aérienne".           Cependant, a-t-il poursuivi, l’accord donné par la Ligue arabe à une  telle mesure "sera sans aucun doute un facteur dans la décision du président  (Obama) et des dirigeants européens".         
 A la question de savoir si les Etats-Unis avaient la capacité d’imposer  une zone d'exclusion aérienne sur la Libye durant une longue période, M. Morrell  a considéré qu’en dépit de ses ''importants engagements militaires ailleurs  (Irak et Afghanistan)'', les Etats-Unis "peuvent le faire" et que les autres  membres de l'OTAN y contribueront.          
 "La question n'est pas de savoir si on peut, mais de savoir si nous  devrions le faire. C’est une décision qui reviendra au président Obama", a-t-il  avancé.         
 Lors de sa conférence de presse vendredi dernier, le président Barack  Obama avait déclaré vouloir s’assurer que toutes les décisions qu’il prend et  qui impliquent une intervention militaire américaine soient "bien réfléchies".         
 "A chaque fois que j’envoie les forces américaines dans une situation  potentiellement hostile, il y a des risques encourus et des conséquences. Et  il est de mon devoir, en tant que président, de veiller à ce que nous prenions  compte de tous ces risques", avait-il insisté.


Le chef de la diplomatie italienne : La seule solution,l’arrêt de la violence   

Le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini,  a affirmé hier à Rome, que la seule solution à la crise libyenne était l'arrêt  de la violence dans le pays.      
"La seule solution aujourd'hui, en Libye est la fin de la violence accompagnée  de décisions de la communauté internationale sur la situation dans ce pays",  a indiqué Frattini dans un breefing tenu peu avant son départ pour Paris pour  prendre part la réunion du G8. "La seule solution est que tout le monde appelle à la cessation immédiate  de la violence, et à l'ouverture d'un dialogue entre les parties en Libye",  a-t-il dit.       
Au sujet de l'établissement d'une zone d'exclusion aériene, en Libye,  il a affirmé que cette question serait au menu de la rencontre des ministres  des Affaires étrangères du G8, lundi dans la soirée et qui faisait l'objet d'intenses  consultations en Occident.      
Dans ce cadre, il a rappelé qu'"il est des pays parmi le groupe, comme  la Russie, qui ont adopté des positions plus hésitantes", soulignant que "l'Italie  s'est opposée à une intervention militaire en Libye confiée à une seule partie". Sur ce point, il a réaffirmé que son pays attendait la décision du Conseil  de sécurité des Nations unies, émettant le voeu qu'elle n'intervienne pas "tardivement"  pour éviter "un massacre" en Libye, notamment à Benghazi.      
 Frattini a estimé qu'une zone d'exclusion aérienne était une nécessité  aujourd'hui, en tant que "moyen de dissuasion", estimant "inconcevable d'opter  pour la non intervention militaire, face à une guerre menée d'un seul côté".


Selon la télévision d’Etat libyenne
Les soldats ayant rejoint l'opposition “seront graciés s'ils se rendent”  
 

Les soldats qui ont rejoint l'opposition contre  le dirigeant libyen Maamar El Gueddafi seront "graciés s'ils se rendent", a  souligné hier la télévision d'Etat, citant l'armée libyenne. L'armée libyenne a affirmé que les soldats " qui se sont joints aux  bandes armées et qui rendent leurs armes seront graciés", a indiqué la  télévision. Les troupes libyennes fidèles au colonel El-Gueddafi poursuivaient leur progression vers Benghazi (est), deuxième ville du pays, à coups d'artillerie  lourde et de raids aériens, selon des médias.                 "Après avoir repris le contrôle de la ville de Zaouïa à l'ouest et des  villes de Bin Jawad, Ras Lanouf et Brega à l'est, les troupes gouvernementales  avancent vers d'autres villes à l'est, dont Benghazi", selon une source militaire.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions