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Chercheurs-industriels : un partenariat efficace

Journée d’étude sur les énergies renouvelables

PUBLIE LE : 14-03-2011 | 21:07
Ph. : A. Hamadi

Introduction en septembre d’une nouvelle spécialité pour l’obtention du Master en énergies renouvelables.

“Les énergies renouvelables », ont été à l’ordre du jour de la journée d’étude organisée par Université des sciences et de la Technologie Houari Boumediène (USTHB),  hier à l’institut des Mathématiques sous la présidence de M Benzaghou Benali recteur de l’USTHB en présence des vice-recteurs et des directeurs des laboratoires de recherche qui développent des travaux en rapport avec les énergies, les énergies renouvelables et les énergies d’origine solaire.
Une série de mesures ont été retenues à cet effet. Il s’agit de l’élaboration d’une offre de formation « Master en énergies renouvelables – option énergie solaire » à présenter pour une ouverture en septembre 2011, la constitution d’un document interne qui décrit les actions de recherche en cours dans les laboratoires concernés par les énergies. On notera aussi la préparation d’une rencontre entre les laboratoires de l’USTHB et les secteurs hors université tels que Sonelgaz, Sonatrach, ministère de l’Industrie et des Mines, Centres de Recherche, Entreprise etc, sur le thème de la recherche sur les énergies renouvelables. L’objectif de la démarche soulignera le recteur est « d’identifier la contribution que peuvent apporter les laboratoires de recherche de l’USTHB à la politique nationale sur les énergies renouvelables et de la soumettre aux différentes instances du pays pour l’insérer dans une démarche nationale ». Il s’agit notamment de la contribution des chercheurs et des laboratoires de l’université à divers actions en cours à savoir l’encadrement de magisters et de doctorats hors USTHB, formation continue pour spécialiser des ingénieurs, etc.

Le développement des ENR a besoin d'une "volonté politique"

Le développement des énergies renouvelables  (ENR) en Algérie nécessite une "volonté politique globale", qui valorise les  solutions apportées par les chercheurs dans ce domaine, ont estimé , des  experts, lors d'une journée d'étude scientifique sur les énergies vertes.           
"Aujourd'hui on met le doigt sur la volonté politique pour développer  ces énergies alternatives, parce que soudain on se souvient que les hydrocarbures  sont des ressources périssables", a déclaré Madjid Amirat chercheur à la faculté  de Physique à l'Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene.          
Reconnaissant que cette "volonté politique" existait dans le passé,  M. Amirat a précisé que celle-ci "ne s'est pas poursuivie dans le temps, en  raison du problème lié au prix de l'énergie coûteuse et au choix de la stratégie  politique". "Il faut tenir compte du prix de cette énergie coûteuse. Nous sommes  un pays à vocation énergies fossiles", note ce chercheur pour qui le premier  facteur qui freine l'utilisation des ENR est le prix bas des hydrocarbures qui  incite à leur l'utilisation, mais si celui ci augmente cela va faire encourager  le développement des ENR. Pour lui, cette volonté doit prendre en compte plusieurs facteurs et aspects, liés notamment à la complémentarité entre les travaux de recherche et les partenaires économiques ainsi que le développement des industries destinées  aussi bien au marché local qu'à l'export.          
En outre, les politiques en matière d'énergies renouvelables, doivent  cibler les utilisateurs et les régions qui ont des difficultés d'approvisionnement,  propose M. Amirat.           
M. Rabah Dizene, chercheur à la faculté de Génie mécanique à l'USTHB,  souligne par ailleurs, le rôle de Sonelgaz dans la mise en oeuvre des projets  de recherche initiés par les universités, constatant à ce propos un manque d'accompagnement  des chercheurs par ce groupe public, désigné par l'Etat pour mettre en oeuvre  le programme de développement des ENR.          
"J'invite Sonelgaz à réfléchir sur la récupération des gaz échappant  de la centrale électrique de Bab Ezzouar à une température de 500 degrés, en  installant une turbine à vapeur qui va réutiliser ces gaz pour réchauffer l'eau  et produire de l'énergie électrique", suggère ce chercheur.          
Cette technique servirait aussi bien à la redynamisation de cette centrale,  d'une capacité de 30 MW, fonctionnant selon l'ancien modèle technologique, que  la réduction des émissions de gaz à effet de serre et partant la protection  de l'environnement. Résumant ces recommandations, M. Dizene a appelé l'opérateur public  à s'intéresser davantage "aux solutions que pourrait apporter l'université au  développement des énergies renouvelables".          
L'Algérie investira environ 60 milliards (mds) de dollars d'ici à 2030  pour produire 12.000 MW d'électricité solaire destinés au marché national.
Sarah S.


Hassi R’mel : L’Institut national des énergies renouvelables opérationnel

«L'Algérie doit préparer sa transition vers un modèle énergétique basé sur les énergies renouvelables. Cette transition permettra l'affranchissement progressif par rapport aux hydrocarbures, autant pour la satisfaction des besoins énergétiques intérieurs que pour les exportations ».  C’est à partir de ce constat, fait par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, que les premières mesures prises en ce sens ont été initiées.
En effet, l’Institut national des énergies renouvelables vient d’être créé et installé  à Hassi R’mel dans la wilaya de Laghouat.
Cette installation intervient suite à la récente publication, au Journal officiel d’un décret exécutif ayant pour objet l’organisation et le fonctionnement de cette nouvelle entité, placée sous la tutelle du ministère de l’Energie et des Mines.  
Selon les termes du décret, ce nouvel institut a pour missions : la prise en charge des besoins des institutions, entreprises et organismes publics et privés en matière de formation, de spécialisation, de perfectionnement et de recyclage dans le domaine  des énergies renouvelables ; la promotion de la recherche appliquée et la valorisation des résultats de la recherche dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ; la réalisation d’installations pilotes de démonstration dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ; l’accompagnement et l’encadrement de ses clients en matière d’assistance, de conseil et de développement de projets dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ainsi que la conclusion d’accords et/ou conventions de coopération à l’échelle nationale et internationale dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
L’institut assure des formations opérationnelles spécialisées de courte durée et par alternance en adéquation avec les besoins des institutions, entreprises et organismes publics et privés.
Par ailleurs, et dans le cadre de ses missions, l’institut prend en charge l’organisation et la mise en œuvre des formations qualifiantes dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique destinées aux techniciens et ingénieurs et tout autre intervenant des institutions, entreprises et organismes publics et privés dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Pour ce qui est des ressources dont bénéfice cette nouvelle structure, le nouveau texte précise qu’elle a bénéficié d’une dotation initiale dont le montant est fixé par arrêté conjoint des ministres chargés des Finances et de l’Energie.  
Il y a lieu de signaler que le plan financier annuel et les comptes financiers prévisionnels de l’institut sont soumis, après délibération du conseil d’administration, à l’approbation du ministre chargé de l’Energie avant le début de l’exercice auquel ils se rapportent, et ce, conformément à la législation en vigueur.
L’institut est soumis aux contrôles prévus par la législation et la réglementation en vigueur. Les charges de service public dévolues à l’institut ainsi que les droits et prérogatives qui s’y rattachent sont déterminées par un cahier des clauses générales vis-à-vis de l’ensemble des clients en sa qualité d’établissement chargé d’une mission de service public et de définir les conditions d’organisation de la formation, des stages et séminaires ainsi que celles afférentes à la recherche appliquée pour le compte de l’ensemble des organismes et entreprises publics.
Enfin, il est utile de rappeler que le potentiel en énergies renouvelables, dont dispose l'Algérie, constitue un atout majeur qui pourra être valorisé pour faire de notre pays un fournisseur de l'Europe en énergie électrique, comme elle l'est actuellement pour le gaz naturel. Un programme de développement des énergies renouvelables et d'efficacité énergétique a été adopté récemment par le gouvernement qui a identifié plus de 65 projets pour la période 2011/2020, dont 10 projets pour la seule phase pilote 2011-2013. Il vise à terme une contribution des ENR à hauteur de 40% de la production nationale d'électricité à l'horizon 2030.
 Ce programme de développement des ENR sera adossé à une stratégie industrielle dynamique avec pour objectif de maximiser le taux d'intégration sur l'ensemble des filières.
Amel Zemouri

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