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Le FMI revoit nettement à la baisse la croissance de la Grande-Bretagne

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La croissance économique de la Grande Bretagne  a été nettement revue à la baisse par le fonds monétaire international (FMI)  dans son rapport sur les prévisions pour le Royaume-Uni en 2008 et 2009.         
Pour 2008, le FMI envisage désormais une croissance de 1,4%, et pour  2009, une croissance de 1,1%. En juillet encore, il espérait respectivement  1,8% et 1,7%.         
Les prévisions centrales du gouvernement sont encore de 2% pour 2008  et 2,5% pour 2009, mais les commentaires constamment pessimistes des ministres  laissent entrevoir une révision au plus tard lors de la présentation du pré-budget,  fin octobre ou en novembre.         
Le FMI n'a pas explicitement envisagé de récession dans son rapport,  cependant le vice directeur du FMI Ajai Chopra a remarqué au cours d'une conférence  de presse consacrée à ce rapport "qu'avec une croissance aussi proche de zéro  il ne faudrait pas grand chose pour tomber en territoire négatif".         
"L'économie britannique fait face actuellement à différents chocs   concomitants, et les cadres budgétaires et réformes structurelles qui ont   soutenu la remarquable performance des dix dernières années vont être mis à  l'épreuve par une croissance ralentie, une inflation plus élevée due à la hausse  des prix de l'alimentation et de l'énergie, des tensions persistantes sur les  marchés financiers, la rapide chute des prix de l'immobilier et des   déséquilibres extérieurs à moyen terme", assure le FMI.         
Le pic de 3,8% d'inflation rencontré en juin devrait n'être qu'une moyenne  cette année, estime le FMI qui envisage qu'elle puisse faire un saut jusqu'à  près de 5%. En ces circonstances, les auteurs du rapport "voient peu de place  pour un allègement" des taux actuellement.         
Le rapport enjoint le gouvernement à maintenir une politique budgétaire  sérieuse, notamment l'objectif d'un plafond de dette publique de 40% du produit  intérieur brut, même s'il "sera vraisemblablement dépassé" cette année.         
Le FMI estime enfin que malgré la forte dépréciation de la livre sur  un an (elle est passée de 1,47 à 1,27 euro), celle-ci n'est pas terminée.

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