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Le sceau de la rigueur et du pragmatisme

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La vie politique et économique nationale est rythmée par l’inspection de la part de la plus haute autorité du pays des chantiers de grands projets d’infrastructures et autres ouvrages d’importance dans différents domaines. Une occasion pour tout un chacun de constater l’étendue des transformations qui s’opèrent et les perspectives réelles d’amélioration du bien-être des populations. L’inauguration, la semaine dernière, par le Président de la République dans la wilaya de Bouira, du gigantesque viaduc, le plus grand d’Afrique, du barrage de Tilesdit et d’autres ouvrages (tunnels, tronçons d’autoroute...) permet de se rendre compte de la dynamique de développement en cours dans toutes les régions du pays. Ce n’était là, en effet, qu’un échantillon de l’immense chantier qu’est devenue l’Algérie.
L’autoroute Est-Ouest, comme son nom l’indique, va traverser l’Algérie sur une longueur de 1.200 km qui séparent ses frontières est et ouest à travers la région des hauts plateaux. De nouveaux centres de vie et de nombreuses activités vont être créés tout le long de l'autoroute, ce qui contribuera à décongestionner le littoral du pays, qui souffre de saturation. Le programme quinquennal 2005-2009 se voit allouer une enveloppe de 200 milliards de dollars, contribuant à apporter le progrès et la modernité dans toutes les régions du pays. Le Président de la République tient à ce qu’aucune région du pays ne soit laissée en marge de ce processus de modernisation, donnant un sens concret au principe d’équilibre régional.
Les projets sont innombrables dans tous les domaines, notamment en matière de barrages, routes, chemins de fer, ports et aéroports dont on escompte des effets d’entraînements sur les investissements dans l’agriculture, le tourisme et l’industrie.
Le mégaprojet de transfert d’eau In Salah-Tamanrasset sur une longueur de 700 km, en cours de réalisation, ainsi que la route transsaharienne, également en construction, vont certainement ouvrir une nouvelle ère de prospérité pour l’ensemble des zones qui profiteront des bienfaits de ces investissements, surtout que les potentialités en matière de tourisme, d’agriculture ne sont pas négligeables. D’autres projets d’envergure comme le système hydraulique MAO (Mostaganem-Arzew-Oran) dont l’achèvement est prévu pour fin 2008, les unités de dessalement de l’eau de mer, la modernisation du rail qui bénéficie d’une enveloppe de 500 milliards de dinars, les projets de nouvelles villes (Boughzoul, Bouinan, Sidi Abdellah, Hassi Messaoud) illustrent les efforts déployés pour mettre le pays sur les rails de la modernité, valoriser les potentialités existantes et créer les conditions favorables au développement des investissements.
 Le Chef de l’Etat suit de près la marche des projets et tient à ce que ceux-ci soient achevés dans les délais et dans le respect de la qualité. Aucune négligence ni gaspillage dans l’utilisation des ressources ne sont tolérés. Ces projets  qui ont nécessité des ressources financières colossales doivent une fois mis en service être bien gérés et bien entretenus, des aspects sur lesquels le Chef de l’Etat a attiré l’attention des responsables lors de la récente rencontre avec les présidents d’APC. La problématique de la bonne gestion amène à se pencher sur les efforts à faire pour doter les collectivités locales, les entreprises en moyens matériels nécessaires et en ressources humaines compétentes. Elle interpelle également sur la mobilisation des uns et des autres pour améliorer la qualité de service, défendre l’image de marque de la région, développer l’esprit du citoyen et ne pas compter infinement sur l’Etat. Le Chef de l’Etat  a saisi l’opportunité de cette rencontre avec les élus pour faire une évaluation objective du processus de réformes notamment dans le domaine de la politique de promotion de l’investissement, du partenariat et des privatisations. L’approche suivie en matière de réformes porte la marque du pragmatisme et n’a rien de dogmatique.
Réagir au bon moment pour apporter les correctifs nécessaires et remettre les choses dans la bonne direction n’ont rien d’un crime de lèse-majesté. La mondialisation  certes a  ses règles incontournables,  mais le devoir de tout pays souverain est de défendre une conception équilibrée des intérêts dans les rapports entre firmes nationales et étrangères. La concurrence pour attirer les IDE oblige à tenir compte des avantages et garanties à consentir, mais aussi à prendre en considération l’apport de l’investisseur et du partenaire en technologie, savoir-faire, création d’emplois et surtout en investissements durables. Le message du Chef de l’Etat est clair. Il n’est pas question de persévérer dans l’erreur, de laisser se poursuivre les dysfonctionnements comme si de rien n’était. L’Etat prendra les mesures nécessaires chaque fois que de besoin pour aller dans la bonne direction.

 

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