Festival international du film arabe : 5 films projetés dans le cadre du programme de l'Ahaggar d'Or
Ce long métrage, dont les rôles sont campés par "Fadi Abi khalil", "Raymonde Hosni", "Natacha Achqar" et "Rifaât Terbaye", raconte la descente aux enfers du reporter Ahmed et son amie Rubi, une productrice de documentaires.
Rêvant d'un monde meilleur, les affres de la guerre les transformèrent en des bêtes avides de sang à l'affût d'une vengeance plus cruelle que les images de la guerre qu'ils dénonçaient auparavant.
Le public oranais a été également convié à la découverte du cinéma bahreïni en pleine expansion, à travers le long métrage "Arbaâ banat (quatre filles) du réalisateur "Hussein El-Halibi".
L'œuvre finement ciselée raconte en 105 minutes les destins croisés de quatre filles aux conditions sociales différentes.
Essuyant de nombreux échecs dans leur quête d'un emploi, elles décidèrent de dépasser tous les écueils, en lançant une station de lavage de voitures.
Un projet qu'elles réussirent grâce à leur témérité et leur pugnacité, malgré l'opposition de la famille et les qu'en-dira-t-on de la société que le réalisateur a su reproduire grâce à une habile direction des comédiens. Dans le cadre du concours spécial courts métrages, le programme de la troisième journée a comporté la projection de trois films.
Dans ce contexte, outre "La Résidence de "Yang-Yang" (21 minutes) du réalisateur comorien Hachemia Ahmadi, le public a pu apprécier "Maraya Essamt (les miroirs du silence)". Ce court métrage de 12 minutes est réalisé par "Nawaf El-Janihi" des Emirats arabes unis, qui y tient un rôle.
Dans le même contexte, les Oranais ont également assisté à la projection d'un troisième court métrage, de 15 minutes, "Ana wa Arafat (Arafat et moi)" du réalisateur palestinien "Mehdi Flifel" qui y tient un rôle en compagnie des comédiens "Zine Djaâfar" et "Gimena Garcia Vera".En direct d’El-Bahia
En direct d’El-Bahia
Aywouren
20 ans après, Tsaki se réconcilie avec le 7e art et revient en compétition à Oran avec "Aywouren" dans le plus pure style du conte maghrébin..., puisque le titre de ce film a bercé notre enfance avec les histoires et légendes contées par nos grands-mères et qui commençaient toutes par cette expression magique : KANE YA MAKANE. Littéralement, il était une fois... ce film de Tsaki a été projeté hier à la salle de cinéma Es Saâda. Un film dont la trame invisible plonge dans l'histoire sociale traditionnelle algérienne, même si le décor passe de façon "déstabilisatrice" pour le cinéphile de Paris au grand Sud algérien.
A l'ombre de Alloula
Le théâtre régional Alloula a commencé la projection de la première journée des courts métrages en compétition dans cette seconde édition du Festival international du film arabe. Comme prévu, la première projection a vu, outre un nombreux public, la présence de nombreux artistes et critiques de cinéma. On a d'ailleurs remarqué la présence du producteur de télévision Hatem Ali. Premier court métrage a ouvrir la compétition : Le Dîner d'El Bahrain de Houcine Errafaï avec la célébrissime comédienne du Koweït, Haïfa.
Jury
Le volet court métrage de ce Festival pour la projection de la première série a un jury présidé par le producteur tunisien Abdellatif Ben Ammar. Ce jury est composé du Libanais Georges Nasrallah, de l'artiste algérienne Fatma Zohra Zaâmoum et du scénariste d'origine syrienne Fadjr Yakoub et le critique égyptien Tarek Chenaoui.
Comme précédemment annoncé, le premier film a être projeté était du Bahreïn dont l'histoire classique au demeurant relatait le cas d'une jeune femme séduite et abandonnée. Un amour et un enfant produit d'une liaison hors mariage non assumé par le père.
“Je suis prêt”
Ana jahiz… littéralement je suis prêt est le second film, de Jordanie cette fois-ci , a être projeté au TRO Abdelkader Alloula. Du producteur Amr Salah, ce film traite du difficile rapport entre les jeunes et le passage à la vie active.
Dans ce cas précis, le moment où le jeune après avoir terminé avec les bancs de l’école se trouve appelé sous les drapeaux. Le réalisateur laisse «lourdement» traîner sa caméra sur l’uniforme à qui il accorde une valeur symbolique pour le pays.
Hors compétition
La première édition du Festival du film arabe a réservé, on s’en souvient, une partie de son programme au cinéma espagnol. Cette année c’est le film français qui est à l’honneur. Un court métrage d’une vingtaine de minutes a dans ce sens été proposé au public. Sous le titre Chien Errant, une histoire d’un vagabond qui rencontre un soir une femme à la recherche de son chien perdu. Un duo donc se forme et part à la recherche dans des rues noires à la recherche de la bête égarée…
Impossible !
Oui, impossible de faire une halte à Oran sans inviter ses sens au raï et à la chanson. Les délégations du Monde arabe et aussi d’Europe ont vécu le premier jour au rythme de Zahouania, mais aussi de Abdou Derriassa. Au théâtre de Verdure qui en a vu d’autres, on dit que l’art n’a pas de frontières et c’est tellement vrai pour la musique et le raï en particulier. Des mots à l’oranaise mais une musique universelle qui n’a laissé aucun artiste indifférent qu’il soit de la Jordanie ou de la France. Le raï comme le langage cinématographique est, à l’évidence, universel.
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