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Ressources en eau : Des projets et des… mégaprojets

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Le secteur des ressources en eau en Algérie connaît, depuis quelques  années, une véritable révolution avec un certain nombre de projets aussi colossaux les uns que les autres qui ont été engagés et dont certains ont été déjà réceptionnés.
Prônant une gestion «saine» et             «efficace», le département de Abdelmalek Sellal veut en effet se prémunir contre d’éventuels stress hydriques comme celui de 2002 qui a vu les barrages algériens fonctionner presque à sec. Et c’est dans cette optique que les pouvoirs publics ont engagé une série de projets et relancé d’autres qui étaient à l’arrêt pour diverses raisons (sécuritaires, financières…). Barrages, transferts d’eau, stations de dessalement ou encore forages et stations d’épuration sont autant de réalisations qui traduisent sur le terrain la «volonté» de l’Etat à assurer au citoyen algérien l’alimentation en eau potable sur une longue période.  Et pas seulement si l’on se fie aux dires du ministre des Ressources en eau qui estime que l’autre enjeu est d’améliorer l’irrigation agricole même si, aujourd’hui, 61% des eaux algériennes se déversent sur les surfaces agricoles. «Il faut consentir plus d’efforts en direction de l’agriculture et réorienter notre démarche pour améliorer l’irrigation agricole », a insisté Abdelmalek Sellal qui se félicite cependant à ce que les  périmètres agricoles irrigués passent de 90.000 hectares en 2000 à  375.000  en 2008, en attendant d’atteindre les prévisions à moyen terme qui sont de 600.000 hectares.
Aujourd’hui, notre pays compte 59 barrages en exploitation et d’ici à 2009 elle disposera de 72 barrages pour une capacité de 7,4 milliards de mètres cubes, alors qu’une dizaine seront réalisés d’ici à 2013. Parmi les grandes œuvres, on citera le plus grand barrage du pays, en l’occurrence celui de Beni Haroun (Mila),  qui est entré en service et qui alimentera plusieurs wilayas de l’Est pour une capacité totale de 950 millions de mètres cubes. Il devra assurer, pour cette année, un volume annuel de 504 millions de mètres cubes dont 242 millions de mètres cubes pour l'AEP pour 4,6 millions habitants de Jijel, Mila, Oum El Bouaghi, Batna, Constantine, Aïn M'lila et Khenchela et 262 millions de mètres cubes pour l'irrigation de 30.000 ha.   
L’autre grande œuvre qui est le barrage de Koudiat Acerdoune, d’une capacité de plus de 600 millions de mètres cubes, sera opérationnelle dans une année pour alimenter plusieurs wilayas dont la nouvelle ville de Boughzoul et renforcera également l’irrigation agricole. Le transfert d’eau vers Alger et Boumerdès à partir du barrage Taksebt (Tizi-Ouzou) aura lui aussi un impact important pour sécuriser l’Algérois en matière d’eau potable.
L’ouest du pays qui souffre depuis longtemps de la rareté de l’eau n’est pas en reste et bénéficie d’un important projet dit MAO. Il s’agit d’assurer le transfert de 155 millions de mètres cubes par an destinés à l’AEP du couloir Mostaganem-Arzew-Oran. Idem pour le transfert Sétif-Hodna-El Eulma qui garantira à terme un volume annuel de 122 millions de mètres cubes dont 31 millions pour l'AEP de 566.000 habitants de la ville de Sétif et des agglomérations avoisinantes et 91 millions de mètres cubes pour l'irrigation d'une superficie de 13.000 ha des hautes plaines sétifiennes d’un côté, et un volume annuel de 190,5 millions de mètres cubes dont 38 millions pour l'AEP de 694.000 habitants de la ville d'El Eulma et des agglomérations avoisinantes et 152.5 millions de mètres cubes pour l'irrigation d'une superficie de 30.000 ha de l’autre côté.
En matière de transfert toujours, on ne peut occulter le mégaprojet In Salah-Tamanrasset qui sera mis en service en juillet 2010, date à laquelle les populations de l’Ahaggar devront en finir avec le problème de l’AEP.
Les stations de dessalement sont l’autre alternative sur laquelle les pouvoirs publics misent énormément, afin de parer aux mauvaises surprises de la météo et faire face aux temps de crises. Le programme mis en place par le ministère des Ressources en eau porte sur 4 grandes stations (capacité totale de production : 360.000 m3/jour) dont celle d’El Hamma d’Alger (200.000 m3/j) et 23 petites stations mobiles monoblocs, d'une capacité totale de 57.500 m3/jour qui sont en cours d'installation dans le cadre d'un programme d'urgence, dans 7 wilayas de la bande côtière.

 

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