Sections
Accueil | Santé | Lutte contre le sida : Le rôle du mouvement associatif déterminant

Lutte contre le sida : Le rôle du mouvement associatif déterminant

image Ph. T. Rouabah

Environ 9 millions de dollars ont été octroyés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour contribuer aux efforts de lutte contre le sida en Algérie, c’est du moins ce qu’a affirmé, hier, M. Fateh Zahi, représentant de cette ONG en Algérie,  à l'occasion de la rencontre «Plaidoyer pour la lutte contre le sida» qui se tient à la Bibliothèque nationale d'Algérie depuis lundi dernier, sous l'égide du ministère de la Santé, de la Population  et de la Réforme hospitalière et qui prendra fin aujourd’hui. Une partie de ce budget, précisera M. Zahi, a été déboursée dans des activités de sensibilisation contre ce mal du siècle et la formation des paires éducateurs, dont la mission consiste notamment à informer les jeunes Algériens sur les méthodes et les moyens de prévention pour éviter de contracter cette maladie, qui ne cesse de faire des ravages de part le monde.   
Ce plaidoyer, placé sous le thème «La lutte contre le sida est l'affaire de tous», vise au renforcement des efforts de l'Algérie pour lutter contre le sida, en favorisant une action soutenue et un engagement continu de toute la  société.  Il a également pour objectif d'inciter les décideurs à plaider à un changement dans la perception du sida et encourager la non-stigmatisation  et la non-discrimination des personnes atteintes de cette maladie.   Dans son intervention, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, le Dr Mohamed Ouahdi a rappelé que l'Algérie compte, depuis l'apparition des premiers cas de sida en 1985 jusqu'au premier trimestre de l'année en cours, un total de 3.183 séropositifs et de 860 sidéens.   
 Rappelant que le réseau actuel de dépistage de cette maladie comprend 54 centres, le Dr Ouahdi a indiqué que ce nombre passera, incessamment, à 60  centres, ajoutant que quatre centres de soins de cette maladie au niveau des wilayas de Tiaret, Sidi Bel Abbès, Tlemcen et Ouargla viendront s'ajouter aux 8 centres actuels d'ici à la fin 2008.
S'agissant du plaidoyer, le Dr Ouahdi a indiqué qu'il s'agit d'une opportunité qui sensibilisera les citoyens sur la maladie du sida, ses causes, ses risques et les méthodes de protection afin de ne plus considérer une personne atteinte de cette maladie comme étant, a-t-il dit, «une personne intruse».         
Pour sa part, le Pr Abdelawahab Dif, président de la commission nationale de lutte contre le sida, a souligné le rôle du dépistage précoce du VIH-sida dans la lutte contre cette maladie à fin de casser la chaîne de transmission du virus.
«La vraie lutte contre le sida est de réussir à casser la chaîne de transmission du virus. Cela peut se réaliser grâce aux dépistages qui revêtent une importance dans le suivi et le traitement médicaux des malades», a-t-il noté. Et d’ajouter que le dépistage «ne se fait pas d'une manière systématique» par des personnes ayant vécu  un risque de contamination, en dépit de sa gratuité au niveau de 54 centres  nationaux de dépistage du VIH-sida. Après avoir résumé les différents modes de transmission du sida, dont le mode sexuel, drogues et mère-enfant, le Pr Dif a mis l’accent sur le rôle de la société civile et le mouvement associatif dans l'insertion professionnelle des personnes atteintes de cette maladie, outre leur contribution à les aider à  maîtriser et à gérer leur situation sanitaire post-hospitalisation. Relevant des comportements proches de «la discrimination» de la part  de la société à l'égard des séropositifs ou les sidéens, qui se retrouvent souvent  au chômage, le Pr Dif a appelé le mouvement associatif à aider ces personnes à mener une vie socioprofessionnelle «normale, sans tabous ni culpabilité».
 Il est à rappeler que cette rencontre, organisée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme  hospitalière, avec l'appui du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, comprendra plusieurs activités, notamment, des communications scientifiques et des débats interactifs avec des jeunes sur  la maladie en question. «La lutte contre le sida en Algérie», «La prise en charge psycho-socio-économique des personnes portant le VIH» et «La société civile et la lutte contre le sida  en Algérie» sont les principaux thèmes qui seront débattus.  Au programme de cette rencontre, figurent également, la projection de trois courts-métrages  Karima et Oum Salim et Jeunes leaders contre le sida, un concours de caricatures et de dessins ainsi qu'un gala artistique.

Le Pr Abdelawahab Dif : “Casser la chaîne de transmission du virus”

Le rôle du dépistage du VIH-sida dans la lutte contre  cette maladie afin de casser, notamment, la chaîne de transmission a été souligné par le Pr Abdelawahab Dif.         
"La vraie lutte contre le sida est de réussir à casser la chaîne de  transmission du virus. Cela peut se réaliser grâce aux dépistages qui revêtent  une importance dans le suivi et le traitement médicaux des malades", a indiqué  le Pr Dif.
Selon le Pr Dif qui est également président du Comité national de lutte contre les IST (infections sexuellement transmissibles) et le VIH-sida, le dépistage  "ne se fait pas d'une manière systématique" par des personnes ayant vécu  un risque de contamination, en dépit de sa gratuité au niveau de 54 centres  nationaux de dépistage du VIH-sida, a-t-il dit.

Le Dr Mohamed Ouahdi : “L’Algérie compte 3.183 séropositifs et 860 sidéens”
           
Le directeur de la prévention au ministère de la Santé,  de la Population et de la Réforme hospitalière, le Dr Mohamed Ouahdi a rappelé  que l'Algérie compte, depuis l'apparition des premiers cas de sida en 1985 jusqu'au  premier trimestre de l'année en cours, un total de 3.183 séropositifs et de 860 sidéens.
Rappelant que le réseau actuel de dépistage de cette maladie comprend  54 centres, le Dr Ouahdi a indiqué que ce nombre passera, incessamment, à 60  centres, ajoutant, en outre, que quatre centres de soins de cette maladie au  niveau des wilayas de Tiaret, Sidi Belabès, Tlemcen et Ouargla, viendront s'ajouter  aux 8 centres actuels d'ici à la fin 2008.

  • email Envoyer à un ami
  • print Version imprimable
PUBLICITE