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La recherche en sciences médicales en débat à Bou Ismaïl

Les 1er assises nationales sur la recherche en  sciences médicales sont une opportunité pour faire un état des lieux mais aussi  pour développer la recherche sur la santé dans la perspective d’une bonne couverture  sanitaire selon les normes OMS, a indiqué hier à Bou Ismaïl (Tipasa), Mme  Chentouf Mentouri Zahia, directrice de l’Agence nationale de recherche en sciences  (ANDRS).         
Intervenant au deuxième jour de cette rencontre scientifique, la directrice  de l’ANDRS a mis l’accent sur la  problématique du décalage en matière de recherche  dans les sciences médicales par rapport, d’une part, aux sciences et technologies  et d’autre part par rapport aux attentes en matière d’une bonne prise en charge  médicale qui soit la plus proche possible des normes de l’OMS.         
Les travaux de cette rencontre, à laquelle prennent part des spécialistes  nationaux mais aussi étrangers venus de  France, de la Suisse, du Canada, de  la Grande Bretagne et des USA, se poursuivent en ateliers en vue d'"engager  une réflexion autour d’une stratégie de prise en charge de la recherche dans  le domaine des sciences médicales".         
Celle-ci vise la mise en place dans une phase expérimentale, de structures  d’observation et de veille scientifiques à travers la création d’unités de recherche  en santé et aide au diagnostic (URSAD), le développement de la formation et  enfin la préparation de programmes nationaux de recherche concertés avec les  pouvoirs publics et autres institutions.  Pour être en conformité avec les dispositions de la loi d’orientation  sanitaire et sa projection quinquennale (2009/2012) qui a permis de débloquer  100 milliards de DA, les participants sont convaincus que l’objectif d’amélioration  de la couverture sanitaire, la maîtrise de la situation épidémiologique et l’amélioration  de la qualité des soins dispensés ne peuvent être atteints sans le développement  de la recherche. Celle-ci sera axée sur la prévention, le dépistage, les essais cliniques,  l’information sanitaire, la recherche appliquée clinique et thérapeutique, la  recherche fondamentale finalisée ainsi que l’ingénierie médico-sanitaire et  des produits pharmaceutiques.Selon les conférenciers, ces objectifs, ne peuvent être atteints dans  les conditions actuelles marquées par "d’importants déséquilibres et insuffisances"  dans la prise en charge des thématiques de recherche.          Pour illustrer leurs propos, les intervenants indiquent que  sur  les 2196 maîtres assistants en sciences médicales, existants en Algérie, seuls  250 sont inscrits en thèse et la même tendance est constatée concernant la pyramide  entre les professeurs qui sont au nombre de 450 contre 148  docents seulement  alors que les normes sont d’au moins trois docents par professeur Dans le même sillage, les participants ont déploré l’absence à ce jour  d’un centre de recherche en médecine en Algérie et de valorisation de la ressource  humaine tout en proposant une meilleure organisation de la recherche dans les  laboratoires, au niveau des équipes, des groupements et des réseaux de recherche  et  à travers les publications, entre autres.

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