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Le ministère de la Santé met en garde contre l'achat de produits périssables vendus sur les trottoirs

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Le directeur de la prévention au ministère de la  Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Mohamed Ouahdi, a  mis en garde hier à Alger, les citoyens contre l'achat de produits périssables  vendus sur les trottoirs en été.         
Lors d'une conférence de presse sur les intoxications alimentaires et  l'envenimation scorpionique, animée au siège du ministère, M. Ouahdi a affirmé  que "les intoxications alimentaires collectives ont connu une hausse croissante,  lors de ces dernières années, enregistrant entre 4000 à 5000 cas/an "."Les services sanitaires ont recensé, l'année dernière, 3267 cas d'intoxications  alimentaires à travers le territoire national, dont le plus haut taux a été  enregistré en été", a indiqué le directeur, soulignant que le nombre de cas  annoncés "ne reflète pas la réalité car les cas individuels sont généralement  traités chez les médecins de quartier ou préfèrent acheter des médicaments sans  consulter le médecin". "La propagation de l'intoxication alimentaire est due à la libération  du marché national, sans procéder à sa réglementation, au non-respect de la  loi lors de l'octroi des registres de commerce et à l'absence d'associations  de défense du consommateur", a-t-il expliqué.  En vue d'atténuer ce phénomène, M. Ouahdi a appelé à la prévention,  en particulier en été où l'on enregistre le plus haut taux d'intoxications alimentaires  collectives, notamment lors des fêtes et des rencontres familiales.         
L'intoxication alimentaire est due également au non-respect des règles  d'hygiène et de la chaîne de froid notamment pour les produits qui périssent  rapidement tels que l’œuf, utilisé dans la confection des gâteaux et des pâtisseries,  outre le lait et ses dérivés, les conserves et les boissons.         
M. Ouahdi a souligné que le plat du coucous, préparé lors des fêtes,  vient en deuxième position des aliments causant des intoxications après les  produits à base d’£uf, en raison du non-respect des règles d'hygiène et de  conservation.         
Quant aux plats de restauration rapide servis par les vendeurs saisonniers  au niveau des plages et dont les estivants sont très friands, le directeur a  regretté le non-respect par ces vendeurs des règles élémentaires d'hygiène,  de froid et de stockage, mettant la vie des citoyens en danger, appelant ces  derniers à préparer eux-mêmes leurs repas.  Il a appelé au respect des règles d'hygiène et de prévention en vigueur  dans les camps de vacances notamment en ce qui concerne l'eau, préconisant l'utilisation  de l'eau potable du robinet au lieu de celle des citernes, pour ne pas exposer  cette catégorie, qu'il a qualifiée de, "vulnérable" aux intoxications et aux  maladies.  Les magasins de gros et les commerce parallèles sont également à l'origine  de plusieurs violations des règles de commerce et de santé, en exposant des  produits périssables très vite au soleil tels que l’£uf, le lait, les fromages  et certaines conserves, sans se soucier de la santé du citoyen, a-t-il  indiqué.         
Il a cité, à cet effet, l'intoxication alimentaire collective survenue  à Sétif en 1998, suite à la consommation de "cachir" périmé, ayant fait 345  cas de botulisme dont 42 morts.         
En vue de faire face à ce phénomène, le ministère de la santé organise,  tous les trois ans, des séminaires régionaux, destinés au recyclage des spécialistes  des laboratoires de l'hygiène et du contrôle des eaux des différentes wilayas,  outre des sessions de formation à l'institut national de santé publique.  Le citoyen est le premier responsable de sa santé, en évitant  de consommer les produits alimentaires achetés auprès des vendeurs ne respectant  pas les règles d'hygiène, la chaîne de froid et la date de péremption, a-t-il  conclu.

 

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