L’obésité empêche le cerveau de réguler l’appétit
L’obésité nuirait au bon fonctionnement du cerveau et inhiberait un système de régulation de l’appétit.
Les personnes obèses ou en surpoids sont susceptibles de développer une résistance à la leptine, un peu de la même façon que pour l’insuline. La leptine est une hormone qui régule les réserves de graisses dans l'organisme. C'est une molécule produite et sécrétée dans la circulation sanguine par les cellules graisseuse (adipocytes), c’est la première hormone à avoir été identifiée dans le tissu adipeux. Son action essentielle est de couper l’appétit en se fixant sur l’hypothalamus. Elle augmente aussi la dépense énergétique en majorant la thermogenèse. Sur le plan métabolique, elle induit une fonte des graisses, diminue la sécrétion en insuline et réduit la production de sucre par l’organisme.
Chez les obèses on relève des taux élevés de leptine qui induisent petit à petit une résistance du corps à cette hormone. Cette résistance se manifeste par un blocage du noyau arqué, une partie de l’hypothalamus, qui régule l’appétit et le poids. C’est donc un cercle vicieux qui s’installe puisque les personnes qui ont le plus besoin de se contrôler perdent une fonction modératrice essentielle. Heureusement comme dans le cas de la résistance à l’insuline un régime pauvre en graisse permet de rétablir le bon fonctionnement de ce système.
Il existe aussi une mutation du gène du récepteur de la leptine qui entraîne notamment une obésité extrême. Elle serait responsable de près de 3% des obésités sévères juvéniles mais le taux de leptine circulante resterait dans ce cas, à peu près, normale, ce qui impose un diagnostic génétique. Des recherches sont en cours pour tester des médicaments pouvant réactiver ce gène.
J. I.
Pablo Enriori 503-494-8231 Oregon Health & Science University
L'obésité ferait augmenter le risque de maladies intestinales
L’obésité et le surpoids favoriseraient les maladies de l'intestin telles que le cancer colorectal et le reflux gastro-œsophagien. C'est ce qu'affirment plusieurs études publiées en août dans The American journal of gastroenterology. Selon celles-ci, il y aurait une forte corrélation entre l'indice de masse corporelle (IMC) servant à déterminer le surpoids, et l'apparition de ces maladies.
Une des études met en évidence le lien entre la largeur du tour de taille et reflux gastriques. Les auteurs ont notamment rassemblé des données prouvant que la perte de poids diminuait les reflux gastriques. Due à une intervention chirurgicale comme la pose d'un anneau gastrique, elle serait particulièrement efficace. Les chercheurs précisent que d'autres expériences seront menées pour être sûr que le facteur déterminant est bien la perte de poids et non l'acte chirurgical.
Une autre étude, menée par des scientifiques japonais, s'est plus particulièrement portées sur le cancer colorectal. Plus l'indice de masse corporelle des participants augmentait, plus le risque d'adénomes, dans les intestins augmentait lui aussi. Les adénomes sont des tumeurs bénignes qui peuvent devenir malignes. Selon ses résultats, la perte de poids est associée à une baisse du risque de développer une tumeur.
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