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Le tabac tue 5 millions de personnes chaque année

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Chaque année dans le monde, le tabagisme tue 4,9 millions de personnes, dont un million en Inde et autant en Chine ! Si la tendance actuelle n'est pas inversée, il devrait faire 8 millions de victimes par an à la fin des années 2030… Soit une augmentation de 63%. L'affaire est particulièrement grave. Actif ou passif, le fumeur c'est connu, est exposé à des maladies cardiovasculaires et pulmonaires. Mais surtout à un risque de cancers qui fait froid dans le dos.
Outre le poumon, pas moins de 10 organes ou systèmes d'organes sont menacés de cancer par le tabagisme. Les principales cibles sont : le nez et le pharynx, les reins, la bouche et les lèvres, la vessie, le pancréas, le larynx, l'œsophage et les sinus ! Et chaque jour, de nouvelles études démontrent les méfaits du tabagisme. Saviez-vous par exemple que la cigarette des parents… fait ronfler Bébé ?
D'après une étude britannique, 10% des enfants de moins de 4 ans ronfleraient chaque nuit. Au-delà de l'aspect héréditaire du ronflement, c'est le tabagisme passif qui est avancé pour expliquer ce chiffre élevé.
Par-dessus le marché, figurez-vous que les fumeurs seraient plus paresseux que les non-fumeurs ! Déjà taxés de mal manger, ils seraient en effet particulièrement réfractaires à… l'exercice physique. C'est la conclusion d'un travail on ne peut plus sérieux, mené par une équipe japonaise.
Autre effet délétère sur la santé, le tabagisme perturbe le sommeil. Les fumeurs ont dans un premier temps plus de mal à s'endormir que les non-fumeurs, à cause de l'effet excitant de la nicotine inhalée en fin de journée.
Plus tard dans la nuit, c'est au contraire le manque de nicotine qui pose un problème aux fumeurs, en perturbant leurs phases de sommeil profond. Ces dernières sont en effet raccourcies par rapport à celles des non-fumeurs, à cause cette fois du syndrome de manque provoqué par le sevrage nocturne en nicotine. Et D'une manière générale d'ailleurs, les troubles de l'endormissement et du sommeil profond sont 4 fois plus fréquents chez les fumeurs…
Voilà donc autant d'arguments supplémentaires pour abandonner le tabac… et surtout pour ne jamais tomber dans le piège de la première cigarette.
Dans le cas où vous y seriez déjà tombé, pourquoi ne pas passer à autre chose ? Ce ne serait vraiment pas dommage. Parce qu'arrêter de fumer, ça change la vie !

- Dès les premiers jours et au plus tard en deux semaines, vous allez redécouvrir les odeurs et les saveurs ;
- Dans le mois qui suit l'arrêt, le souffle va vous revenir : vous monterez les escaliers d'un pas nouveau ;
- Après un an, votre risque de maladie coronarienne sera réduit de moitié. Vous devrez toutefois attendre 15 ans pour qu'il redevienne le même que celui d'un non-fumeur de toujours ;
- Les risques de cancer du poumon ou de bronchite chronique, ou d'accident vasculaire cérébral, diminuent régulièrement. Il faut là aussi attendre de 10 à 14 ans pour que les anciens fumeurs se retrouvent au même niveau que les non-fumeurs.

Mais comment s'arrêter  de fumer ?
Cette question taraude tout fumeur qui tente un jour de lâcher la clope. En fait, c'est la nicotine qui est responsable de la dépendance. Elle stimule les centres du plaisir et entraîne une dépendance à trois niveaux :
- Dépendance comportementale, avec le réflexe de « tirer » sur la cigarette ;
- Dépendance pharmacologique, la nicotine ayant un effet anxiolytique et antidépresseur. Elle stimule ainsi les fonctions intellectuelles et agit comme un coupe-faim ;
- Dépendance physique enfin, car la privation de nicotine provoque un état de manque terrible qui se traduit par des symptômes à type de dépression, d'irritabilité, d'accès de colère…
Sachez pourtant que malgré tous ses défauts, la nicotine est moins toxique que les goudrons ou les nitrites contenus dans le papier à cigarettes. Voilà pourquoi l'un des meilleurs moyens de cesser de fumer est encore… de consommer de la nicotine sous des formes moins nocives, et aussi moins coûteuses que le tabac.
Les traitements de substitution existent essentiellement sous forme de gommes à mâcher et de timbres transdermiques. Vous les trouverez en pharmacie. Mais il y a aussi des médicaments, qui permettent de se passer du tabac.
Comme le bupropion commercialisé sous le nom de Zyban. Produit par le britannique GSK, c'est un amphétaminique qui offrirait 20% de sevrage à un an. En raison d'accidents parfois graves, l'usage de cet antidépresseur doit tout de même être rigoureusement encadré. Il est ainsi contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante.
Est également disponible sur le marché, la varenicline. Elle est produite par le laboratoire américain Pfizer, et commercialisée sous des noms différents, Champix ou Chantix. En se liant à des récepteurs cérébraux spécifiques, elle annihile l'effet de la nicotine. Plus d'effet « shoot », donc plus d'envie d'y revenir.
Là encore, des effets indésirables ont été notifiés. A savoir des troubles dépressifs et idées suicidaires chez des patients en cours de sevrage. Renseignez-vous auprès de votre médecin.
Tous ces produits atténuent le manque et constituent des aides efficaces au sevrage. Pour le reste, la volonté d'arrêter doit être forte, c'est indispensable.
En dehors de ces moyens reconnus, le candidat au sevrage peut se reposer sur l'acupuncture et l'homéopathie, seules ou en association. L'hypnose a également ses adeptes et dans certains cas, les thérapies cognitives et comportementales donnent de bons résultats.
Cette approche mène à chercher le pourquoi et le comment de l'intoxication. Il s'agit de déterminer si l'envie de fumer trouve son origine dans le stress, le travail ou la solitude par exemple. Le but est d'apprendre au patient à gérer ces situations. Sur un bon terrain, le résultat peut être probant.
Attention toutefois au retour de bâton lorsque survient une pression imprévue ! Et surtout, ne vous tournez pas vers les cigarettes dites légères ou light. Elles ne sont pas légères du tout, au contraire, même si elles vous tentent et vous rassurent en indiquant sur leurs emballages des teneurs en goudron et en nicotine réduites.
Ces cigarettes vous font croire que vous allez fumer du tabac moins fort et donc moins nocif ! Tests à l'appui, il est depuis longtemps prouvé que ces indications sont trompeuses. A l'aide de machines reproduisant les habitudes des fumeurs, plusieurs études ont démontré que les normes officielles sur lesquelles s'appuient les cigarettiers sont sous-évaluées.
De plus, les fumeurs de légères « tirent » davantage sur leur cigarette. Résultat, ils avalent près de 40 % de fumée en plus ! En moyenne, les légères font absorber trois fois plus de goudron et de nicotine que ce qu'elles affichent sur le paquet. Si vous voulez limiter votre consommation, ne tombez donc pas dans le panneau !
Source : OMS, Institut de Veille sanitaire

Lorsque vous fumez une cigarette, la tension artérielle augmente. Elle redevient normale après :
20 minutes. Le tabagisme cause de l’hypertension par l’effet de la nicotine qui est un vasoconstricteur, c’est-à-dire resserre les vaisseaux sanguins. Le pouls s’accélère et la température des pieds et des mains diminue. Ce n’est que vingt minutes plus tard que la pression artérielle redevient normale.

8 heures après avoir fumé :
Le taux sanguin de monoxyde de carbone redescend à la normale et le taux d’oxygène remonte à la normale.

Lorsque l’on cesse de fumer, le taux de mortalité relié au cancer du poumon (fumeur moyen, 1 pqt par jour) diminue considérablement après : 5 ans.

La cigarette et les autres formes de tabac créent une dépendance du même ordre que : La caféine

C’est connu la nicotine affecte les voies respiratoires. Elle affecte aussi d’autres organes vitaux.
Les effets de la nicotine sont néfastes pour tous les organes vitaux : le foie et les reins par leur fonction de purification et d’excrétion des toxines ; le système nerveux réagit en provoquant des tremblements et des convulsions ; la nicotine favorise les cancers de la bouche, de la vessie, de l’œsophage, les reins et le pancréas. L’effet sur le parodonte (gencives et os) et sur les dents est moins connu du public mais aussi nocif. La nicotine et ses toxines diminuent beaucoup le pouvoir du système immunitaire de détruire les bactéries de la plaque dentaire. Les fumeurs présentent moins de saignements de gencives dûs au resserrement des vaisseaux sanguins (voir question 1) ce qui laisse penser que la gencive est saine. La parodontite est indolore et sournoise ; elle mène à la chute des dents si non traitée. Votre dentiste et hygiéniste dentaire peuvent détecter les premiers signes de parodontite.

La nicotine est un poison. On la compare à : Le cyanure. Une seule goutte de nicotine pure peut tuer un humain instantanément. La nicotine atteint le cerveau en 7 secondes et cause à la longue une dépendance.

La nicotine reste dans l’organisme jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt de l’usage du tabac ?
Faux. La nicotine disparaît de l’organisme environ 72 heures à 3 jours après de l’usage du tabac. Les effets néfastes de cette dernière persistent parfois même jusqu’à la mort.

Mâcher de la gomme aide à diminuer la formation de taches sur les dents des fumeurs ?
Vrai. Une étude révèle effectivement qu’il y a une diminution des taches sur les dents des fumeurs après la consommation de gomme sans sucre.

Les maladies liées  au tabagisme
Voici la liste bien connue des affections liées au tabagisme :

- Les cancers du poumon, de la bouche, du larynx, du pharynx, de l’œsophage, du pancréas, de l’estomac, du rein, de la vessie, du col de l’ utérus et de certaines leucémies 
- L’insuffisance respiratoire, l’emphysème pulmonaire, la bronchite chroniques et les infections respiratoires aiguës 
- L’accident vasculaire cérébral, la crise cardiaque, l’angine de poitrine, l’artérite des membres inférieurs, la gangrène, l’anévrisme, l’hypertension et l’artériosclérose
On sait aujourd’hui que le tabac est la cause de 90% de tous les cancers du poumon.

La liste des maladies s’allonge
On sait maintenant aussi que l’usage du tabac contribue à la cataracte, à la pneumonie, à l’anévrisme aortique abdominal et à la parodontie.
Le tabagisme endommage en outre gravement le système reproductif, et contribue à la fausse couche, à l’accouchement prématuré, au faible poids de naissance, à la mort subite du nourrisson et à certaines maladies pédiatriques telles que le trouble déficitaire d’attention/hyperactivité. Les nouveaux-nés de mères qui fument pèsent en moyenne 200 grammes de moins que ceux de mères comparables non fumeuses.
Toutefois, ceux qui consomment du tabac ne sont pas les seuls à être exposés à ses effets néfastes. Des millions d’individus, y compris la moitié des enfants dans le monde, sont exposés à la fumée de tabac secondaire, également connue sous le nom de tabagisme passif. Il existe des preuves concluantes d’une relation entre le tabagisme passif et un risque accru de maladies cardiovasculaires, de cancer du poumon et d’autres cancers, d’asthme et autres maladies respiratoires chez les adultes; et d’asthme et autres maladies respiratoires, d’otite infectieuse et du syndrome de mort subite du nourrisson chez les enfants,
Outre les maladies pouvant être provoquées par la consommation de tabac et par l’exposition au tabac des autres, la dépendance à l’égard du tabac est en elle-même un trouble distinct, au sens de la Classification internationale des maladies (CIM-10). En tant que maladie chronique, comportant fréquemment des rechutes, la dépendance à l’égard du tabac nécessite un traitement adéquat.
Source : OMS

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