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Une feuille de route adaptée à la réalité

image Ph. : Nesrine

En faisant le choix de la continuité, le peuple sait qu’il peut compter sur un certain nombre de pratiques qui ont donné tout son sens à la bonne gouvernance. Est-ce à dire que rien de nouveau n’apparaîtra à l’horizon sur le plan de l’organisation, des méthodes de travail, du choix des hommes, des contours à donner à l’ouverture économique ?

En faisant le choix de la continuité, le peuple sait qu’il peut compter sur un certain nombre de pratiques qui ont donné tout son sens à la bonne gouvernance. Est-ce à dire que rien de nouveau n’apparaîtra à l’horizon sur le plan de l’organisation, des méthodes de travail, du choix des hommes, des contours à donner à l’ouverture économique ?
Tout indique qu’on ne tardera pas à avoir des éléments de réponse, sachant qu’il ne faut pas s’attendre à une période d’état de grâce. Pour le Chef de l’Etat, il n’y a pas de temps à perdre, il faut accélérer la cadence, continuer sur la même lancée en faisant suivre le programme 2005-2009 d’un nouveau programme tout aussi ambitieux avec une dotation de 150 milliards de dollars. Durant la campagne électorale, le Président Bouteflika a fait connaître quelques-unes de ses priorités, insistant sur la prise en charge des besoins essentiels dont l’emploi, le Président ayant promis la création de 3 millions d’emplois. Dans d’autres domaines, comme le logement, la santé, l’éducation, l’accès à l’eau, à l’électricité, au gaz, la demande est également pressante, notamment dans certaines régions ayant souffert  de déficits pour des raisons diverses. La course contre la montre enclenchée pour résorber les déficits dans ces domaines vitaux, dont dépend le bien-être des citoyens, doit donc se poursuivre. Le Chef de l’Etat n’a pas manqué de faire référence durant la campagne à la nécessité  d’agir avec plus d’efficacité pour éliminer les fléaux de la corruption, de la spéculation, de la bureaucratie.
Certes, le bilan du dernier mandat fait ressortir d’appréciables résultats dans maints domaines. Il n’est pas inutile de se rappeler que pour arriver à ces succès, il a fallu bousculer certaines habitudes. Le Chef de l’Etat a montré la voie par le style qu’il  donné à la gestion des affaires : définition de la feuille de route, établissement d’un échéancier, obligation de résultats, sorties régulières sur le terrain pour le suivi des projets, audition des ministres. Son insistance sur le respect des délais et de la qualité, le travail en continu (3x8) lors de l’inspection  des chantiers renseignent sur son souci de voir la logique de l’efficacité gagner l’ensemble des sphères d’activité qu’il s’agisse  de la réalisation des projets, de la production industrielle ou du fonctionnement de nos administrations.
Aujourd’hui, il n’est pas interdit d’espérer que les choses marchent mieux. Au demeurant, c’est une aspiration tout à fait légitime, sachant que le pays dispose de meilleurs atouts : les compétences ne manquent pas, les ressources financières sont disponibles et une expérience appréciable a été capitalisée, ce qui devrait nous prémunir de certaines erreurs. Tous ces atouts, auxquels il faut ajouter les effets positifs des réformes de modernisation (justice, banques, formation des ressources humaines) et l’entrée en service des infrastructures modernes (autoroute Est-Ouest, barrages, chemins de fer...) placent l’Algérie en position de relever les défis qu’elle s’est assignés : rejoindre le peloton des pays émergents, sortir de la dépendance du pétrole. Pour relever le challenge et mener à bon port les projets du nouveau programme de 150 milliards de dollars, point n’est  besoin de souligner l’importance de compter sur des hommes dévoués et à l’expérience avérée.
M. Brahim
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