Réconciliation nationale, développement et jeunesse : 3 priorités du Président
Dans la déclaration qu’il a faite, vendredi dernier, juste après l’annonce des résultats de la présidentielle par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, le Président de la République a évoqué la feuille de route pour le prochain quinquennat. Simple dans son énoncé, le programme ficelé pour l’étape à venir sous tend des objectifs d’autant plus stratégiques que tout le poids de l’Etat sera mis sur la consolidation des acquis engrangés à l’ombre de deux mandats entièrement investis dans la restauration de la sécurité, de la stabilité, de la remise en marche de l’économie nationale ainsi que l’amélioration de l’efficience des institutions de l’Etat. Les actions à entreprendre s’articulent, comme souligné par le Président de la République, sur « une politique d’encouragement des investissements, d’accroissement des capacités de production nationale, de résorption du chômage et de lutte contre tous les fléaux ». Cette démarche s’inscrit en fait dans le droit fil de la politique prônée par le Chef de l’Etat, laquelle a porté le pays à maturation et balisé ainsi le terrain à la mise en œuvre d’une stratégie de parachèvement d’un programme multidimensionnel au relent social indéniable. Le programme présidentiel pour les cinq années à venir est consistant et ambitieux. Mais sa mise en œuvre ne suscite aucune appréhension d’autant plus que l’Algérie de 2009 est confortablement assise sur des atouts majeurs consistant en une base économique solide, une cohésion sociale avérée, une conjoncture favorable et le tout conforté par une volonté politique réaffirmée de booster le développement sociopolitique du pays. L’Algérie a les coudées franches pour prendre en charge son développement et ses ambitions stratégiques.
Cela ne relève pas de la démagogie. Après près de dix ans d’investissement public massif, le pays ne tarit pas de moyens, ni d’idées aussi. La stratégie industrielle qui sera mise en œuvre est porteuse de toutes les perspectives, parce que tenant compte des éventuels effets de conjoncture et en tirant les leçons de la crise économique mondiale. Dans ce contexte l’Etat n’a pas perdu de vue le rôle considérable que peut jouer le potentiel financier et économique national dans la réponse aux objectifs pour la résorption du chômage. C’est sous cet angle qu’on apprécie le soutien marqué de l’Etat aux entreprises publiques activant dans les créneaux stratégiques à l’image de celui de la pétrochimie, de l’industrie pharmaceutique, ainsi que l’agroalimentaire et le bâtiment. Il en est évidemment de même pour le système financier public et privé, lesquels bénéficient d’un appui technique. C’est autant dire que le cap est mis sur une gouvernance au diapason de la norme, et à même de garantir le développement humain de l’Algérien. Le quinquennat qui s’annonce consacrera à son aboutissement le bien être du citoyen dans une Algérie prospère.
S. Lamari
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