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Election présidentielle du 9 avril 2009 : La démocratie irréversible

image Ph. Nesrine T.

«La maturité politique qui a prévalu lors de cette échéance nationale est un signe prometteur pour notre devenir, un devenir que nous appréhendons armés d'une démocratie émanant de nos valeurs et de notre amour pour notre patrie.»

L’élection présidentielle qui vient de connaître son point final avec le renouvellement de la confiance populaire au Président sortant, M. Abdelaziz Bouteflika, aura constitué un événement politique majeur dans la vie de la nation. C’est une échéance électorale qui a consacré pleinement la pratique démocratique dans le pays. C’est un gain important et essentiel à la fois, un gage de maturité et d’une prise de conscience que l’enjeu de l’élection se trouvait bien être l’avenir de la nation, sa stabilité et sa capacité à relever les défis qui restent nombreux.
C’est finalement le candidat qui aura le mieux répondu aux attentes à travers son programme électoral, qui aura été confirmé. Le Président sortant avait pour lui un bilan particulièrement important en terme de réalisations. Programmes économiques et sociaux, approfondissement de réformes fondamentales touchant jusqu’au fonctionnement d’institutions nationales vitales pour leur donner plus de transparence, plus de présence sur le terrain, plus de proximité avec le citoyen auront meublé les deux mandats que vient d’accomplir le Président nouvellement élu. La stabilité, le retour à la paix, la réconciliation nationale sont à mettre au titre de l’acquis populaire, celui qui a justement permis que s’engagent de vastes programmes de développement avec des résultats sur le quotidien des Algériens qui sont loin d’être négligeables.
Cette représentation de l’économie et de la société algérienne a été un puissant facteur de motivation pour un électorat qui, avec beaucoup de lucidité, a fait le choix qu’il pensait le meilleur pour le pays.
Le Président réélu a tenu à témoigner de cette reconnaissance dans un message adressé au peuple algérien. Comme à son habitude, M. Abdelaziz Bouteflika rappelait que la nation forte de ses valeurs et de ses traditions savait être fidèle aux grands rendez-vous que lui dressait l’histoire.
Le 9 avril 2009 comptera donc comme au moment solennel, le point de départ pour de grandes et fortes résolutions.
De grandes et fortes résolutions, le Président Bouteflika, les a consignées dans son programme électoral. Dans le sens de la promotion économique et sociale, c’est le logement et l’emploi qui continuent à être au centre des priorités.
Le Président réélu évoque de tels dossiers en les intégrant à une recherche toujours plus grande et plus forte de conditions de vie meilleures, d’une qualité de vie. Le terme n’est pas nouveau dans le propos de M. Bouteflika, mais l’insistance à le rappeler signifie encore plus de conviction.
L’amélioration des conditions de vie de la population est en effet au centre des préoccupations politiques. C’est le prolongement  naturel de la mise en application de vastes programmes économiques et sociaux qui ont contribué à remodeler le visage du pays et à le conduire sur la voie du développement.
Le mandat politique qui s’ouvre aura le mérité d’assurer cette continuité historique.
D’importantes enveloppes budgétaires sont prévues pour amener le pays vers plus de présence sur le plan économique, politique et social, l’engagement dans une ère où la compétitivité et la performance sont l’étalon. Or pour les économies des pays soumis à une rude et impitoyable concurrence sur les marchés du monde, l’Algérie doit pouvoir prendre sa place dans un pareil cadre d’évolution.
Le programme soumis à la sanction populaire par le Président Bouteflika répond à de tels cas de figure. En tout état de cause, le résultat des élections qui viennent de trouver leur épilogue jeudi dernier, est un bon indicateur .
L’Algérie a beaucoup investi ces dernières années et devra continuer à le faire à l’avenir car les besoins demeurent immenses. Déjà le cadre et les procédures d’investissement ont été longuement simplifiés, ce qui est un bon gage.
La durabilité de la croissance sera le principal défi auquel devra faire face le nouveau gouvernement. Celle-ci ne peut être réellement atteinte que par le développement d’entreprises innovatrices et innovantes.
La modernisation des entreprises par l’amélioration de leurs capacités techniques et technologiques, leur mode de gestion, l’appui à l’internationalisation seront des étapes importantes à franchir allant toujours dans le sens de l’ouverture économique.
L’Algérie qui a consolidé son cadre macro-économique a la volonté d’aller à plus de diversification partant des atouts dont elle dispose et du cadre avantageux qu’elle offre à l’investissement, rappelait déjà le Président-candidat, ajoutant que la promotion de l’investissement devrait être davantage mis au service du développement du pays. Les orientations prises, l’intégration de l’économie du pays dans des espaces largement ouverts à la concurrence internationale et à la compétitivité imposeront des règles strictes de gouvernance qui prendront leur source dans les acquis fondamentaux de ces dernières années.
Tahar Mohamed Al Anouar

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