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Le droit tout simplement

Inscrite il y a plus de 42 ans dans le registre de l’Assemblée générale des Nations unies, la question du Sahara occidental demeure, à ce jour, un cas flagrant du déni du droit international. Les différentes résolutions émanant, jusqu’ici, du Conseil de sécurité de l’Onu et les différentes motions adoptés par les assemblées générales onusienne successives, n’ont pu, hélas, venir à bout de ce dernier cas de décolonisation dans le continent africain. Une cause pourtant qui rentre en droite ligne des recommandations du premier article de la charte des Nations unis qui ouvre le chemin aux peuples à disposer d’eux-mêmes. Ni les accords de Houston, ni le plan Baker, et encore moins les rounds, inachevés, de Manhasset, n’ont concrétisé cet idéal qui jadis a permis à d’autres combats d’aboutir à l’indépendance. Un fait relevé d’ailleurs par le sénateur belge et défenseur infatigable de la cause sahraouie, M. Pierre Galand.  Celui-ci à lors d’une lors d'une conférence sur le  droit des peuple à l'autodétermination, tenue hier à Alger a affirmé que  "dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs combats ont été menés par des peuples pour la reconnaissance de leurs droits nationaux. Mais, malheureusement, tout cet effort n'a pas été réellement endossé par la  communauté internationale. Si c'était réellement le cas, le peuple sahraoui serait indépendant aujourd'hui et la Palestine serait, également, un Etat indépendant". Des propos lourds de sens et qui tranchent net avec le laxisme relevé ça et là envers certaines causes. Politique du deux poids deux mesures, qui fait dire à M. Galand "Nous sommes aujourd'hui dans une situation de non-droit et si nous ne prenons  pas garde, le 21ème siècle sera celui du déchirement". Dans ce sens, les derniers propos de l’envoyé personnel du SG de l’Onu au Sahara occidental M. Peter Van Walsum n’incitent guère à l’optimisme. En effet, après avoir relevé « l’absence d’un plan pour sortir de l’impasse », le diplomate onusien a fini par lâcher  "je n'ai pas encore trouvé de solution". De quelle solution parle t- on encore ? En 1965, la résolution 2072 de l’Assemblée générale des Nations unies place le Sahara occidental sur la liste des régions à décoloniser et fait référence à la résolution 1514 sur le droit à l’autodétermination des peuples colonisés.
40 ans après, la résolution 1783 adoptée par le Conseil de sécurité à sa 5773e  séance, le 31 octobre 2007, tout en rappelant ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental, insiste sur l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies. Encore une fois « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Donc, un referendum si tant, la définition de ce mot revêt encore le même sens.   
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