Sections
Accueil | Monde | Mechaâl: «l’obstacle à la paix au PO c’est Israël et non Hamas»

Mechaâl: «l’obstacle à la paix au PO c’est Israël et non Hamas»

La partie qui fait obstacle à une solution au conflit au Proche-Orient garantissant la paix dans la région, est Israël et non le mouvement Hamas, a déclaré hier à Moscou, le président du bureau politique du mouvement palestinien Hamas, Khaled Mechaâl. "Les Israéliens s’appliquent non seulement à entraver le processus de paix, mais se préparent à mener de nouvelles guerres", a affirmé Mechaâl dans une conférence de presse à l’issue d’entretiens avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. M. Mechaâl qui est arrivé dans la journée pour une visite en Russie à l’invitation du chef de la diplomatie russe, a souligné que "c’est le gouvernementa de Benjamin Netanyahu, d’Ehud Barak et d’Avigdor Lieberman qui entrave les efforts de paix et qui veut liquider la question palestinienne en imposant le fait accompli". Il s’est déclaré pessimiste quant aux perspectives du processus de paix au Proche-Orient. "Je n’entrevois aucune perspective de règlement du conflit au Proche-Orient que ce soit sur le volet israélo-palestinien ou sur le volet israélo-syrien, car les autorités israéliennes sont des autorités de guerre, d'agression et d'occupation qui ne veulent pas la paix", a-t-il dit. M. Mechaâl a déploré le "recul" de la position des Etats-Unis ainsi que "l’incapacité" de la communauté internationale à amener Israël à remplir ses engagements qui continue à défier la légalité internationale en poursuivant la colonisation, les agressions et les assassinats des Palestiniens aussi bien à l’intérieur des territoires palestiniens qu’à l’étranger".  Il a indiqué à ce propos que Hamas "répondra en temps voulu à l’assassinat à Dubaï par le Mossad de Mahmoud al-Mabhouh", un des dirigeants du mouvement. Il a également qualifié le blocus imposé par Israël à Ghaza d’"immoral et inhumain". Il a dans ce contexte souligné la nécessité d’œuvrer au plus vite à la reconstruction de Ghaza après l’agression israélienne il y a un peu plus d’un an, "d’autant plus que les financements, arabes ou internationaux, existent",a-t-il dit. Il a, à ce propos, affirmé que "celui qui lit le rapport Goldstone sur l’agression israélienne contre Ghaza, se rendra compte que le vrai terroriste n’est pas Hamas qui ne fait qu’exercer son droit de se défendre contre l’agresseur, mais bien le gouvernement israélien".

  • email Envoyer à un ami
  • print Version imprimable
PUBLICITE