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A la clôture du 13e Sommet de l’Union africaine à Syrte : Création de l’Autorité de l’UA

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Les dirigeants africains adoptent égalementune série de résolutions.

Le 13e sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine s'est clôturé vendredi par l'adoption d'une série de résolutions et de déclarations sur la situation dans le continent africain, notamment la création de l'Autorité de l'UA, la Somalie et le mandat d'arrêt international contre le président soudanais Omar Hassan El-Bachir. Il a ainsi été décidé par les chefs d'Etat africains la création de l'Autorité de l'Union africaine qui sera dirigée par un président et dont le rôle sera le renforcement de la coordination des politiques étrangères, du commerce et de la défense au sein du continent africain. Pour entrer en vigueur, cette Autorité devra être approuvée par les parlements des 53 pays membres de l'UA, selon le président de l’UA, le Guide de la Révolution libyenne, le colonel Maâmar El Gueddafi. Sur la situation en Somalie, les dirigeants africains ont exprimé leur "plein soutien" au gouvernement de transition dans sa lutte face aux insurgés. L'UA a par ailleurs "exhorté" ses Etats membres à "fournir le personnel militaire nécessaire "pour permettre à la force de paix de l'organisation panafricaine en Somalie (Amisom) d'assurer sa mission. Sur un autre registre, les dirigeants africains ont décidé qu'ils "ne coopèreront pas" avec la Cour pénale internationale (CPI) pour l'arrestation du président soudanais Omar Hassan El-Bachir, accusé de "crimes de guerre et crimes contre l'humanité" au Darfour, région de l'ouest du Soudan en conflit armé. L'UA reproche notamment au Conseil de sécurité de l'ONU de ne pas avoir répondu à sa demande de suspendre les poursuites contre le président soudanais. En conséquence, il a été décidé que les Etats membres de l'UA "ne coopéreront pas" avec la CPI "dans l'arrestation et le transfert" de M. El-Bachir, au nom de son immunité présidentielle. Le sommet de Syrte a expliqué sa décision en notant "avec une grave préoccupation les conséquences malheureuses que cet acte d'accusation a eu sur le processus de paix délicat en cours au Soudan, et le fait qu'il continue de saper les efforts déployés en vue de faciliter un règlement rapide du conflit" dans ce pays. Concernant la Mauritanie, le sommet "se félicite de la signature le 4 juin 2009 de l'Accord de sortie de crise", salue la "contribution historique" du président Sidi Ould Cheikh Abdellahi, qui s'est démis volontairement de son mandat présidentiel, et "demande aux parties concernées de mettre en œuvre de bonne foi les engagements pris". La question malgache a également été débattue et le sommet a "exprimé sa vive préoccupation face à l'absence de progrès en ce qui concerne le retour à l'ordre constitutionnel" dans le pays. Il a aussi exprimé "son appui aux éléments de sortie de crise articulés par le Groupe international de contact lors de sa réunion tenue à Addis-Abeba le 30 avril 2009". Pour la Guinée-Bissau, les dirigeants africains "condamnent dans les termes les plus fermes la spirale de violence" ayant notamment abouti à l'assassinat du président Joao Bernardo Vieira. Le sommet "exhorte les forces armées et de sécurité à s'abstenir de toute ingérence dans les questions politiques". Sur la situation politique en Guinée, le sommet "invite les autorités issues du coup d'Etat à respecter les engagements qu'elles ont pris et à mener à son terme le processus de transition, conformément à la feuille de route convenue entre les parties guinéennes".

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