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Honduras : Le président Zelaya refuse de démissionner

• Réunion d'urgence des Nations unies.
• Chavez souhaite "donner une leçon" à ceux qui ont évincé Zelaya.
• Inquiétude de la communauté internationale.  

Le président évincé du Honduras, Manuel Zelaya, refuse de démissionner, et a affirmé n'avoir signé aucune lettre de démission. M. Zelaya a démenti avoir signé une lettre de démission, après qu'une lettre annonçant sa démission eut été lue dimanche dernier devant les députés honduriens par le secrétaire du Congrès national, José Alfredo Saavedra. La lettre indiquait que M. Zelaya avait démissionné en raison d'une "situation politique polarisée (...) qui a conduit à un conflit national (...) et en raison de problèmes de santé insurmontables". "Je n'ai pas démissionné et ne démissionnerai pas", a affirmé M. Zelaya. "Mon gouvernement terminera son mandat en 2010. Je suis le président du Honduras et seul le peuple peut me destituer ou me désigner", a-t-il ajouté. M. Zelaya a fait savoir qu'il participerait, au nom de son pays, au sommet du Système d'intégration d'Amérique centrale qui devait s’ouvrir hier à Managua, la capitale du Nicaragua. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé le rétablissement du président du Honduras dans ses fonctions, a annoncé son service de presse. "Le secrétaire général (...) exprime son ferme soutien aux institutions démocratiques du pays et condamne l'arrestation du président de la République", indique un communiqué de l'Onu. M. Ban demande "le rétablissement des représentants démocratiquement élus du pays et le respect des droits de l'homme, y compris des garanties pour la sécurité du président Zelaya, des membres de sa famille et son gouvernement". Pour sa part, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a dénoncé hier le coup d'Etat militaire au Honduras contre le président Manuel Zelaya appelant au rétablissement dans ses fonctions du chef de l'Etat hondurien. "Nous devons condamner ce coup d'Etat. Nous ne pouvons accepter ou reconnaître un quelconque nouveau gouvernement qui ne soit pas celui du président Zelaya, parce qu'il a été élu au suffrage universel dans les règles de la démocratie", a déclaré M. Lula dans son programme hebdomadaire de radio.

 

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