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Seule la légalité internationale

Le quatrième round des négociations directes entre les deux parties impliquées dans le conflit du Sahara Occidental, reprendra dans deux semaines à Manhassat, avec l’espoir que le Maroc et le Front Polisario arrivent à s’entendre sur une solution définitive dans ce contentieux, vieux de plus de trente ans. C’est l´espoir que l´Algérie vient de formuler une fois de plus, à travers le message du Président Abdelaziz Bouteflika pour qu’une solution politique soit trouvée, toujours dans le respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Cette position , celle de l’Algérie et solidement ancrée dans les principes de la charte de l’ONU, est celle que défend aussi l´ensemble de la communauté internationale.  La RASD a enregistré depuis sa création une solidarité internationale très large, tant au niveau des Etats que de la société civile internationale et bien sûr, dans le cadre des Nations unies qui ont voté résolutions sur résolutions en faveur du droit à l’autodétermination au Sahara Occidental. Il s’agit, à présent, d´appliquer ces resolutions qui consacrent toutes, et sans exclusive, ce principe majeur du droit international, sans quoi le conflit restera dans l’impasse, ce qui entamera la crédibilité des Nations-unies. L’ONU qui a fait valoir sa capacité à rendre justice aux peuples et aux territoires coloniaux, comme dans le cas de Timor-Est, un conflit comparable en tout à la question du Sahara Occidental qui a pris fin grâce à la sagesse des dirigeants portugais et de l’Indonésie. C’est ce que tout le monde souhaite pour l´ancienne colonie espagnole, en Espagne, à gauche comme à droite, au sein des milieux nationalistes comme parmi les ONG,  invitant le gouvernement espagnol à s´aquitter de ses obligatrions historiques envers les Saharaouis.
On comprend la déception des dirigeants sahraouis devant un certain jeu politicien, en occident, visant à contourner la légalité internationale, et encourageant le Maroc, pays frère, à poursuivre sa politique d’occupation d´un territoire, placé sous la responsabilité de l’ONU, une responsabilité confiée à l’ancienne puissance coloniale espagnole laquelle n´avait aucun titre, morale, juridique ou politique, pour disposer d´un territoire non autonome. Un problème de colonisation donc qui attend d´être réglé et un peuple, le seul peuple encore colonisé au mode, qui aspire à jouir de sa souveraineté.
La sagesse devrait donc l´emporter pour que toute la región retrouve définitivement sa stabilité et s´engage dans la voie d´une réelle intégration. C’est dans ce sens que le Président Bouteflika agit, toujours dans le respect de la légalité des principes défendus par les résolution du conseil de sécurité de l’ONU.
En attendant la RASD  continue de jouir d’un soutien international indéfectible, en Afrique notamment, continent qui connaît plus qu´ailleurs ce que le mot colonisation veut dire.

 

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