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52e anniversaire du bombardement de Sakiet Sidi Youcef : Un crime contre l’humanité

image D.R.

Le siège du Conseil consultatif de l’Union du Maghreb arabe, avenue Franklin Roosevelt, Alger, a abrité samedi dernier une conférence-débat sur le sauvage bombardement de la localité tunisienne de Sakiet Sidi Youcef, par l’aviation coloniale, le 8 février 1958, en présence de moudjahidine et moudjahidate, de personnalités nationales, d’universitaires, ainsi que les représentants de l’ambassade de Tunisie et de l’Etat de Palestine dans notre pays. Organisée par la dynamique association culturelle et historique Machaâl Chahid, à l’occasion de la célébration du 52e anniversaire de ce massacre historique, cette rencontre, à laquelle ont assisté, également, MM. Abderrazak Bouhara et Saïd Mokaddem, respectivement  vice-président du Conseil de la nation, et SG du Conseil consultatif de l’UMA, a permis à l’assistance présente de se rappeler le douloureux souvenir de cet énième crime contre l’humanité, perpétré par l’armée coloniale contre les populations civiles tunisienne et algérienne, au nom du prétendu droit de poursuite, et d’appeler encore une fois à la concrétisation des objectifs de l’unité maghrébine, chère aux peuples de la région.  A cette occasion, l’universitaire Bachir Madini a évoqué brièvement les conditions politiques qui prévalaient à l’époque, les faits et les conséquences de cet acte barbare contre des populations civiles désarmées en soulignant qu’il s’agit d’un crime contre l’humanité, avant de permettre au chargé d’affaires de l’ambassade tunisienne à Alger, de rappeler les vertus de l’aide et du soutien existant entre les deux peuples frères algérien et tunisien, avant de rendre un vibrant hommage aux chouhada de Sakiet Sidi Youcef. Après quoi, il a souligné l’importance de la commémoration de cet anniversaire chaque année en souhaitant que cette tradition puisse servir de source d’inspiration pour développer intensément la coopération entre les deux pays. Quant au Dr Amer Rekhila, de l’université d’Alger, il a tenu à rappeler le combat anti colonialiste mené par les militants nationalistes maghrébins au sein de l’Etoile Nord africaine d’abord puis dans les rangs de leurs partis politiques de leurs pays, avant d’arriver à la glorieuse Révolution de Novembre 1954, et évoquer le souvenir d’un certain lundi 8 février 1957, au cours duquel l’ennemi colonial a lancé ses bombardiers sur la localité tunisienne de Sakiet Sidi Youcef, faisant plus de 75 morts et 108 blessés parmi les civils. Le conférencier a ensuite mis en relief la position courageuse de l’Etat tunisien, la tenue de la conférence de Tanger en 1958 avant de rappeler la nécessité pour les pays de la région d’œuvrer à la réalisation de l’unité du Grand Maghreb, pour s’imposer sur la scène internationale, à défaut de demeurer le marché privilégié des pays industrialisés.
Quant au moudjahed Abderrazak Bouhara, il a fait un cours magistral d’histoire, en rappelant que le bombardement de Sakiet Sidi Youcef est un coup porté aux bases arrières de la Révolution de Novembre, après le Congrès de la Soummam, la réorganisation de la lutte armée, et le stationnement aux frontières de renforts nouveaux en moudjahidine équipés et entraînés à l’étranger, notamment.
Pour sa part, le moudjahed Abdelkrim Hassani a fait une belle plaidoirie en faveur de l’unité maghrébine, avant de permettre au Dr Saïd Mokaddem, SG du Conseil consultatif de l’UMA rappeler les efforts consentis par les instances maghrébines pour réaliser les objectifs tracés, en précisant qu’avec la création d’une institution financière pour prendre en charge les investissements dans la région, le Conseil consultatif de l’UMA a achevé l’édification des bases structurelles de l’unité maghrébine. 
Mourad A.
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