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L’Algérie de 2009

Le quarante-septième anniversaire de l’Indépendance qui coïncide avec la fête de la Jeunesse n’est pas un hasard, car la direction qui a mené le pays vers l’Indépendance était, majoritairement, jeune.
Dès la récupération de sa souveraineté, l’Algérie s’est engagée à construire son Etat et des «institutions qui survivront aux  événements et aux hommes». Il lui a fallu tout reconstruire, les institutions,  l’administration, l’économie, lancer la formation des hommes et des femmes capables de prendre en charge la conduite des affaires étatiques. Il lui a fallu construire son armée sur la continuité de son armée de libération nationale en terme de valeurs nationales, et ensuite, moderniser celle-ci et même la faire participer aux tâches de développement. Le barrage vert reste une grande œuvre de lutte contre la désertification (des aspirations environnementales déjà) et de volonté de désenclaver les régions du sud.
Où en sommes-nous aujourd’hui alors que l’Algérie a initié le processus de démocratisation par la légalisation du pluralisme politique et l’organisation d’élections plurielles ? Où en sommes-nous aujourd’hui alors que les universités algériennes sont fréquentées par des centaines de milliers d’étudiants ?
L’argumentation ne manque pas pour montrer que l’Algérie de maintenant n’a plus rien à voir avec celle de l’époque coloniale et celle des lendemains de l’Indépendance. Il faudrait des livres et des livres pour montrer en  quoi elle a changé, sur le plan des mentalités, de la culture  de la modernité, du développement.
Malheureusement, elle est  passée par la tragédie nationale, avec une décennie de souffrances populaires, mais a pu relever la tête et s’en sortir grâce aux actions combinées des fores de sécurité et du processus de  réconciliation  nationale. Bien qu’il subsistent encore quelques attentats qui témoignent du du désespoir de leurs auteurs qui savent qu’ils ont définitivement perdu leurs aspirations à atteindre l’objectif de l’effondrement des institutions, les populations ont retrouvé la quiétude et les investisseurs leurs certitudes que la stabilité du pays est revenue pour toujours.  
On ne parle plus de crise politique. C’est terminé, tout ça. Il n’y a plus aucune raison que cette thèse continue à être validée. Quelle crise politique serait-elle encore possible quand tous les partis admettent qu’en Algérie, l’accès au pouvoir, que celui-ci soit central ou local, ne passe plus que par les urnes ? Ce n’est pas parce que les partis ne sont pas tous au pouvoir qu’il y a crise politiques. Ce n’est pas non plus parce que les partis de l’opposition critiquent le bilan de l’exécutif ou les orientations présidentielles qu’il y a encore, là, matière à dire qu’il y une crise politique.
Si ce qui est appelé crise politique est lié au clivage qui existe entre la majorité au pouvoir et l’opposition, si c’est lié à l’intensité de la critique adressée au pouvoir, bien au contraire cela témoigne de la bonne santé du processus de démocratisation mené présentement. Il est bon pour la démocratie qu’il n’y ait pas d’ « unanimisme ». Il est bon pour la démocratie que l’opposition dise qu’elle n’est pas d’accord. Il est bon pour l’opposition que des opinions divergentes portées par les partis, toutes catégories confondues, soient arbitrées par les urnes, c'est-à-dire par les populations, les seules à détenir le pouvoir souverain de dire qui doit aller au pouvoir et qui doit aller dans l’opposition.
Quelle crise politique, ou d’essence politique comme il était coutume de le dire dans l’opposition à un moment donné de la trajectoire du processus de démocratisation, quand tous les partis légaux sont d’accord sur les règles du jeu politique ?
De toute façon, ces partis ont accepté le verdict populaire puisqu’ils restent toujours dans le champ politique, tentent de s’enraciner au sein des populations afin qu’ils puissent, à une autre échéance électorale, augmenter leurs chances d’en sortir victorieux. C’est ça la démocratie. Il ne faut bas baisser les bras, surtout pas abandonner l’action politique de rapprochement, et c’est ce que tentent de faire tous les partis politiques, toutes catégories confondues.
L’Algérie de la décennie 2000 est ainsi faite qu’il n’y a absolument aucune restriction apportée à l’activité politique partisane et que la passerelle qui mène vers l’alternance demeure toujours empruntable.
Dans le contexte hérité des implications de la tragédie nationale, implications portant sur les activités diplomatique, économique, sociale, politique, tout se présentait comme urgent, très urgent du fait de l’accumulation des retards en ces domaines.
La tragédie nationale est survenue dans une phase particulière du devenir du pays que devaient façonner les réformes politique, économique et financière, c'est-à-dire durant la conduite des  actions inhérentes à la transition qui a elle même été responsables de la disparition des repères. La société et les institutions ont abandonné les repères anciens et n’ont en pas encore acquis de nouveaux. Tout devait donc être lancé en urgence, à la fois les chantiers matériels et les chantiers immatériels. Toutes les priorités réclamaient chacune la priorité et se bousculaient.
La sécurité devait être priorisée, car tout en dépendait, Les problèmes sociaux devaient être priorisés car étaient grandes les frustrations et les impatiences, la politique extérieure devait être priorisée, car quoi pouvoir faire en matière de développement quand le pays était pratiquement mis en quarantaine à la fois par les diplomates et par les investisseurs.
Oui, le Président a promis de ramener la paix, tout en disant que cela serait intégré dans un processus ; oui, le Président a promis d’instaurer la sécurité en disant d’abord que le développement en dépendait, et ensuite que cela serait, également, un processus ; oui le Président a promis de redonner ses lettres de noblesse à la diplomatie algérienne, de mettre en œuvre les réformes économiques qui permettront à notre économie et à nos entreprises de s’intégrer avec profit dans la mondialisation ; oui, le Président a promis de mettre en œuvre la réconciliation entre tous les Algériens comme étant une des dimensions de la posture de lutte contre le terrorisme en accompagnement de celle de l’emploi des moyens de force selon le principe de la légitimité de l’Etat à protéger les populations et à assurer le fonctionnement des institutions.
Oui, le Président a dit qu’il sera celui qui réconciliera tous les Algériens, et il a ajouté que cela nécessitera la mobilisation de toutes les forces disponibles.
Il suffit de comparer la situation actuelle à celle de la fin de la décennie 90 pour tirer la conclusion que le Président a tenu toutes ses promesses et que l’Algérie ose, enfin, regarder vers l’avenir avec la certitude qu’elle s’est arrachée à un passé de tragédie vers lequel il n’y aurait plus de retour.
Le chemin à emprunter était défini dans ses moindres détails, les objectifs à atteindre fixés, et les moyens à mettre en œuvre connus et ajustés à l’importance des défis et des attentes.
Alors, il ne faudrait pas manquer d’évaluer le présent à la lumière du passé et d’évaluer le présent à la lumière de tout ce qui est fait pour garantir que le futur préserve et renforce les chances des générations futures, d’un futur pas éloigné qui verra notre pays devenir une puissance émergente.
 La jeunesse au cœur du programme du Président l’Algérie de la décennie 200 est celle de la jeunesse, de la politique des micros crédits qu a fait naître des vocations au métier de chefs d’entreprises. Toutes les instructions ont été données pour que toutes les attentions soient consacrées au marché de l’emploi,  à la politique des micros crédits, et aux créateurs d’emplois et de richesses, c'est-à-dire les entrepreneurs.
Ce n’est sûrement pas un hasard que la politique nouvelle de l’emploi soit réfléchie en même temps que va être lancée la nouvelle politique industrielle. Ces deux nouvelles politiques s’intègrent dans un agenda de croissance pour le pays, où rythmeront ensemble développement, croissance et création d’emplois.
Une nouvelle façon de faire, de parler, d’agir, un investissement priorisé, à savoir avoir pour préoccupation fondamentale d’œuvrer à satisfaire la jeunesse, à lui garantir les moyens de son avenir, de son épanouissement, de sa mise à niveau par rapport aux avancées modernistes, scientifiques qui ont cours dans le monde.
La satisfaction de la jeunesse dans tous les aspects qui concernent sa promotion, ses ambitions, sa vision, ses rêves même (car on se souvient que le Président a dit qu « on veut » même nous empêcher de rêver) est l’axe principal autour duquel s’articulent la  réflexion et les politiques d’action du Président.
Le programme de création de trois millions d’emplois s’inscrit fatalement dans une perspective sociale dans la mesure où les citoyens, plus particulièrement la jeunesse concernée en premier lieu, peuvent devenir autonomes en matière de financement des conditions de leur vie et de soutien apporté à leurs familles comme cela contribue davantage au développement du pays car le Président conçoit que chaque emploi participe de la création de la richesse et donc du développement.
De grands chantiers sont ouverts et tous ont pour finalité la promotion de la jeunesse et de la citoyenneté.
Il y a celui de la réforme des missions des institutions, il y a celui de la professionnalisation de l’armée, celui de la réforme du système éducatif, du système financier, de l’économie, avec l’impérieuse nécessité d’en rendre cohérentes les démarches et les finalités.
Les résultats sont palpables, mais il est évident que les dividendes seront engrangés au fur et à mesure que le fonctionnement issu de la mise en œuvre des réformes soit porté à maturation car il ne saurait, sauf cas de discours démagogiques, être soutenu que la relance de l’économie, le développement et le retour de la paix soient des phénomènes instantanés. Le Président a bien dit que la paix est un préalable à tout, qu’il nous faudrait retrousser les manches, regarder vers l’avenir et préserver les intérêts des générations futures en leur léguant un développement durable, la paix comme tradition et les moyens qu’il leur faudrait pour qu’ils soient les maîtres de leur propre destin et qu’ils puissent tracer celui-ci en toute souveraineté.
La jeunesse, bien sûr, dans sa majorité, est convaincue des efforts fournis par le gouvernement sous l’impulsion et le contrôle du Président de la République. Un budget de l’éducation qui a toujours été en tête de ceux alloués aux autres secteurs, un essor très remarquable du secteur de la formation professionnelle, et ce, plus particulièrement pour donner plus de chances aux jeunes à trouver un emploi et à s’adapter aux mutations des technologies, donc aux postes de travail, une attention particulière pour le secteur de la jeunesse et des sports, mise en œuvre d’une politique de micro-crédits destinée à rendre les jeunes autonomes en matière de création de leurs propres revenus, et à satisfaire leurs aspirations à devenir des entrepreneurs, des investisseurs en rapport avec leur propre vision du monde des affaires, de leur capacité à savoir prendre des risques, c'est-à-dire à entreprendre, à « oser », à faire des incursions dans des domaines nouveaux d’investissement.
En Algérie, au niveau de l’Etat, au niveau des institutions, dans la pratique quotidienne des affaires de gestion étatiques, dans la prise de décision concernant la mise en œuvre des orientations présidentielles, il en ressort toujours la dimension prise en charge des aspirations de la jeunesse, et en particulier, de l’intégration par l’emploi.
Il y a un deal entre la jeunesse et son Président pour plusieurs raisons. D’abord, la jeunesse est convaincue que le Président a pris en charge son propre devenir. Elle est, également, convaincue que les politiques mises en œuvre vont réussir et qu’il faudrait juste leur accorder la durée nécessaire à leur maturation car elle sait qu’absolument aucune politique ne donnera ses fruits en instantané et que celle-ci a besoin également qu’elle soit portée au moyen d’une mobilisation de toutes les forces disponibles  et surtout qu’elle bénéficie de l’engagement de tous les opérateurs par visite de proximité, le Président entend «rapprochement» des populations et dialogue avec celles-ci. Et surtout évaluation sur le terrain des implications des projets mis en œuvre sur les conditions de vie de la jeunesse.
Un Président qui se fait l’avocat sur le plan international de la réduction des inégalités économiques et sociales en demandant à réformer l’«ordre international de la misère» ne peut qu’être attaché à les réduire dans son propre pays, ce qu’il fait justement à la satisfaction des populations.

Fateh S.

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