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Colloque sur les luttes politiques de l'émigration algérienne (1954-1962)

image D.R.

Le colloque sur les luttes politiques de l'émigration  algérienne (1954-1962) a ouvert ses travaux, jeudi à Alger, avec la participation  d'éminents historiens nationaux et des chercheurs étrangers dans le domaine  de l'histoire de la guerre de Libération nationale.         
Dans son allocution d'ouverture, la présidente de la Fondation Slimane  Amirat, Mme Zoubida Amirat, ancien officier de l'Armée de libération nationale  (ALN) dans la wilaya IV historique, a mis l'accent sur l'importance de la mémoire  et les dangers de l'amnésie.         
"Si l'amnésie est en général dangereuse, celle qui est orchestrée, l'est  autant", a-t-elle souligné à ce propos.         
Tout en appelant à construire la mémoire collective, Mme Amirat a expliqué  que "la mémoire participe à la compréhension des différents mécanismes ayant  conduit à la naissance de l'idée de l'indépendance".         
C'est dans ce cadre que la présidente de la Fondation Slimane Amirat  a estimé que "l'apport de l'immigration algérienne en France, dans la naissance  des germes du nationalisme algérien, est fondamental".         
"Il est essentiel, aussi, de savoir que les idées ayant conduit au combat  libérateur et pour l'indépendance, ne sont pas nées exclusivement sur le territoire  national", appelant, par la même, à "étudier l'apport de l'immigration dans  la prise de conscience nationaliste et la naissance du mouvement national radical".         
Organisé conjointement avec l'Institut Maghreb-Europe, de l'université  Paris VIII, ce colloque qui se déroule au palais de la Culture (salle Baya),  a consacré sa première séance, aux interventions de Aïssa Kadri, professeur  à l'Université d'Orléans et Paris VIII, Laure Pitti, maître de conférence à  l'Université de Paris VIII, James House, professeur à l'Université de  Leeds  en Grande Bretagne et Linda Amiri, doctorante à l'Université de Paris VIII. La deuxième séance du colloque sera marquée par les interventions de  l'historien Mohamed Harbi, le chercheur à l'Institut du Maghreb-Europe  de l'Université Paris VIII, Mathieu Rigouste, et le professeur d'une université de l'est d'Angleterre, Neil Mac Master.

 

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