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S. E. l’ambassadeur du Royaume d’Espagne,M. Gabriel Busquets, invité d’El Moudjahid : L'Algérie partenaire privilégié de l'UE

image Ph. : Billel

“L’Algérie est un partenaire privilégié de l’UE dans la région du Maghreb arabe,dans l’espace méditerranéen, dans la zone du Sahel et au Proche-Orient”

Le centre de presse d’El Moudjahid a reçu, hier, S. E. M. Gabriel Busquets, ambassadeur du Royaume d’Espagne, accompagné du ministre conseiller auprès de l’ambassade, M. Javier Carbajosa. Le diplomate espagnol s’est exprimé en présence de représentants de missions diplomatiques, dont Mme Laura Baeza, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, de représentants d’institutions publiques, de l’UMA, de représentants du mouvement associatif et ceux de la presse.
L’ambassadeur a rappelé, en préambule, que l’Algérie n’est pas seulement un voisin, mais également un partenaire privilégié. l’Union européenne, pour sa part, compte pour un tiers du PIB mondial. L’Union européenne, c’est aussi 60% de l’aide internationale. C’est le premier ensemble géographique en matière d’exportation. Le deuxième en termes d’innovation.

Les 4 priorités de la présidence espagnole

Le diplomate espagnol en invoquant la présidence espagnole durant le semestre de l’année qui s’ouvre, souligne qu’il s’agit d’un moment exceptionnel. C’est l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, qui postule à une Union européenne plus efficace et plus forte face aux inquiétudes des citoyens des pays de l’Union.
Dans ce contexte, la mise en œuvre du Traité de Lisbonne, la présidence espagnole de l’Union s’exerce avec une volonté très ferme de contribuer à la transformation de l’UE. Il s’agit d’innover, fait remarquer M. Gabriel Busquets, terme qu’il aura d’ailleurs l’occasion de rappeler à plusieurs reprises, la pertinence et la consistance pour les projets inscrits dans l’agenda de l’Union européenne et notamment de la présidence espagnole. C’est à la pleine application du Traité de Lisbonne que l’on s’attachera, note l’orateur, en déclinant les priorités de la présidence espagnole. La deuxième priorité va à l’encouragement de la réalisation économique et le faire par une croissance durable et au travers de la coordination des politiques nationales, pour aller dans le sens des prévisions et objectifs pour l’horizon 2020. Le Traité de Lisbonne offre des instruments pour aller dans cette direction. Le troisième volet des priorités de la présidence espagnole est compris dans le renforcement de la politique extérieure. Quant au quatrième volet, il concerne les aides spécifiques, la contribution au développement des libertés et la sécurité.
Ce sont là les quatre priorités, relève l’orateur. Ces priorités s’inscrivent dans le cadre d’une concertation en y incluant dans celle-ci, le Parlement européen.

Le résultat d’un long processus

Pour M. Gabriel Busquets, le Traité de Lisbonne a été le résultat d’un long processus de négociation. Aujourd’hui, il faut agir pour en assurer l’application. C’est la première priorité de la présidence espagnole. Pour l’orateur, l’Union européenne est entrée dans une nouvelle étape. La présidence espagnole apportera tout son appui à la mise en place des nouvelles institutions. Nous aurons des réunions avec la haute représentante pour les affaires étrangères et la sécurité.
C’est l’autorité qui donnera à l’avenir les instructions dans le cadre de ses nouvelles compétences, le travail se fera également avec le Parlement européen, qui a vu, lui aussi, s’élargir et se renforcer ses compétences.
M. Gabriel Busquets a évoqué également la mise en route d’un service européen d’action extérieure. C’est un service diplomatique de l’Union européenne, précisera alors l’ambassadeur, et qui relèvera de la nouvelle structure, la haute autorité. Sa création devrait intervenir durant la présidence espagnole.
L’ambassadeur a parlé aussi de la clause de solidarité et d’assistance mutuelle, qui vaut entre tous les pays membres de l’Union. Elle vise à la protection des citoyens.

Un contexte de crise progressivement surmontée

En évoquant le dossier de la coopération économique, M. Gabriel Busquets souligne que la présidence espagnole intervient dans un contexte de crise mondiale. L’action coordonnée des gouvernements européens a stabilisé les marchés financiers et arrêté la chute de l’activité économique. On assiste aux premiers symptômes de retour à la normale.
Il y a toujours des doutes, note l’ambassadeur, sur l’efficience des décisions prises. Comment sortir de cette situation, comment consolider la coopération économique et éviter que de nouveaux risques ne surviennent ?
L’horizon 2020 sera celui de la consolidation du modèle de croissance. La réflexion sur cette nouvelle stratégie sera de mettre l’accent sur la durabilité de l’action économique. Cette action doit allier complémentarité, innovation et connaissances. Il s’agit de donner un nouvel élan à l’investissement et à l’innovation, à la recherche.

Adaptation aux règles du marché

S’agissant du volet social, l’insistance est faite sur l’emploi. La présidence espagnole va encourager une adaptation des travailleurs aux besoins du marché du travail. Flexibilité et sécurité de l’emploi. C’est dans l’agenda de la présidence espagnole. Sur les questions environnementales, les efforts à faire vont à la réduction des effets de serre, le développement des énergies renouvelables, une meilleure efficience sur le plan énergétique.

L’intérêt pour les questions liées à l’agenda international

La présidence espagnole devrait avoir une influence sur ces questions qui sont des questions pour tracer l’avenir. A l’horizon 2014, il y a une révision au niveau européen à effectuer sur la stratégie énergétique, le couple énergie-climat, en accordant tout l’intérêt au sommet de Copenhague. C’est là aussi une priorité qui contribuera à réduire la vulnérabilité des populations, encourager les relations avec l’extérieur, encourager le développement des énergies renouvelables. Dans cet ordre d’idées, l’ambassadeur a parlé de renforcement et de supervision du système financier.

Mécanismes et instruments nés du Traité de Lisbonne

Revenant sur la pertinence du Traité de Lisbonne, il contribuera, note M. Gabriel Busquets, à offrir les instruments nécessaires pour renforcer les relations avec les voisins et partenaires stratégiques. La présidence espagnole va travailler avec le président de l’Union européenne et la Haute autorité pour renforcer la sécurité et la coopération pour le développement.
La présidence espagnole va travailler pour avoir une position européenne en prévision de la réunion des Nations unies sur les objectifs du développement.

Un sommet UE-Afrique pour le deuxième semestre 2010

Au sujet des relations avec le continent africain, la présidence espagnole va travailler pour renforcer ses relations avec l’Afrique, la préparation du sommet Afrique-Union européenne qui devrait avoir lieu au cours du deuxième semestre de cette année.
L’ambassadeur a évoqué le dossier des droits de l’homme et de leur consolidation, l’abolition de la peine de mort, les questions liées aux changements climatiques. La présidence espagnole portera une attention particulière à la Méditerranée et à l’Amérique latine dans le sens d’un renforcement de la coopération. Il a évoqué aussi la coopération entre les Etats-Unis et l’Union européenne en insistant sur la portée d’une coopération plus étroite entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur les principales questions : coopération économique, sécurité énergétique, lutte antiterroriste, coopération dans le domaine de la justice.

L’Amérique latine un intérêt particulier

Avec l’Amérique latine, on se propose, note l’ambassadeur, d’aller à une étape plus qualitative. Avec le Mexique notamment, la coopération aura un nouveau caractère stratégique. La coopération ira avec les pays d’Amérique centrale, les pays du Mercosur. Il y aura des sommets avec les pays de la zone des Caraïbes, en pays d’Amérique latine. C’est donc une série de sommets destinés à renforcer les relations et faire avancer les dossiers qui ont pris du retard. Prospérité et stabilité pour les pays de l’Union européenne. Mais elles devront être concrétisées avec des retombées positives pour nos voisins, note l’orateur. M. Gabriel Busquets a mentionné la politique de voisinage qui est une action importante dans la stratégie de l’Union en direction de l’extérieur. Les progrès à faire le seront en direction de la partie orientale de l’Europe et la Méditerranée. C’est une constante d’ailleurs, indique l’ambassadeur des présidences espagnoles de l’Union européenne. L’orateur a parlé de statut avancé avec le Maroc, du renforcement des relations avec la  Jordanie, l’Egypte, la Tunisie. Il a évoqué le développement des projets avec ces pays, de la part de l’Union européenne.

Un sommet avec les pays méditerranéens

M. Gabriel Busquets a évoqué la tenue d’un sommet de Chefs d’Etat de la Méditerranée, prévu pour le mois de juin prochain, avec pour agenda, les questions énergétiques, celles relevant de la sécurité alimentaire, entre autres. Il sera décidé d’un programme de travail pour les deux années à venir. Cette attention portée aux voisins ne va pas empêcher, note l’orateur, qu’on s’occupe également des autres zones géographiques dans le monde. Ainsi, la présidence espagnole va relancer la coopération avec le Japon, la Chine, l’Inde et les pays membres de l’ASEAN, sur des sujets communs : sécurité partagée, énergie, transfert de technologie, aide à la coopération et au développement. Les avancées dans les stratégies développées par l’Union européenne dépendront du développement de la promotion des droits et libertés en faveur des citoyens.

La participation citoyenne est une priorité

La participation citoyenne dans le cadre des institutions de l’Union européenne prend à présent un cachet particulier. Il s’agit d’un objectif stratégique. L’orateur a parlé aussi de Charte de droits fondamentaux, de protection des droits de l’homme dans le cadre de la Convention européenne. M. Gabriel Busquets a par ailleurs évoqué la dimension sociale dans la pratique de l’Union pour compléter, dit-il, la stratégie économique à l’horizon 2020.

Un programme européen en matière de liberté et de justice

Autre aspect, les questions de sécurité et de justice pour rappeler que sous la présidence suédoise de l’UE, qui a précédé celle actuelle de l’Espagne, il a été développé un programme européen en matière de liberté et de justice à l’horizon 2014. Il a parlé de plan d’action avec des orientations précises en matière de coopération, de mise en place de systèmes d’alerte transfrontaliers, un bureau européen de police, des échanges d’informations. M. Gabriel Busquets relève que l’UE doit accorder la stratégie européenne de sécurité, c’est un modèle européen qui doit être le reflet des principes défendus au sein de l’Union, dit-il.

Pour une immigration légale et organisée

S’agissant de la politique migratoire, la présidence espagnole va encourager une politique commune au niveau de l’Union européenne avec l’objectif d’aboutir à une immigration légale et organisée, et lutte contre l’immigration illégale et contrôle aux frontières. Il y aura donc une approche globale sur l’immigration, la gestion des flux migratoires, la lutte contre les trafics humains. Par ailleurs, la présidence espagnole se souciera d’encourager la coopération entre les pays membres sur les principes de solidarité et de responsabilité.
La présidence espagnole encouragera la politique d’intégration aux valeurs de l’UE, la défense de la diversité, l’accès à l’emploi en combattant les discriminations, l’appui au dialogue culturel.

Algérie-UE : un partenariat stratégique

L’ambassadeur a ensuite évoqué le dossier de la coopération Algérie-Union européenne. Il s’agit d’un partenariat privilégié et stratégique pour l’Union européenne. C’est aussi vrai pour la vision algérienne en direction de l’Union européenne. Ce caractère stratégique ne tient pas seulement au volet économique, mais aussi humain, social, culturel. Cela étant, l’Algérie se présente comme le troisième fournisseur en gaz de l’Union européenne. Il y a des perspectives prometteuses dans ce domaine pour l’avenir. Sur les questions internationales, l’Algérie est un partenaire de premier rang pour l’Union européenne.
L’Union européenne souhaite accompagner l’Algérie dans la phase de transition actuelle qu’elle traverse, encourager le partenariat sous toutes ses formes (infrastructures, énergies, interconnexions) relance de la feuille de route, actions dans le domaine économique, circulation des personnes, lutte antiterroriste, dialogue politique, sécurité. Il y aura des rendez-vous importants pour cela, note l’orateur. Nous espérons poursuivre ce dialogue et avec l’efficacité souhaitée.

L’élargissement du dialogue : une priorité

L’élargissement du dialogue Algérie-Union européenne est notre priorité, est-il souligné. Des progrès importants devraient être effectués dans ce contexte.  C’est notre espoir, relève l’ambassadeur, qui a souligné la vocation méditerranéenne de l’Algérie. Mais encore une fois, l’économie, l’énergie surtout, n’est pas le seul élément de cette coopération. S’agissant de l’Espagne, c’est l’un des principaux investisseurs en Algérie et pas seulement dans les hydrocarbures.
Il y a un commerce qui se développe tous les jours de façon plus intense.  Il y a de fréquentes rotations entre les pays, d’hommes d’affaires, de politiques, de chefs d’entreprises.

Un sujet largement abordée

Dans le débat, l’ambassadeur a eu à répondre aux participants  soulignant, concernant une question sur la circulation des personnes, qu’il s’agissait-là d’un sujet qui a été largement abordé lors de la récente visite du Président Abdelaziz Bouteflika à Madrid. Il faut savoir que la communauté algérienne installée en Espagne n’est pas très importante du point de vue numérique, comparée à d’autres communautés (Maroc, Amérique latine, etc.). Concernant l’immigration illégale, les deux pays sont d’accord qu’il y a nécessité de combattre le phénomène migratoire illégal, trafic d’être humains, tout cela est condamnable. Il y a pour cela une coopération étroite entre les deux ministères de l’Intérieur, algérien et espagnol.

Régularisation de sans papiers

Il y a un accord sur la circulation des personnes, l’orateur rappelle que l’Espagne a déjà opéré une régularisation de la situation d’immigrés illégaux qui travaillaient, certes, mais n’avaient pas de titres de séjour.

Visa : situation en amélioration

Concernant la circulation des personnes se rendant en Espagne pour des raisons familiales, pour des études, commerce, la politique des visas est en discussion avec les autorités algériennes pour faciliter l’octroi de visas pour les Algériens qui souhaitent se rendre en Espagne (visa prévu pour ceux qui s’y rendent pour affaires, tourisme, etc.). Les chiffres sont en augmentation, mais il faut bien préciser que le visa ne peut être un moyen pour l’immigration illégale. L’Espagne évolue dans le cadre de Schengen qui limite l’autonomie des gouvernements.

Sahara occidental : seule l’ONU

Sur une question concernant le Sahara occidental, c’est une question qui vient d’être débattue lors de la visite du Chef de l’Etat algérien en Espagne. Il y a un comuniqué final dans lequel est mentionné la position espagnole qui affirme agir dans le cadre des Nations unies pour une solution juste, définitive et acceptable prévoyant l’autodétermination pour le peuple sahraoui. Cette position c’est aussi la position algérienne qui est reflétée dans le communiqué final.

Sahel allier sécurité et développement

Concernant le Sahel les pays du sahel n’ont aucun contentieux avec l’UE. Il y a des accords de coopération entre les deux ensembles géographiques et politiques. L’Union européenne est en train de songer à une nouvelle stratégie qui allie pour le sahel sécurité et développement. Des contacts ont lieu pour consolider cette stratégie. il est important de faire les choses dans la transparence note l’orateur. La méfiance ne doit pas dominer mais laisser plutôt face à la confiance réciproque.

Statut avancé un choix partenarial

Concernant une question sur le statut avancé accordé au Maroc par l’UE, il s’agit là d’un choix relève l’ambassadeur avec les pays voisin. Le Maroc n’est pas le seul pays concerné ce n’est pas non plus une exclusivité. Si l’algérie est intéressée, elle pourrait prétendre à ce statut cela étant les accords d’association et la politique de voisinage permettent de multiples possibilités en matière de  coopération. Il faut comprendre que le Maroc a signé un accord d’association avec l’UE bien avant l’Algérie. C’est peut être pour cette raison que cela va plus vite. Pour autant, l’Egypte, la Tunisie, viennent de postuler à ce statut. Il faut rappeler que ce type d’accord de pays à statut avancé, implique un certain nombre d’obligations d epart et d’autre.

Les droits de l’homme : partie du dialogue

Concernant la question des droits de l’homme, elles font partie du dialogue que maintient l’UE avec tous les pays inclus dans les accords d’association sur l’octroi  des visas. Il y a le respect du cadre Shengen. Il y a possibilité d’otroyer des visas à longue durée en cas de nécessité. D’autres possibilités sont exploitées avec le gouvernement algérien avec des résultats à m oyen terme. Sur l’intégration l’ambassadeur a rappelé l’approche globale qui est privilégiée la gestion des flux migratoires.
Sur les défis, il y a celui de l’emploi qui est relevé pour l’UE

Palestine, l’UE joue l’existence des deux Etats

Concernant le conflit du Proche orient, l’Union européenne a une position claire relève l’orateur. Elle milite pour l’existence de deux Etat vivant en paix et dans la sécurité
L’Espagne réaffirme cet engagement l’ambassadeur rappelle la feuille de route, l’existence du quartet, comme éléments pour arriver à une solution négociée entre les parties c’est une question pour laquelle l’Espagne accorde une grande importance. Mais c’est vrai que six mois de présidence de l’UE, c’est trop court pour prendre des initiatives sur la question du statut d’El Qods. L’UE s’est exprimée là dessus, mais c’est vrai qu’il y a des nuances entre les pays européens. M. Gabriel Busquets, insiste à dire en conclusion, que les décisions prises au sein de l’UE, le sont toujours dans le cadre de la préservation de l’Etat de droit et la conformité aux lois internationales.
T. M. A.

L'Algérie est un "partenaire privilégié" de l'Union  européenne (UE) dans la région du Maghreb arabe, dans l'espace méditerranéen,  dans la zone du Sahel et au Proche-Orient, a affirmé hier, à Alger M. Gabriel Busquets, ambassadeur d'Espagne en Algérie, dont le pays assure la présidence  tournante de l'UE.  "L'UE veut accompagner l'Algérie dans sa transition, poursuivre le dialogue  politique, encourager le partenariat énergétique et développer la coopération, notamment en matière d'infrastructures énergétiques, de commerce, de lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine", a souligné, à cet égard, le diplomate  espagnol, qui était l'invité du forum d'El Moudjahid. A propos de coopération énergétique, il a rappelé que l'Algérie est  le 3ème fournisseur de l'Europe en gaz, avec 19% des approvisionnements. Abordant les relations entre l'Algérie et l'Espagne, M. Busquets pour qui la coopération bilatérale est principalement concentrée sur l'Energie, a  estimé, toutefois, que les autres secteurs ne sont pas négligés, soulignant que son pays est le second investisseur européen en Algérie. Evoquant d'autres aspects de la coopération, il a notamment cité les  accords existants dans le domaine de la facilitation de la circulation des  personnes, la lutte contre le terrorisme et l'immigration illégale. A une question sur le rôle de l'Espagne dans la réactivation des efforts en vue d'une solution au problème du Sahara occidental, durant sa présidence  de l'UE, M. Busquets a rappelé la position de son pays vis-à-vis de cette question de décolonisation, en se référant au communiqué commun adopté le 7 janvier dernier à Madrid, lors de la tenue du IVème réunion de haut niveau entre l'Algérie et  l'Espagne. Il a souligné, à cet égard, que la position de l'Espagne est "claire" et consiste à soutenir les efforts des Nations unies "afin de trouver une solution juste, définitive et mutuellement acceptable qui garantisse le droit à l'autodétermination  du peuple sahraoui". Sur le conflit israélo-palestinien, il a indiqué que l'Espagne, comme  l'ensemble des pays de l'UE, soutient "l'établissement d'un Etat palestinien  indépendant", et "est favorable, dans ce cadre, à la solution de deux Etats  vivant côte à côte dans la paix et la sécurité". Sur la situation au Sahel, il a indiqué que l'UE, dont des délégations ont déjà effectué deux visites dans la région, "coopère avec les pays concernés au niveau de la sécurité, sans négliger le développement économique et social". 
APS

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