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E-Algérie 2013 : Générations TIC

image D.R.

Il ne faut pas détenir la science infuse ni être grand clerc pour affirmer que les nouvelles technologies de l’information et de la communication occupent une place incontestable dans la vie des nations modernes et développées. Leur apport est incontournable, tant sur le plan de la qualité de vie des citoyens que par leur poids prépondérant et décisif dans l’économie.
L’émergence fulgurante de la société de l’information et de la connaissance imprime de nouveaux rapports à notre époque. Le village planétaire n’est pas une vue de l’esprit, le fruit d’un roman d’anticipation. C’est une réalité dans un monde qui se globalise. Les TIC s’instillent dans tous les interstices d’une quotidienneté réglée par une disponibilité de l’information permanente.
L’Algérie a engagé une politique de développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication depuis le début des années 2000 pour se mettre au diapason des exigences d’une époque qui ne se satisfait plus des mécanismes de développement classique. L’expérience prouve aussi que le pays qui ont su prendre le taureau par les cornes, obtiennent des avancées spectaculaires dans leur marche irréversible vers le leadership et le progrès. Les exemples existent qui illustrent cette affirmation. Cela étant, on observe dan notre pays, une volonté notable pour favoriser, encourager l’usage des TIC dans tous les domaines, Initiée par le Président de la République une politique nationale de développement des TIC est mise en place. On en décèle les contours dans beaucoup de domaines de la vie économique, sociale et culturelle, administrative et judiciaire. L’accès à un réseau d’information s’avère de la plus impérieuse nécessité. La généralisation des TIC contribue dès à présent à la formation du citoyen de demain.  C’est donc un pari sur l’avenir. Les TIC tracent leur chemin et vont en se renforçant au niveau des collectivités locales, des sites dédiés, des services en ligne, des moyens de paiement électroniques, des prestations de santé, dans l’enseignement, de la recherche scientifique, des espaces de culture, de détente et de communication, de la formation et la liste est loin d’être exhaustive.
L’Algérie accorde un intérêt accru en dressant un plan stratégique intitulé e-Algérie 2013. Il vise l’instauration d’une société de l’information, du savoir et de la connaissance. Il sert à renforcer l’attractivité du pays et lui conférer la place qui doit être la sienne dans un univers qui se numérise à outrance. Le simple profane peut aisément saisir les axes majeurs de ce plan. On en énumère quelques uns. 
L’introduction des TIC dans l’administration publique affirme le primat d’une volonté puissante à alléger les procédures administratives. Nul n’ignore désormais, les retombées positives d’une administration modernisée et en rupture de banc avec les vieux réflexes du passé, pointilleux, gorgés de lenteurs négatives et préjudiciables. L’usage des TIC dans les entreprises est d’une évidence telle qu’il serait  quasi fastidieux d’en évoquer l’utilité.
D’un mot, on peut identifier le rang et la place que détient la connaissance dans un environnement économique où la compétitivité et la concurrence impitoyables conditionnent au plus haut point l’existence, la survie et les performances d’une entreprise. Le projet e-Algérie 2013 prend en charge la mise à niveau du cadre juridique national, la consolidation des infrastructures de télécommunications à haut débit en faveur de la collectivité de l'administration et des entreprises. Une attention soutenue est déployée en direction de la recherche, du développement de l’innovation, indispensables pour l’économie numérique.
 La démocratisation de l’accès des citoyens à ces nouveaux outils se concrétise également par la redynamisation du plan oustratic. Il est prévu en 2014, par exemple, un taux d’utilisation de l’internet de 69 %. L’ouverture des cybercafes, dans chaque commune, est encouragée, ainsi que la création de technoparcs et de cyber-espaces de détente, de culture, d’échanges et de communication. Tout le monde s’accorde à dire que l’avénement fracassant des TIC et leur intrusion massive dans le monde d’aujourd’hui, fait apparaître des métiers nouveaux, des professions et des profils qui nécessitent une formation des compétences. Ce volet est pris en compte par les pouvoirs publics. De même que, l’information et la communication ne peuvent se faire sans le développement d’une presse spécialisée, véritable instrument de vulgarisation et d’initiation des utilisateurs. On sait qu’avant les années 2000, la documentation et la presse spécialisées étaient inexistantes. Cette lacune est comblée, et, à l’heure actuelle, nombre de revues voient le jour dans notre pays. C’est un signe qui ne trompe pas. Sensibiliser les citoyens à l’usage des TIC est un geste de la plus grande utilité. 
En bref, le plan de développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication e-Algérie 2013, de par les objectifs qu’il se fixe, se propose d’édifier une société de l’information par le développement d’indices d’accès probants qui eux mêmes, déterminent les indices de développement humain ou IDH. L’Algérie adopte une stratégie à  la fois quantitative et qualitative pour impulser une dynamique des TIC dans tous les domaines. La volonté est donc affichée au travers d’un ensemble de mesures qui accordent une large place aux désormais instruments du futur.
Mohamed Bouraïb

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