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M. Sidi Saïd au sujet de l'augmentation du SNMG : “L’UGTA fera des propositions à la tripartite”

image D.R.

Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs  algériens (UGTA), M. Abdelmadjid Sidi Saïd, a indiqué hier, que la Centrale  syndicale compte faire des propositions, dans le cadre de la tripartite, sur  l'augmentation du salaire national minimum garanti (SNMG).     

Lors de la dernière campagne électorale, vous avez déclaré que l'UGTA  allait entamer, après la présidentielle, des négociations avec le gouvernement  sur une augmentation du SNMG. Pouvez-vous nous livrer plus de détails ?   
Sidi Saïd : Il est vrai que nous allons, dès que les conditions s’y prêteront,  entamer une réflexion sur une augmentation du SNMG et faire des propositions  dans le cadre de la tripartite pour faire évoluer ce sujet d’importance pour les travailleurs.          Vous savez fort bien que depuis longtemps, nous avions inscrit toute  la démarche de l’UGTA dans un esprit de dialogue et de concertation avec tous  les partenaires.         
Cela a donné des résultats dans le passé et nous comptons poursuivre  dans cette voie à la fois pour défendre les intérêts légitimes des travailleurs  et défendre l’emploi dans notre pays.         
Dans un monde en crise, nous devons resserrer les rangs, débattre, voir  comment nous pourrions surmonter ensemble tous les écueils et faire avancer  le projet national.         
L’UGTA entend ainsi se faire le chantre du pouvoir d’achat des travailleurs  et participer à la préservation de l’emploi et à son élargissement. Au moment  où la stabilité et la continuité imprègnent l’esprit des dirigeants du pays,  nous comptons apporter notre contribution d’autant, comme vous le savez, que  nous enregistrons une nouvelle approche plus pragmatique dans la gestion de  l’économie, approche qui se fonde sur un "patriotisme économique". Constituée  de patriotes au sens fort du terme, l’UGTA adhère donc à cette approche. 

Vous avez également évoqué la possibilité d'un fonds de réserve pour  la retraite, une vieille revendication syndicale que vous avez d'ailleurs qualifiée  d'une "première à l'échelle planétaire". Quelles sont les réelles motivations  de la mise en place de ce fonds et son impact sur les retraités ?
Ce grand projet est en maturation pour en préciser les ressources  et les règles de faisabilité. Le nombre, de plus en plus grand, de retraités  de la fonction publique et du secteur économique nous pousse à réfléchir ensemble  û pouvoirs publics et syndicat û aux meilleures formules possibles pour organiser  et renforcer la solidarité sociale.          
Là aussi, la centrale syndicale apportera ses idées et ses propositions  pour la mise en place de ce fonds. Nous avons bon espoir qu’il prendra forme  dans les délais raisonnables au grand bénéfice des retraités qui ont tellement  donné pour édifier le pays. A mon sens, c’est un juste retour des choses pour  assurer le progrès social des retraités algériens.     

Plus de deux années se sont écoulées depuis la signature du Pacte national  économique et social, qui a permis à tous les partenaires (gouvernement, patronat  et syndicat) de privilégier le dialogue dans le règlement des problèmes socioprofessionnels.  Quel bilan faites-vous de son application ?   
Je pense que le pacte économique et social est l’un des plus grands  acquis de la dernière décennie et je me sens un devoir d’affirmer aujourd’hui  que le Président de la République, le frère Abdelaziz Bouteflika, a été le principal  soutien à cette initiative. Je tiens à lui rendre hommage, au nom de tous les  travailleurs algériens pour sa sensibilité particulière au progrès social du monde du travail.         
Pour en revenir à votre question, et au risque de me répéter, l’UGTA  se félicite de ce cadre de dialogue pour dégager les solutions idoines qui concerne  la vie de millions d’Algériennes et d’Algériens.           Le pacte économique et social a donné incontestablement des résultats  dans la stabilisation de l’emploi, parfois même dans la progression par la création  de nouveaux postes de travail. Il a apporté beaucoup en termes de rémunération  mais comme toute œuvre humaine, l’on est conduit à en faire un bilan d’étape.         
C’est ce nous que proposerons prochainement à nos partenaires, gouvernement  et patronat.          Nous voulons tous participer à cette Algérie forte et sereine et je  crois que c’est la responsabilité de nous tous, en cette étape-charnière pour  le pays, de conforter les acquis, d’en améliorer la performance et la pertinence  pour la grandeur de l’Algérie, fidèles en cela à la mémoire des martyrs, au  sacrifice d'Aïssat Idir et d'Abdelhak Benhamouda.          Permettez-moi de profiter de cette tribune pour rendre à la veille du  1er mai un hommage appuyé aux travailleuses et travailleurs pour les inviter  à être les leviers de cette Algérie forte et sereine.

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