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Le chef du gouvernement présentera sa démission juste après la promulgation de la Constitution

image Ph. Nesrine T.

Dans sa conférence de presse et devant un parterre de journalistes et de correspondants des chaînes de télévisions, de radios, de quotidiens et d’autres périodiques, Ahmed Ouyahia, s'est prêté au jeu des questions-réponses cernant toute la problématique mise en marche au Palais des nations avec l'approbation du projet de loi portant révision constitutionnelle dans l'opération de vote à main levée de 500 voix pour, 21 voix contre, 8 abstentions sur une assemblée de 529 votants, dont 7 procurations. 
- La première question s'est imposée d'elle-même. Est-ce que le chef du gouvernement déposera sa démission dans la mesure où le poste cesse d'exister avec le nouveau texte voté hier.
A ce sujet, Ahmed Ouyahia indiquera tout naturellement qu'il  présentera sa démission au Président de la République juste après la promulgation de la  Constitution, précisant par ailleurs que le poste de chef du gouvernement cessera d'exister après la promulgation de la Constitution et que sa démission interviendra comme un acte constitutionnel après le vote parlementaire de la loi  portant révision constitutionnelle, initiée par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.
- Est-ce qu'il sera reconduit dans les fonctions de Premier ministre.
Ahmed Ouyahia, qui est encore en poste de chef du gouvernement, a rappelé que la décision est du ressort du Président  de la République qui est seul habilité à procéder à cette nomination ou pas. Mais, il vous faudra patienter et attendre sa décision dans les quinze jours prochains. 
- La révision de l'article 74 de la Constitution, qui stipule que le Président de la République est rééligible, a fait l'objet d'une question à laquelle Ouyahia a apporté les éléments de réponse en s'appuyant sur le droit constitutionnel et les explications logiques du droit comparé avant de soutenir que la Constitution de novembre 1996 ne donne pas de caractère immuable  à l'article 74, faisant le parallèle entre la volonté souveraine du peuple dans le choix de son Président.
Se permettant des commentaires, Ahmed Ouyahia fait le parallèle avec les différents mandats des élections présidentielles, législatives et locales en s'interrogeant sur le fait qu'un député ou un président d'APC, d'une organisation nationale ou d'un parti politique,  peut se présenter jusqu'à cinq mandats consécutifs sans qu'on trouve à redire au moment où les mandats du Chef de l'Etat  sont limités. Cette situation est anormale dans le cas où l'ouverture  des mandats pour le Président de la République ne se contredit pas avec les  règles et les procédures de  déroulement des élections démocratiques, pluralistes et transparentes. Et à plus forte raison quant la loi électorale  régissant cela est précisément celle amendée  en 2003, sur une initiative de l'opposition pour consacrer les règles et les mécanismes  d'organisation des élections dans un climat de transparence et ainsi permettre au peuple de choisir librement ses représentants.
Justement au sujet d'une éventuelle révision de la loi électorale, le conférencier expliquera que sa révision n'est pas obligatoire avant l'élection présidentielle,  mais, qu'elle peut avoir lieu avant les élections de 2012.  
- Quelles sont les raisons ayant conduit à l'amendement de la Constitution.
Le chef du gouvernement précisera que l'Algérie, qui est passée par les différentes étapes avec la réussite de la République démocratique et populaire pluraliste, vit aujourd'hui dans de meilleures conditions, par rapport aux années  précédentes, notamment sur le plan de la sécurité, grâce à la  Constitution de 1996 qui a permis  l'organisation de plusieurs élections  et d'assurer la continuité de la République algérienne. Ce qui permet au peuple d'avoir le droit d'exprimer sa volonté de poursuivre le processus de redressement national et de parachever le processus de développement, initié par le  Chef de l'Etat, ajoutera le conférencier.
En plus du fait que nous avons une pratique démocratique qui n’empêche pas la classe politique d'exercer ses droits et de s'exprimer. Alors cessons de nous cacher derrière l'arbre, s'insurge le chef de gouvernement. 
- A une question en rapport avec la révision de la Constitution qui serait, selon des voix qui se sont élevées, un acte en violation de la démocratie, Ouyahia s'est replacé dans les contextes en se demandant où étaient ces derniers pendant que certains, même ceux qui n'appartenaient pas aux partis politiques, défendaient en 1991 l'Algérie et la démocratie. 
- A une question sur la légitimité du Parlement, réuni dans ses deux chambres, Ouyahia et devant cet argumentaire qu'il considère comme nul, revient à il y a «19 ou 20 ans, moins les années du terrorisme » et se replace dans le paysage politique des élections législatives de mai 2007 auxquelles ont participé plus de 39 partis politiques sans compter les listes des indépendants pour balayer les arguments. Il précisera que la loi portant révision de la Constitution est adoptée non seulement par certains partis politiques, mais elle a été plébiscitée  par une majorité écrasante avec le oui de 500 voix, le non d'un parti politique dont je respecte le choix et un autre dont une partie a voté pour et une autre s'est abstenue. Nous avons assisté au vote en faveur du oui des voix d'élus appartenant aussi bien aux partis démocratiques, aux partis islamistes, aux partis laïcs qu'à des groupes d'indépendants sans compter qu'au sein de l'APN, 25 partis politiques  siègent représentant différentes tendances politiques ainsi qu'un groupe parlementaires  constitués de 33 indépendants, précisera encore le chef du gouvernement, en ajoutant que le recours au Parlement réuni dans ses deux chambres est une procédure juridique conforme et garantie par la Constitution.

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