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Etat de droit, démocratie et bonne gouvernance


Le Président Bouteflika a prononcé hier un important discours sur les questions de la paix et de la sécurité en Afrique au deuxième jour des travaux du 14e sommet de l’Union Africaine (U. A.) à Addis-Abeba. L’analyse de l’état des lieux au plan de la paix et de la sécurité en Afrique faite par le Chef de l’Etat est remarquable de par son caractère exhaustif et les éléments d’information détaillés qui sont fournis, ce qui montre, à l’évidence, le suivi attentif de ces problèmes sensibles qui mobilisent les efforts de l’ensemble des pays africains. L’évaluation de la situation, s’agissant des efforts pour ramener la paix dans les zones de conflit en Afrique, révèle, selon le constat fait par le Chef de l’Etat, des résultats encourageants dont il y a lieu d’être satisfait. C’est un fait que la logique de la paix est en train de s’étendre dans de nombreuses régions : Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, République Centrafricaine,  Burundi,  Comores,  Sierra Léone,  Liberia,  Soudan,  Tchad,  Kenya, Zimbabwe, Mauritanie, Guinée Bissau... Ceci étant, beaucoup d’efforts restent à faire pour consolider la paix et la sécurité. La situation en Somalie, en Guinée, au Soudan mais également dans les pays ayant renoué récemment avec la quiétude nécessite des initiatives hardies de nature à éliminer les troubles et l’instabilité. Dans de nombreuses régions, la paix retrouvée reste fragile, note le Chef de l’Etat qui souligne la nécessité d’apporter une aide et un accompagnement de sorte à permettre aux populations durement affectées par les troubles de se mettre à reconstruire et à renouer avec la vie normale. Tout en étant mobilisée dans la noble mission de mettre fin aux conflits, l’Afrique doit agir dans le respect des principes qui fondent son action en veillant également à être en conformité avec la légalité internationale. Dans ce sens, le Chef de l’Etat n’a pas manqué de souligner la nécessité de condamner et combattre avec la plus grande rigueur les actes de piraterie qui sont des actes terroristes. Le constat des dérives telles que la prise de pouvoir par des moyens anticonstitutionnels (coups d’Etat) qui persistent encore (cas de la Guinée) est un motif d’inquiétude. Face à ce genre de dérives, il faut être ferme et sans concession, a souligné le Président de la République. De tels agissements ne peuvent être cautionnés et appellent tout simplement les sanctions qui s’imposent, conformément à la Déclaration d’Alger de juillet 1999 qui condamne les changements anticonstitutionnels de gouvernement.
L’Afrique s’est donné des règles qui consolident l’Etat de droit, la démocratie et la bonne gouvernance et il importe à chaque Etat de donner le bon exemple en veillant au respect des principes qui sont à la base de la stabilité et de prospérité.
M. Brahim
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