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Hymne à la paix

Les premiers participants sont à pied d’œuvre depuis quelques jours déjà dans la capitale qui vivra dès ce soir  à l’heure africaine jusqu’ au 20 juillet courant. Quelque 8000 participants annoncés par la ministre de la Culture donneront durant cette période du rythme et  des couleurs à Alger et à plus d’une vingtaine d’autres villes du pays choisies pour abriter des activités programmées dans le cadre de ce festival.
Le comité exécutif chargé de la préparation de cette manifestation a veillé très tard pour peaufiner les dernières retouches de l’ensemble des préparatifs de ce qui s’apparente à une fête de la culture africaine que l’Algérie se fera un honneur d’abriter après avoir brillamment réussi, en 1969, à catalyser les regards et l’attention du monde « révolutionnaire » qui y  voyait, dans le sillage  du mouvement de décolonisation, « une Mecque des révolutionnaires à Alger ». Le ton était alors donné pour le 1er Festival culturel  panafricain qui avait pour finalité de mettre la culture au service du mouvement de libération des peuples africain dont beaucoup, à l’époque, étaient sous la botte coloniale. En proposant à la conférence des ministres de la culture de l’Union africaine en 2005, à Nairobi, d’abriter à Alger la seconde édition du Festival panafricain, la ministre de la Culture, Madame Toumi, se lance le défi de mettre la culture au service de la « renaissance africaine ». Pour relever ce défi, l’Algérie a mobilisé des moyens à la hauteur de l’enjeu. Un comité national interministériel présidé par M. le Premier ministre avec pas moins de 8 ministres membres, qui planche depuis presque une année à la mobilisation des conditions financières, techniques et humaines pour que l’Algérie soit au rendez-vous de l’engagement pris. Après une première dotation de 5,14 milliards de dinars, le fonds d’affectation spécial créé pour la circonstance a été récemment alimenté par une enveloppe supplémentaire de 3,5 milliards de dinars. De son côté, la ministre de la Culture préside un comité exécutif qui travaille d’arrache-pied, depuis également une année, sous la conduite  de Mme Toumi qui a veillé personnellement  à la mise en place du programme et des préparatifs des départements techniques et artistiques qu’elle a installés depuis l’été dernier. Durant ces dernières semaines, le Premier ministre a eu à animer  une coordination interministérielle pour assurer la contribution de tous les départements ministériels concernés.
Une parade populaire devra donner aujourd’hui le ton d’une ouverture populaire, au rythme de  maquettes représentatives des pays africains, réalisées par l’Office national de la culture et de l’information avec le concours de spécialistes italiens qui seront exhibées de la place Tafourah d’Alger-Centre jusqu’à la place Kettani de Bab El Oued. Viendra ensuite la cérémonie d’ouverture officielle qui aura lieu demain à la coupole du complexe du 5-Juillet, avec un spectacle conçu par le chorégraphe Kamel Ouali.
La voie sera, ensuite, ouverte aux différents espaces dédiés durant tout  ce festival pour recevoir le riche programme concocté par le comité exécutif.
L’esplanade de Riadh El Feth ainsi, la salle Atlas recevront les plateaux musicaux ainsi que près d’une trentaine de places publiques à travers la capitale et les wilayas limitrophes. Des tournées sont, également, prévues dans plus d’une vingtaine de wilayas. Les activités du théâtre auront pour terrain le théâtre Mahieddine Bachtarzi, celles du cinéma, les espaces Riadh El Feth, tandis que la Safex accueillera les expositions d’arts visuels.
A voir les moyens mobilisés, on comprend toute l’ardeur mise par le pays pour réussir cette rencontre africaine, et faire passer le message : Algeria is back, Africa too, pour paraphraser la ministre de la Culture.

E. M.

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