Africa !
Il fut un temps où l’Afrique n’était approchée que sous l’angle de la conflictualité. Il est évident qu’aujourd’hui encore des conflits intra Etatiques existent, mais cette fois-ci, d’abord, ils sont en nette diminution, ensuite ils se résolvent, ce qui n’était pas le cas à l’époque où c’était des intérêts étrangers qui s’y combattaient par Africains interposés. Il fut, également, une période où les successions au pouvoir ainsi que les maintiens passaient par des coups d’Etat ou par la répression. Il fut, également, une époque où l’exploitation des richesses naturelles profitaient à des multinationales et non aux populations africaines.
Epoque révolue ? Certainement que oui. Il y a, aujourd’hui, une plus grande conscience induite d’abord par la création de l’Union Africaine, et ce, sur plusieurs plans. Des coups d’Etat ? Rares sont ceux-là, plus particulièrement depuis que l’UA a décidé de ne jamais reconnaitre comme légaux et légitimes les régimes issus de coups d’Etat. Il s’inscrit, maintenant, une tendance générale au respect des règles du jeu démocratique qui imposent que la citoyenneté soit la base de l’accès au pouvoir et non pas l’appartenance ethnique car il est pris conscience qu’il y a une incompatibilité entre la logique démocratique et la logique ethnique. L’Union Africaine s’est dotée d’un mécanisme de prévention et de gestion de crise, crise étant à entendre comme conflits internes dus à plusieurs facteurs. Rappelons que dès la création de ce mécanisme à l’intérieur du Conseil de Paix et de Sécurité, c’est un diplomate algérien qui a été nommé à la tête de ce conseil.
C’est, également, un Algérien, et qui plus est le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui est connu pour tout ce qu’il a fait au continent et qui œuvre à ce que l’Afrique devienne une entité comme pôle de puissance dans le cadre de la multi polarisation du monde, qui a pris l’initiative, conjointement avec quatre autres Chefs d’Etat Africains, de créer le Népad. Celui-ci est, aujourd’hui, largement connu et apprécié pour son rôle dans le domaine économique africain dans l’interface avec les partenaires étrangers.
Un autre domaine dont l’Algérie est un pays acteur en tant qu’initiateur offre, également, l’opportunité de tirer les pays africains vers la rationalité de la gestion étatique et le mécanisme qui est ainsi mis en œuvre a pour nom « l’évaluation par les pairs ». Notre pays est le premier à se soumettre à ce mécanisme d’évaluation et qui peut être considéré comme procédant d’un contrôle. Celui-ci est intégré maintenant comme une tradition instaurée.
Quant à la coopération de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, celle-ci n’a pas besoin d’être démontrée et toute la communauté internationale en convient, elle est maintenant là également, devenue une tradition, avec un rôle majeur qui lui est dévolu.
Fateh S.
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