La formation supérieure inscrite en termes de priorité
La formation est un élément clé de la compétitivité. L’Algérie s’inscrit, bien sûr, pleinement dans cette logique. Ramenée à une institution comme l’Armée Nationale Populaire, le problème de la formation a vite fait d’accéder à un rang prioritaire.
L’ANP dispose de véritables fleurons en la matière. L’Académie militaire interarmes de Cherchell compte comme une des toutes premières institutions en matière de formation supérieure. Chaque année en sortent des promotions de haute technicité qui sont immédiatement versées à travers les différents établissements militaires. A côté d’autres cadres sortis, eux aussi, d’écoles supérieures, ils contribuent à donner de l’ANP l’image que tout le monde lui connaît aujourd’hui, celle d’une armée moderne, à la professionnalisation et la professionnalité nettement affirmées.
C’est une armée de son temps, imprégnée des réalités du monde actuel, dont l’encadrement côtoie les technologies et les techniques les plus évoluées en matière d’armement et de défense. L’activité de formation requiert des moyens immenses, de budgets conséquents. En la matière, les autorités politiques n’ont pas lésiné sur ces moyens. Résultat, l’Armée Nationale Populaire se classe parmi les toutes premières armées au sein des pays émergent. Modernité et professionnalisation demeurent donc comme les éléments marquants d’une évolution qui a vu l’ANP opérer des mutations de grande importance. La professionnalisation a été l’aboutissement d’un long parcours même si l’on estime naturelle cette transformation compte tenu des nouvelles réalités qui guident le monde et, spécialement, dans un domaine aussi délicat que le sont la défense et la sécurité. Cette professionnalisation est, d’abord, le fruit d’une volonté politique. Les autorités du pays ont élevé cette volonté à un point culminant amenant progressivement les principales institutions nationales à s’imprégner de méthodes de gouvernance qui répondent aux canons de la vie d’aujourd’hui. Le réalisme commande présentement de préserver dans cette voie, se tenir au courant de tout ce qui se fait à travers le monde. C’est pour cela que le partenariat a été érigé en tant que centre d’intérêt. L’ANP a, dans ce contexte, développé des relations extrêmement positives avec des institutions militaires de pays partenaires. Ce partenariat s’est étendu à des organisations spécialisées internationales, inter-régionales ou régionales. A l’agenda de ces partenariats on retrouve toujours aux avant-postes, la formation. C’est un partenariat qui se nourrit, également, de consultations, de concertation, de visites d’experts. Les manœuvres communes sont aujourd’hui une caractéristique de ces relations bâties toujours sur un échange d’expériences, le partage de l’information. La situation sécuritaire internationale étant ce qu’elle est de nos jours, ces partenariats ont pris une dimension supplémentaire quand le terrorisme est apparu dans la capacité de nuisance qui est sa marque de fabrique. L’ANP s’est retrouvée au premier rang quand le monde entier sous l’égide des Nations unies a décidé de se coaliser pour faire face à la menace. La vigilance est entretenue à travers la coalition bien que cette même menace a beaucoup reculé. Pour les spécialistes, c’est un phénomène de l’international du crime qui bénéficie d’une prise en charge en termes de lutte à échelle mondiale . L’enjeu est donc de taille. Même les armées à travers le monde ont adapté leur stratégie en fonction de l’ampleur de la crise. L’ANP est, bien sûr, dans ce cas de figure.
Tahar Mohamed Al Anouar
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