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L'Egypte présente avec la quasi-totalité de ses institutions culturelles

L'Egypte participera avec la quasi-totalité de  ses institutions culturelles, tous arts confondus, à la 2e édition du Festival  culturel panafricain d'Alger (Panaf 2009) prévu du 5 au 20 juillet 2009.         
C'est en ces termes que M. Nader Ahmed Hafez, directeur de l'administration  centrale des organisations internationales et des médias étrangers au ministère  égyptien de la Culture, a résumé la participation de son pays au Panaf 2009.         
Une participation inédite, au regard de la composante de la délégation  égyptienne devant prendre part à des festivités culturelles en Algérie qui connaît  "une renaissance culturelle sans précédant grâce au soutien du Président Abdelaziz  Bouteflika", a-t-il précisé.         
Dans ce sillage, M. Nader Ahmed Hafez a fait part de la détermination  de son pays à contribuer au succès de cet important évènement continental appelé  à "redorer le blason de l'Afrique et à promouvoir son image civilisationnelle"  ajoutant que le slogan du festival, à savoir "Renaissance de l'Afrique", consolide  cet intérêt accru accordé à la culture africaine qui a tant influé sur d'autres  cultures du monde.         
La délégation égyptienne est composée de 130 artistes, conférenciers  et hommes de lettres outre les équipements et matériel nécessaires aux présentations  artistiques des troupes qui se produiront dans les différentes villes du pays,  précise le responsable égyptien.         
Le ministre égyptien de la Culture, M. Farouk Hosni avait récemment  déclaré à l'APS que la participation de son pays allait être "riche et diversifiée".         
Cette relation solide qui unit les deux pays ne nous permet "aucun manquement",  avait souligné le ministre égyptien qui recevait le directeur de l'ENTV, M.  Abdelkader Eulmi et le conseiller de la ministre de la Culture, M. Noureddine  Othmani.           
Il avait également exprimé la disposition de son pays à œuvrer à la  promotion de la coopération culturelle qui constitue la  plateforme de toute  action politique et économique mettant en avant l'excellence des relations politiques  et économiques bilatérales.         
La coopération bilatérale connaîtra un avenir "prometteur", a-t-il  indiqué soulignant par la même la convergence de vues des responsables du secteur  de la culture des deux pays au mieux des intérêts communs.         
Le programme de la délégation égyptienne traduit le souci des   responsables de faire connaître toutes les cultures égyptiennes populaires et  de mettre en avant la relation de "cause à effet"  avec le reste des cultures  africaines.         
Parmi les troupes participantes, la troupe des tambours nubiens et des  instruments populaires égyptiens, créée en 1990 par l'artiste Intissar Abdelfettah  qui voulait préserver et faire perpétuer le patrimoine égyptien imprégné de  la civilisation nubienne.         
Cette troupe travaille sur les anciens rythmes et chants en mettant  en relief leur corrélation avec les rites pharaoniques anciens.         
Figurent également au titre du programme tracé, des spectacles de la  troupe "Nil pour les instruments populaires" dirigée par le réalisateur Abderrahmane  Chafei, qui oscillent entre chants religieux soufis et musique du terroir.         
Les auteurs du programme ont jugé bon d'y introduire la troupe de danse  contemporaine conduite par l'artiste chorégraphe Wali Aouni pour faire connaître  au public le niveau de modernité atteint en la matière en Egypte. Il s'agit  d'une troupe créée depuis 16 ans qui a contribué à la formation de bons nombres  de chorégraphes.         
Le groupe de la célèbre "Siret Banou Hillel", classée patrimoine immatériel  universel prendra également part aux festivités. Des artistes autodidactes accompagnés  d'un conférencier présenteront l'une des histoires les plus célèbres en matière  de Littérature populaire et de folklore.         
C'est l'histoire des Banou Hillel qui ont quitté la péninsule arabique  vers le Maghreb après la sécheresse qui a frappé leurs terres.
 "Siret Banou Hillel" est retracée à travers près d'un million  de vers qui relatent les hauts faits de toute une tribu et ceux de ses enfants  vaillants dont les plus illustres sont "Abou Zayd El Hillali" et "Diab Al Ahmar".         
La place de la femme dans les anciennes tribus est mise en exergue en  la personne de "Djazia El Hillalya", fille du roi Sarhane qui jouissait du tiers  des voix de la tribu.         
Les expositions ne seront pas en reste, d'autant que le programme en  a prévu trois, la première concernant les arts plastiques, la deuxième l'artisanat  et la troisième la photographie.         
Dans ce contexte, l'artiste Mohsen Chaalane, premier responsable du  secteur des arts plastiques a précisé que 21 oeuvres seront présentées outre  7 œuvres en photographie et 69 œuvres artistiques dans le domaine de l'artisanat. 
Les œuvres concernent essentiellement le legs égyptien dans les domaines du  textile, de fabrication de tentes et de rabotage de bois.         
Une autre exposition sera également programmée et retracera à travers  des photographies le parcours d'hommes de théâtres égyptiens qui ont enrichi  le théâtre égyptien, arabe et africain à l'instar de Nadjib Rayhani, Youcef  Ouahbi, Amina Rizq et Samiha Ayoub.         
Par ailleurs, des critiques et hommes de Lettres animeront des conférences  et prendront part à des rencontres organisées dans le cadre du festival, dont  la conférence sur la littérature africaine qui sera animée avec la participation  de Mme Mounira Ezze Eddine Soleimane, la rencontre sur le cinéma africain qui  se déroulera avec la contribution de critiques et artistes égyptiens tels M.  Khaled Abdeldjalil, président du Centre national du cinéma ainsi que deux autres  rencontres sur le livre électronique et la lecture en Afrique.          
Au volet cinéma, l'Egypte sera présente à travers des longs et courts  métrage dont Imarat Yaakoubiane de Marwan Hamed, Fi shaket Misr El Djadida  de Mohamed Khan et Hina Mayssara  de Khaled Youcef.

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