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Mois du patrimoine : La beauté architecturale des anciennes fontaines d'Alger relevée par les chercheurs

Les anciennes fontaines d'Alger ont été revisitées  lors d'une conférence organisée hier au Musée national du Bardo, dans le cadre  des activités initiées par le Ministère de la Culture, dans le cadre du mois  du patrimoine, célébré chaque année du 18 avril au 18 mai.  Dans son intervention, intitulée "L'histoire urbaine d'Alger: la Casbah  et ses anciennes fontaines publiques", Mme Dalila Ouzidane, enseignante à l'Ecole  polytechnique d'architecture et d'urbanisme (EPAU) et chercheur, a dressé un  inventaire succinct de ces fontaines, particulièrement de celles construites  durant l'ère ottomane tout en mettant en exergue leur richesse aussi bien du  point de vue variété que décoration.  "Il y avait, selon l'évaluation établie par diverses sources, entre  cent et cent cinquante fontaines dont deux, celles de l'amirauté, sauvegardée  sur son site d'origine, et celle connue sous le nom de fontaine de la  "Cale  aux vins", conservée au Musée national des Antiquités, qui ont été classés monuments  historiques en 1905", a indiqué le chercheur ajoutant par ailleurs que l'eau  sous forme de jet était par contre assez rare à la Casbah et limité uniquement  aux palais.  "En 1982, on a recensé trente deux fontaines publiques à Alger",  a confié l'universitaire qui a mis par ailleurs en valeur leur beauté et qui  constituaient, a-t-elle dit, "des foyers esthétiques de par leurs décorations  faites de frises et bordures dentelées, coupoles, arcs, merlons en marbre,  auvents en bois de cèdre et vasques finement sculptées". "Alors que la période comprise entre la deuxième moitié du 15 siècle  et du 19 siècle a vu une floraison de fontaines construites par les pachas et  les deys, et que d'autres ont été réalisées grâce aux dons faits à la corporation,  le premier siècle de l'ère ottomane a été consacré à la construction des aqueducs",  a souligné Mme Dalila Ouzidane, précisant qu'ils sont au nombre de quatre, à  savoir ceux d'El Hamma, du Telemly, de Val d'Hydra et de Birtraria.  "Ces sources donnaient un débit total de 50 à 160 m3 d'eau par jour  suivant les saisons", a précisé le chercheur mettant par ailleurs en exergue  la qualité de cette eau qui "était d'une grande limpidité, comme en témoigne  la valeur élevée des rubans lavés dans cette eau et qui étaient très recherchés  à l'étranger".

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