Sidi Bel-Abbès - Festival du film amazigh “Toualir asarou”
La cité de la Mekerra accueille, depuis le début de cette semaine, le festival du film amazigh à la grande joie des fans du 7e art et en général d’un public avide de découvrir des talents ou encore de s’imprégner de la richesse d’un patrimoine national peu valorisé, mais en exploitation au gré de cette ère nouvelle consacrant définitivement les constantes nationales. Sous le haut patronage du Président de la République et avec la participation du ministère de la Culture et de la wilaya, cette manifestation a drainé la grande foule pour tremper toute une ville dans une atmosphère de convivialité où les échanges furent fructueux et riches en enseignements et en repères.
Lieu de projection, les documentaires et films programmés en la circonstance, la cinémathèque dans sa nouvelle configuration après des travaux d’aménagement et de modernisation de ses installations, connaît une intense activité comme pour rappeler un temps où les lycéens étaient conviés à des débats sur une série de thèmes sous l’animation d’un certain Mellek Djillali, ce Kabyle d’adoption bel-abésienne et en présence des Kateb Yacine, Saïm El Hadj et autres.
A la ferveur de ce festival, une authentique réconciliation avec une culture dans toutes ses diversités, bien évidemment, même si la vocation locale, celle de la poésie populaire se croise avec la tradition kabyle. Et la fête de Yennayer, célébrée sur place, fut une opportunité pour découvrir des traditions, au demeurant identiques, et respectées un peu partout dans le pays.
Des moments forts, de solidarité et d’union sont vécus pendant cette semaine pour aussi quelque part évoquer des souvenirs d’une cité tolérante et ouverte et de ses enfants évoluant en parfaite harmonie avec son décor pour défendre âprement son prestige et sa réputation et se conformer à ses valeurs d’hospitalité et de solidarité. L’origine ou le lieu de naissance n’étaient point un critère dans le développement des relations humaines.
Tout le long de cette manifestation, la population de Sidi Bel-Abbès a tendance à se confondre dans le paysage du Djurdjura pour relever les préoccupations et attentes d’une population et apprécier le rôle d’acteurs et de réalisateurs dans leur interprétation et leur expression.
Silence alors, “Toualir asarou”.
A. BELLAHA
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