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Conférence au centre de presse du journal Ech-Chaâb : “L’Algérie des années 70, capitale des mouvements de libération nationale”

Le Centre des études stratégiques d’Ech-Chaab  a invité hier, pour la deuxième fois M. Badreddine Mili, ancien journaliste et écrivain pour donner une conférence sur  le thème : « L’Algérie des années 70, capitale des Mouvements de libération nationale. » La conférence a été marquée par l’honorable présence de la  nouvelle ministre de la Culture de l’Etat palestinien, Madame Siham Al Barghouthi, qui a déclaré à cette occasion qu’elle ne saurait  manquer cette occasion qui lui est offerte, dans le cadre de cette conférence, pour exprimer la reconnaissance du peuple palestinien envers l’Algérie qui a été le premier pays arabe à avoir ouvert les ondes de sa radio à la voix de la Révolution palestinienne, laquelle  ne cessait de nourrir l’opinion publique internationale sur l’authenticité de la lutte et la résistance du peuple palestinien pour sa juste cause. En homme de communication, l’orateur a axé son exposé, essentiellement, sur le rôle des médias lourds, notamment la radio et la télévision, dans la promotion du combat des peuples sous domination étrangère. L’auteur de « La brèche et le rempart » a mis en valeur la place de ce qui fut la RTA qui, au fil des années devenant un tremplin de l’information dans le combat pour les causes justes, partout dans le monde, notamment en Amérique Latine, l’Afrique, l’Asie et le monde arabe. L’Algérie, estime M.Mili, s’est toujours accommodé de ce rôle jusqu’à aujourd’hui. Il y va des traditions de notre pays qui, pour rappel, a été le premier à diffuser des programmes par satellite domestique pour couvrir l’ensemble des territoires du Sahara. Aussi, l’Algérie est le promoteur de l’ université de la Conférence   permanente de l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM) qui a le mérite d’avoir assuré la formation de centaines de journalistes. En somme, depuis la création, pendant la révolution, de la «  La voix de l’Algérie combattante », localisée à Nador (territoire marocain), l’Algérie a toujours accordé une importance particulière au rôle de cet outil audiovisuel qui constituait, selon M.Mili, un véritable parti d’avant-garde. La radio assurera, également, des programmes politiques de la Palestine, de l’ANC (Afrique du Sud) et un peu plus tard ceux des Chiliens exilés et des Sahraouis. Donc, l'Algérie, sa radio nationale vivent l'époque de la décolonisation de l'Afrique, du tiers-monde. Aussi, l'histoire africaine, celle des leaders du combat pour les causes justes, le Che, Cuba, le Vietnam, les pays d'Amérique latine dans leur ensemble, tout cela imprégnait les programmes nationaux et nourrissait les idéaux des peuples en proie avec le colonialisme et l’impérialisme de l’époque
   Les débats ayant suivi l’intervention du conférencier ont été marqué par quelques éclairages apportés par certaines personnalités, présentes dans la salle, et qui ont été parmi les témoins de l’expérience algérienne dans l’évolution de la radio et la télévision. A tout seigneur tout honneur, Abdelkader Nour, un des pionniers de la radio algérienne,  a rappelé à l’assistance que tout le miracle a été que cette radio, quelque peu perdue dans un endroit caché sur la frontière, a pu se distinguer parmi les 15 radios arabes de l’époque, pour pouvoir diffuser l’activité de la Révolution, voir la réalité du combat du peuple algérien pour la liberté et l’Indépendance. Les témoignages de M. Mohamed Boureghda, ancien cadre de la RTA, M. Zoubir Zemzoum, ancien directeur général de la Télévision, ont tous enchaîné sur le rôle capital de l’information dans les processus d’émancipation des peuples pour la liberté et l’indépendance. L’Algérie, faudrait-il le rappeler, est réputé pour son rôle d’avant-garde dans ces processus, ce qui a fait dire un jour au fondateur du parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert qui amena à l’indépendance des deux Etats colonisés, Amilcar Lopes Cabral, que l’Algérie est La Mecque des révolutionnaires.

Zoheir M.

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