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Port Fund Rotterdam s’intéresse aux ports algériens : Le partenariat à quai

image Ph. : D.R.

Le port d’Alger ne peut plus continuer à servir de port commercial, mais peut devenir un joyau touristique pour la capitale, estiment les consultants de la société néerlandaise.

«Le port d’Alger ne peut plus continuer à servir de port commercial», c’est néanmoins ce qui ressort d’une première sortie de prospection faite, avant-hier, par des experts internationaux de port Fund Rotterdam. Une société d’expertise néerlandaise spécialisée dans la conception et la prescription des plans de développement et de modernisation de ports.  Dans une conférence organisée, hier à Alger, les experts de port Fund Rotterdam ont mis en relief la nécessité de revoir la vocation du port d’Alger. Ce dernier, estiment-ils, ne peut plus servir de port commercial, mais peut cependant devenir un joyau touristique pour la capitale. Cette estimation remet certes en cause le plan d’action engagé par les autorités publiques en vue d’améliorer les performances de l’Entreprise portuaire la plus importante de l’Algérie, mais tombe à point nommé avec la volonté de certains départements ministériels de faire déménager le port vers l’intérieur du pays. La création d’un nouveau grand port commercial aux Issers, à Boudouaou, ou encore la réalisation de ports secs à Tiaret et autres ont été, à maintes reprises, proposées dans des études relatives à la modernisation du port d’Alger. Ces propositions sont cependant restées au stade d’études en attendant que Ports de Dubaï investisse le terrain et prenne en charge la modernisation du port.
Bien qu’il soit le premier port commercial du pays, le port d’Alger ne focalise pas l’intérêt des Néerlandais. Les consultants de Port Fund Rotterdam se disent intéressés par l’ensemble des ports algériens : «Nous avons invité les directeurs de tous les ports algériens et espérons pouvoir les attirer vers nos propositions», nous dit Henrik Stevens, lors d’un point de presse. Les représentants des ports ont certes été peu nombreux à assister à la rencontre, mais les présents ont manifesté un intérêt particulier pour l’idée de créer un fonds spécial pour la modernisation des infrastructures portuaires. D’une durée de cinq ans, ce fonds est ouvert à tous les secteurs impliqués dans la réalisation et la gestion des ports et contribuera, selon M. Benameur, consultant international, à engager des réflexions sur les spécificités de chaque port. «Il faut traiter chaque port à part et ce, en prenant en considération plusieurs paramètres» explique l’expert. Un port tel que Skikda ne peut aucunement être considéré comme celui de Djendjen ou encore celui de Béjaïa. «Les programmes de modernisation doivent répondre à des perspectives assignées à chaque port, qu’il soit de nature à accueillir une intense activité économique ou non», explique encore un directeur de port rencontré en marge de la conférence.  
L’expérience de la concession des activités portuaires a, faut-il le rappeler, été engagée par les autorités en charge du dossier. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la compétitivité de nos ports et dans un pur souci d’introduire les techniques modernes de gestion qui «s’imposent» avec l’ouverture économique. L’expérience du port de Béjaïa est l’illustration même de l’efficacité d’une telle démarche. Béjaïa Maditerranean Terminal a montré ses preuves. La jeune entreprise, issue d’un partenariat entre le Groupe Portek et l’Entreprise portuaire de Béjaïa, a amélioré sa productivité en relevant la cadence de traitement des navires, qui auparavant se situait entre 8 à 10 containers par heure.
Aujourd’hui, elle se situe autour 23 à 25 containers par heure. Depuis sa création, l’activité du port de Béjaïa a enregistré une courbe favorable à la hausse. Dès la première année, une augmentation de l’ordre de 13% par rapport à 2005 a été enregistrée dans le trafic de marchandises. Un volume de trafic qui avoisine désormais celui du port d’Alger. Côté transport de passagers, le port à réalisé cette année un trafic passagers évalué à 45.280 en 2006 contre 42.945 en 2005. Voilà donc ce qui explique l’indispensable modernisation dans un secteur connu pour être un pourvoyeur de richesse. Présent à travers le monde dans des pays tels que l’Egypte, le Mexique, la Jordanie et la Corée du Sud, Port Fund Rotterdam propose une expérience de 20 ans dans le domaine de l’assistance technique et celle relative à la gestion.   

 

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