Marseille : Un magistrat demande le démontage d’une stèle à la gloire des assassins de l’OAS
Le commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Marseille a demandé avant-hier l'annulation d'un arrêté autorisant l'édification dans un cimetière de Marignane, en Bouches-du-Rhône, d'une stèle à la gloire des quatre membres de la sinistre organisation criminelle OAS, condamnés à mort par les tribunaux militaires et exécutés.
Le tribunal administratif avait été saisi par deux associations "Ras l'Front Vitrolles-Marignane" et "les amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons", assassinés le 20 mars 1962 par un commando des Groupes Delta de l'OAS, ainsi que par le fils d'une victime de cette organisation, Jean-François Gavoury.
La conclusion du commissaire du gouvernement, si elle est suivie par le tribunal, implique pour la ville l'obligation de démonter la stèle.
En dépit du mouvement de protestation suscité par l'arrêté du 23 juin 2005, cette stèle avait été inaugurée le 6 juillet 2005. Elle avait été érigée en catimini par un association de "nostalgériques".
Le commissaire du gouvernement a estimé que le monument présentait "une dimension polémique susceptible de heurter les usagers des lieux".
Il a également évoqué "une connotation non conforme à la neutralité du lieu" et souligné que la décision prise par l'ancien maire d’Extrême-droite n'avait pas été entérinée par le conseil municipal.
Le tribunal administratif avait été saisi par deux associations "Ras l'Front Vitrolles-Marignane" et "les amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons", assassinés le 20 mars 1962 par un commando des Groupes Delta de l'OAS, ainsi que par le fils d'une victime de cette organisation, Jean-François Gavoury.
La conclusion du commissaire du gouvernement, si elle est suivie par le tribunal, implique pour la ville l'obligation de démonter la stèle.
En dépit du mouvement de protestation suscité par l'arrêté du 23 juin 2005, cette stèle avait été inaugurée le 6 juillet 2005. Elle avait été érigée en catimini par un association de "nostalgériques".
Le commissaire du gouvernement a estimé que le monument présentait "une dimension polémique susceptible de heurter les usagers des lieux".
Il a également évoqué "une connotation non conforme à la neutralité du lieu" et souligné que la décision prise par l'ancien maire d’Extrême-droite n'avait pas été entérinée par le conseil municipal.
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