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Difficulté dans l'accès aux sources d'information : «Une bataille qu'il faudra gagner»

Cette réorganisation du secteur de la presse écrite, réappropriée par la tutelle, consiste en la création de trois groupes de sociétés à savoir “presse écrite”, “imprimeries” et “éditions et publicité”.
Il s’agit, a indiqué M. Abderrachid Boukerzaza, lors de la visite effectuée, hier, aux différentes rédactions de la maison de la presse “Tahar Djaout”, de donner à cette dernière les  moyens nécessaires à sa relance. Ce plan en phase de préparation par la département de la communication, en concertation avec les organes concernés, englobe le secteur de l’audiovisuel appelé à s’adapter aux nouveaux besoins de la société, a souligné le ministre, qui fera état de dysfonctionnements révélés par le diagnostic relatif à T.D.A notamment.
Des zones d’ombre importantes ont été détectées en matière de diffusion et de réception des programmes particulièrement au niveau de l’Algérois. Pour parer à cette défaillance, un programme sera initié pour récupérer les ondes courtes et permettre ainsi, une couverture du territoire national. Dans le cadre de ce redéploiement, il est prévu un élargissement du champ audiovisuel par la création de chaînes TV thématiques et de radios régionales.

A fin 2009, toutes les régions  du pays seront dotées  de radios
“A fin 2009, toutes les régions du pays seront dotées de radios, dans le souci de promouvoir la communication et l’information de proximité’’, affirmera le ministre.
M. Boukerzaza qui s’est enquis des conditions de travail des journalistes, et écouté les préoccupations des uns et des autres lors de sa tournée à travers les titres regroupés au sein de la Maison de la presse, a déclaré dans le point de presse organisé, en fin de visite, que le statut particulier du journaliste a été remis au secrétariat général du gouvernement. Ce statut, a-t-il dit, a été remis aux différentes rédactions pour enrichissement, bien que certaines rédactions n’ont pas été destinataires d’un tel document. Selon le ministre, le document examiné en concertation avec l’UGTA et le ministère du Travail, “respecte toutes les lois et relations de travail entre éditeurs et imprimeurs”. Le statut, ajoutera  M. Boukerzaza, se base sur le principe du contrat, ce qui stipule une marge de manœuvre pour l’employeur et le journaliste quant à la discussion des conditions de travail et des droits socioprofessionnels”. Aussi, “on ne peut satisfaire tout le monde”, dira-t-il.
A une question sur les archives historiques remises à la télévision algérienne par la partie française, le ministre rappellera que ces archives retracent des événements de la période 1947-1962. C’est une matière pour les chercheurs, seuls habilités à juger de leur valeur et faire la part des choses, selon qu’elles glorifient le colonialisme ou pas. “La récupération des archives qui attestent des crimes des colonisateurs nécessite du temps”, avouera, encore M. Boukerzaza. La procédure est enclenchée, c’est l’essentiel, ajoutera-t-il.  Interrogé sur le “monopole de l'ANEP”, sur la manne publicitaire, le premier responsable de la communication a tenu à préciser que l'ANEP “régule la publicité publique et ne pratique pas le monopole”. Il arguera, à ce titre que, “l’Etat a le droit de gérer son argent”, tout en précisant que cet argent est minime par rapport à  la contribution publicitaire émanant des entreprises privées. Pour étayer ses propos, M. Boukerzaza parlera de 4.200 agences de communication privées agréées au niveau du Registre du commerce.

Le Fonds d’aide à la presse n’est pas gelé
M. Abderrachid Boukerzaza a affirmé, sur un autre registre, que le fonds d’aide à la presse institué il y a une dizaine d’années, n’est pas gelé comme il est prétendu. Il y a lieu de réfléchir à la manière d’utiliser ce fonds, répondra le ministre, qui a tenu à préciser que cette aide ne se fera pas sous forme d’espèces, mais pourrait se traduire par un soutien à la formation de journalistes ou encore à financer l’accès à l’information au profit des populations du Sud.
Le conférencier a rassuré, à l’occasion, de la poursuite de l’aide de l’Etat pour le secteur. Tout en reconnaissant que les “conditions de travail des journalistes sont pénibles”, le ministre fera part de la mise en place d’un atelier chargé de rechercher les formules d’aide en faveur des journaux.
Akila D.

 

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