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Cnes - Séminaire sur l’évaluation d’impact des politiques publiques : M. Babès : “Nous entendons contribuer à l’élargissement de la démocratie participative”

image Ph. A. Hammadi

Le Conseil national économique et social (Cnes), en collaboration avec la Banque mondiale, a organisé, hier en son siège, un séminaire portant sur l’évaluation d’impact des politiques publiques. Ce séminaire, auquel participent des experts du réseau de l’institut de la Banque mondiale, les représentants des secteurs et institutions nationales en charge des politiques publiques et bien sûr les experts du Cnes, s’inscrit dans la continuité des travaux initiés par l’institution consultative visant à construire des systèmes d’évaluation des politiques publiques. Un récent workshop intitulé : “Bien-être et pauvreté, introduction aux modèles de corrélation” a été consacré à l’apprentissage des logiciels les plus avancés (logiciel Stata et routine Dasp). “Depuis deux ans et demi, le Cnes a écrit une feuille de route au cœur de laquelle se trouve posée l’exigence d’avoir à monter des systèmes d’évaluation des politiques publiques. L’enjeu est majeur, l’ambition est grande, l’exercice est difficile, mais il faut le faire”, a souligné à l’ouverture des travaux, M. Mohamed Seghir Babès, président du Cnes. L’évaluation des politiques publiques, qui a commencé aux Etats-Unis dans les années 90, a fini par s’imposer un peu partout dans le monde. C’est un mouvement mondial, l’ensemble des Etats tentent de se doter de systèmes nationaux d’évaluation, note M. Babès. Evoquant les lignes de force de la démarche, l’orateur souligne qu’à travers l’exercice d’évaluation des politiques publiques, le Cnes entend contribuer à l’élargissement de la démocratie participative. Le système d’évaluation des politiques publiques doit procéder d’une vision large, exhaustive des choses.
Les questions, objet de la réflexion, concernent les problématiques lourdes, transversales, symptomatiques des politiques publiques. Le Cnes dans sa feuille de route a retenu cinq réflexions qui sont dans l’agenda d’action des pouvoirs publics : développement humain, lutte contre la pauvreté, liberté économique, la gouvernance et l’économie fondée sur la connaissance. Une sixième réflexion s’attache à appréhender la question du développement durable. Il s’agit là d’un effort inédit. L’Algérie se positionne parmi les pays pionniers concernant des réformes majeures, comme celle relative à la bonne gouvernance. C’est en Afrique que les systèmes de gouvernance ont le plus avancé et l’Algérie, à travers l’initiative du Cnes qui a collaboré avec la Banque mondiale sur le dossier de la gouvernance, est le premier pays à le faire. C’est là le témoignage du Dr Kauffman, icône mondiale en matière de gouvernance, lors d’une intervention faite à Washington. M. Babès a indiqué que dans quelques jours, le Chef de l’Etat va présenter à Charm Echeikh (Egypte) l’état de mise en œuvre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) concernant l’Algérie. M. Babès a suggéré la création d’une cellule d’autoévaluation au niveau de chaque ministère. En se dotant de dispositifs d’évaluation, on contribue à faire avancer la réforme des structures et missions de l’Etat, initiée au début du premier mandat du Président. C’est un acte souverain de l’Algérie de participer au mouvement de réforme de l’Etat qui est un mouvement mondial. Le président du Cnes note que les évaluations du Cnes à travers les rapports sur le développement humain, la pauvreté, etc. iront à des sessions plénières où il y aura un regard pluriel avec le point de vue des syndicats, du patronat.L’intention du Cnes est profonde, inclusive, participative, porteuse d’enjeux démocratiques, a souligné M. Babès.

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