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Installation prochaine d'une Commission de suivi de l'application de la loi sur le moudjahed et le chahid

Exaspéré par le retard prolongé qui affecte la mise en œuvre de la loi sur le moudjahed et le chahid, M. Tayeb Houari, SG de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), a déclaré hier, au complexe de la Mutuelle des travailleurs du secteur des matériaux de construction de Zéralda, que « la pension versée aux veuves et enfants de chouhada n’est pas un salaire, c’est une dette sur l’Algérie.»
Réunissant les 48 secrétaires de wilaya de son organisation pour évaluer le bilan d’activité 2009 et établir la feuille de route pour 2010, M. Tayeb Houari, a rappelé dans son allocution   d’ouverture, que depuis sa création, le 18 février 1989, l’ONEC, n’a pas cessé de déployer des efforts en vue de contribuer à l’édification et au développement du pays, tout en œuvrant à la réalisation de ses programmes d’action, visant notamment à la préservation des symboles de la Révolution de Novembre et la défense des constantes de l’identité nationale. Dans ce contexte, il a déclaré que l’ONEC est la 1ère organisation nationale à présenter à l’APN en 1990, un projet de loi criminalisant le colonialisme, sans oublier de poursuivre en justice les criminels de guerre et leurs collaborateurs. Et d’ajouter : « victimes vivantes de ces crimes coloniaux, les familles de chouhada parmi les veuves, les fils et filles de chouhada en constituent les pièces à conviction. »
Changeant ensuite de registre, le SG de l’ONEC s’est interrogé sur les raisons empêchant la loi sur le moudjahed et le chahid d’entrer en application, en soulignant que la pension que perçoit la veuve ou les fils et filles de chouhada est une reconnaissance de la dette de l’Etat algérien envers la famille du chahid. »
Et puis, a-t-il ajouté, « si cette loi a besoin d’être  changée ou amendée, qu’elle le soit, et surtout qu’elle soit mise en œuvre sans tarder. » Après quoi, il a abordé le problème du chômage, notamment chez les fils et filles de chouhada, avant de dénoncer longuement la corruption qui sévit dans le pays en déplorant ce qui se passe, actuellement, avec l’affaire Sonatrach. « L’Algérie ne mérite pas de mourir à cause de la corruption, » a-t-il déclaré en rappelant qu’après l’échec du terrorisme, les ennemis de l’Algérie reviennent sur la scène en propageant le fléau de la corruption dans le pays. Dans ce contexte, M. Tayeb Houari a condamné énergiquement le maintien de l’Algérie dans la liste des pays en liaison avec le terrorisme international, avant de saluer la réaction du ministre de l’Intérieur, M. Noureddine Yazid Zerhouni, dans laquelle il menace d’appliquer la règle de la réciprocité vis-à-vis des ressortissants des pays qui feront usage du scanner corporel à l’égard des Algériens voyageant en Europe et en Amérique. C’est une question d’honneur et de dignité.
Mourad A.

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