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Lutte contre la corruption : L'Etat passe à l'action


Quand en 1999, le Président de la République entamait sa campagne électorale pour le compte de l'élection présidentielle, il avait ouvertement affiché la tendance en affirmant sa détermination à lutter contre la corruption. Il surprendra même l'opinion publique non habituée à de telles « sorties » plutôt audacieuses en affirmant que « l'Algérie était minée par la corruption ».
M. Abdelaziz Bouteflika avait également parlé de rationalisation des dépenses publiques dans un souci de transparence et de contrôle de l'argent de l'Etat. Cette préoccupation sera d'ailleurs inscrite parmi les priorités du Chef de l'Etat qui confirmera son engagement à mettre à nu les malversations quelles que soient leurs sources. Dans son discours prononcé à l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire 2009-2010, le Président avait mis en avant sa décision à aller de l'avant de la campagne anticorruption en réaffirmant la «  grande détermination de l'Etat à lutter contre la corruption sous toutes ses formes et ses manifestations  ». A ceux qui doutaient encore, le Premier magistrat du pays  martèlera que « la justice et les lois de la République seront appliquées à toute personne rendue coupable de faits de corruption » ce qui suppose une équité devant la loi. Carte blanche sera ainsi donnée aux services de sécurité, à l'Inspection générale des finances (IGF) et autres instances directement concernées pour effectuer des investigations dans la légalité et la transparence. Aussi, la loi de finances 2010 s'inscrit-elle dans cette démarche qui consiste à renforcer les moyens de lutte contre ce phénomène qui a porté atteinte à l'image de l'Algérie classée parmi les pays les plus corrompus au monde.
Les chiffres officiels rapportés par le Premier ministre parlent de plus de 4 000 affaires de corruption enregistrées depuis 2006.  
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a dans ce sens déclaré que la lutte contre la corruption est une « action permanente qui exige à chaque fois des moyens matériels supplémentaires et une législation adaptée ».  
La création, sur directive du Président de la République, d'un Observatoire national de lutte contre la corruption (dont le rôle reste strictement préventif)  avant la fin du mois de mars prochain est une première action qui sera suivie par d'autres mesures destinées à pérenniser la démarche de l'Etat. L'instance sera consolidée par une Commission qui sera chargée de la même mission avec toutefois, un pouvoir répressif et ce, en parallèle avec la décision d'amendement de la loi sur la corruption. Il s'agira, également de l'installation de conseillers juridiques, de magistrats détachés au niveau des départements ministériels ainsi que de la Commission nationale des marchés publics pour veiller à la transparence dans les transactions.
D. Akila
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